SUR LE TRÈS-SAINT SACREMENT
}u«sivi quem dUigit anima tnea, quxsioi iUumy t non inveni {Cant. > 3) ; que là dessus elle a pris 1 résolution de. sortir, de faire le tour de la yille, Taller dans les rues et dans les places chercher celui lu'elle aime : Surgam et circu&o civUatem : per ncos eipiateas quxram quem diUgii anima mea. Ibid. ) Elle ajoute que les gardes et les officiers de a ville Pont rencontrée, Invenerunt me vigiles qui listoétwfU cUHtatem ( Ibid . ) ; qu'elle leur a demandé l'ils n'avaient point vu son époux, et qu'immédiatenent après elleFa aperçu au milieu d'eux, Pauluïum rtmt periransiuem eas, inveni quem dUigit anina mea ( Ibid. ) ; qu'elle a couru à lui, qu'elle ne Ta )oint quitté jusqu'à ce qu'elle l'eût conduit dans la naison de sa mère : Tenui iUum, nec dimittam dàteciniroducafniilum indomummatrismex.{lhidJ) Que veut dire tout cela, chrétiens? Vous prévenez iéjà ma pensée. Cette Épouse est l'âme fidèle; elle cherche aujourd'hui le Sauveur du monde dans le sanctuaire de l'eucharistie, qui est comme son lit mystérieux , et elle ne l'y trouve pas ; elle s'en va donc par les rues et dans les places publiques , pour voir s'il y sera. C'est là en effet qu'elle le rencontre, environné de gardes, entouré de ses ministres qui le portent avec honneur , et de tout le peuple qui lui fait une cour nombreuse; elle se jette à ses pieds, elle Tadore, elle le suit des yeux, elle ne l'abandonne point qu'il ne soit rentré dans le temple d'où il était parti, et qui est proprement la maison de notre mère, puisque c'est la maison de l'Église : y at-il rien de plus juste que*cette fi^re? Mais reprenons. I^ gloire du corps de Jésus-Christ est d'avoir été donné à l'Église dans le sacrement de l'autel ; et la gloire aussi de l'Église est d'avoir reçu et de posséder le corps de Jésus-Christ dans ce sacrement. Renouvelez, s'il vous plaît, votre attention pour cette seconde partie.