SUR LE TRÈS-SAIM SACREMENT
que le premier, avec toute sa sagesse, ne puttanr. Sans diviser son corps , il l'a donné à Fane et à raotre : à l'Église triomphante, il l'a donné sans voile et à découvert; à la militante, il Ta donné sous les espèces de son sacrement.
Peutpon, chrétiens, enchérir sur ces pensées? Oui , on le peut ; et voici des avantages encore mille fois plus grands : et quoi ? Souf&ez que Je les ramasse en abrégé, et que je vous en propose seulement ridée , capable de ravir d'admiration les anges et les hommes. Cest que le sacrement de Teueharlstie est pour nous , et pour tous les fidèles qui le reçoivent, une extension continuelle et perpétuelle du mystère de l'incarnation. Ainsi parlent les Pères. Vous savez à quel point d'honneur fiit élevée rhumanité de Jésus-Christ, dans ce bienheureux moment qui l'unit au Verbe divin. Or, je dis que Jésus-Christ, se donnant à nous par le sacrement de l'autel, a fait entrer tous les membres de son Église en communication de la même gloire , puisqu'il vient en nous , qu'il s'unit à nous , qu'il ne fait, pour ainsi dire, qu'un avec nous. Et c'est de là, selon la doctrine de saint Cyrille, fondée sur la parole du Fils de Dieu , que ce sacrement s'appelle communion : Qui manducat meam camem, et bibit meum sanguinemy in me manet, et ego in eo. ( JoAN., 6 .) D'où il s'ensuit même encore que, dans une certaine propriété de termes, le Sauveur du monde est à tous moments comme incarné de nouveau entre les mains des prêtres qui sont ses ministres. O veneranda sacerdotum dignitas, in quorum manibus Filius Dei pet-petuo incamatur! (AuGUST.) , s'écrie saint Augustin. O vénérable et sacré caractère des prêtres, puisque Jésus-Christ, puisque le Fils du Père éternel, puisque notre Dieu, qui ne s'est incarné qu'une fois dans le sein de Marie, s'incarne sans cesse dans leurs mains! Jugez, chrétiens , de cet honneur, par celui que Dieu fit à Marie, quand il la choisit pour sa mère. Nous rendons à cette vierge un culte singulier de religion , parce que c'est en elle que le Verbe s'est fait chair; et que devons-nous penser des prêtres qui ont le pouvoir de le former dans leurs propres mains , de le produire par TefRcace de leur parole, de le faire reposer dans leur sein , non pas une fois, mais autant de fois qu'ils célèbrent les saints mystères?
Mais pourquoi entrer dans les secrets de la divine eucharistie, pour connaître les privilèges de gloire que l'Église y trouve? Arrêtons-nous à ce qui se présente d'abord dans ce mystère, à ce qui en fait toute la substance, à ce que nous voyons, à ce qui frappe nos sens ; car c>st là que Jésus-Christ , pour honorer son Église, la repaît de son corps ; lui donns son sang pour breuvage et sa chair pour aliment.
SUR LE TRES-SALNÏ SACREMEINT.
«*e8t-êHlire la chair d'un Dieu , le sang d'un Dieu , le corps d'un Dieu. Ah ! chrétiens, que dirons-nous après cela? Pouvons-nous jamais exprimer ce qui est au-dessds de toute expression, au-dessus de toutes nos pensées, et même de tous les souhaits de notre cœur? Être nourri de la chair d'un Dieu, c'était à l'Église, comme à la fille de Sion, comme à l'épouse du roi de gloire, et particulièrement comme au corps mystique de Jésus-Christ, qu'un tel honneur était réservé; car il faut que l'épouse soit nourrie conformément à la grandeur de son époux , la fille par rapport à la noblesse de son père , et les membres du corps selon la dignité du chef. Or, pour l'épouse d'un Dieu, pour la fille d'un Dieu , pour le corps mystique d'un Dieu , il n'y avait que la chair d'un Dieu qui pût être une viande sortable. Pour les Juifs , qui furent les esclaves de Dieu, c'était assez, dit saint Jérôme, de manger la manne, appelée dans l'Écriture le pain des anges; mais à nous que Dieu a ennoblis jusqu'à nous faire ses enfants d'adoption , mais à l'Église qui a été engendrée du sang de Jésus-Christ , le pain des anges ne suffit pas; il faut le pain de Dieu , et c'est pour cela que Jésus-Christ nous le donne dans l'eucharistie.
De tout ce que j'ai dit, chrétiens, remportons deux sentiments, qui spnt les conséquences naturelles de ce discours , l'un de respect et de vénération pour l'Église , et l'autre de zèle pour l'innocence et la pureté de nos corps. Respect et vénération pour l'Église, qui est le corps mystique de Jésus- Christ; car pouvons-nous l'honorer assez, après que Jésus-Christ lui-même l'a tant honorée? C'est par elle quMl nous donne sa chair et son sang; c'est à elle qu'il veut que nous en soyons redevables, puisqu'il l'eu a faite la dépositaire : et si nous rece- Moub ce sang et cette chair divine par d'autres mains que ''ar les siennes, la chair et le sang deJésus- Ctirist non-seulement ne nous seraient plus salutanes , mais deviendraient pour nous le poison le plus mortel. 11 est vrai , c'est Marie, mère de Jésus , , qui d'abord nous l'a donné , ce sacré corps : mais Marie, après tout , ne nous l'a donné qu'une fois, et l'Église nous le donne tous les jours; mais Marie nous l'a donné à tous en général , et f Église nous le donne à chacun en particulier; mais Marie nous l'a donné comme un Sauveur qui devait régner sur nous, et l'Église nous le donne comme une viande qui s'unit à nous. D'où il nous est toujours aisé de conclure ce que nous devons à cette épouse du fils de Dieu , avec quelle fidélité nous devons lui demeurer attachés, avec quelle ardeur nous devons défendre se intérêts, avec quelle docilité nous devons recevoir ses ordres , avec quelle piété et quelle soumission nous devons les exécuter. Cependant, à quels combats et à quelles insultes ne s'est-elle pas
vue exposée , en nous faisant le don le plus précieux , et même parce qu'elle nous le faisait et nous le conservait? Car vous savez combien de fois les hérétiques sont entrés dans ses temples pour le lui arracher : vous savez quels excès ils y ont commis , comment ils ont souillé son sanctuaire, renversé ses autels, brisé ses tabernacles, enlevé ses vases sacrés ; comment ils ont porté leurs mains sacrilèges et parricides jusque sur ses enfants , jusque sur ses ministres , jusque sur son époux et son redoutable sacrement ; attentats dont le souvenir nous saisit encore d'horreur. Mais , chrétiens , c« qu'il y a de plus déplorable, c'est que cette mère des fidèles, ainsi outragée par ses ennemis , reçoive de nous tous les jours les mêmes outrages ; et n'est-ce pas pour cela qu'elle peut bien dire, dans l'amertume de sa douleur : Filios enutrivi, et exaUavi; ipsi autem spreverunt me! (Isài., 1.) J'ai formé des enfonts, je les ai élevés dans mon sein, je les ai nourris du lait de la plus saine doctrine , je leur ai donné un aliment tout divin, et ils m'ont méprisée! Car, prenez garde, mes chers auditeurs, et du moins £aisons-y quelque réfiexion : les hérétiques l'ont méprisée en profanant ses temples, et par tant de scandaleuses irrévérences n'en sommes-nous pas les profanateurs ? les hérétiques l'ont méprisée en souillant son sanctuaire, en renversant ses autels, en brisant ses tabernacles; et combien peut-être, dans ce même sanctuaire , à la face de ces mêmes autels , devant ces mêmes tabernacles , tout sanctifiés qu'ils sont par la présence réelle de Jésus-Christ, avez-vous formé de criminels desseins , et entretenu de honteuses passions ? les hérétiques l'on méprisée en se jouant de ses mystères, et en déshonorant son adorable sacrement; et n'est-ce pas le déshonorer, ce même sacrement, que de le recevoir dans l'état de votre péché ? n'est-ce pas vous jouer de ces divms mystères, que d'y assister avec aussi peu d'attention , avec aussi peu de respect et de retenue qu'aux assemblées les plus mondaines ? Quand les hérétiques l'ont méprisée, c'étaient ses ennemis déclarés et ses persécuteurs; et dès là leurs mépris lui devenaient beaucoup moins sensibles : mais les nôtres la doivent toucher d'autant plus que nous sommes son troupeau , que nous sommes ses disciples , que nous sommes ses enfants : Filios enutrivi, et exaltatH; ipsi autem spreverunt me !
Je dis de plus , que nous devons remporter un sentiment de zèle pour l'innocence et la pureté de nos corps. Oui, mes chers auditeurs, tout méprisables d'ailleurs que nous pouvons être , nous devons, si je l'ose dire, nous honorer nous-mêmes, puisque nous participons tous à cette glorieuse qualité de corps mystique du Rédempteur , et que c'est de nous comme de l'Église que saint Paul a dit :
tu
SUR LA CONCEPTION DE LA VIERGE
f^os esHs corpus Christi ( 1 . Cor., 13 ) ; Vous êtes le corps de Jésus-Christ. Quelque vils que soient nos corps par eux-mêmes , nous devons néanmoins avoir pour eux un certain respect que la foi de l'eacbaristie nous doit inspirer , et que la piété doit entretenir : poun|uoi? non plus seulement parce que nos corps sont les temples du Saint-Esprit, selon rÉcriture ; cela dit beaucoup , mais cela ne dit pas encore assez : non plus seulement parce qu'ils sont les sanctuaires vivants où le corps de Jésus-Christ repose ; c'est encore trop peu : mais parce qu'en vertu de la communion , ils deviennent les membres de Jésus-Christ même , ainsi que Fapêtre nous l'enseigne : NescUis quoniam corpora vêtira membra sunt Christif (Ibid., 6.) Ne savez-vous pas, disait-il aux Corinthiens, que vos corps sont les membres de Jésus-Christ ; et par conséquent, que vous n'êtes plus maîtres d'en disposer, mais qu'ils appartiennent à Jésus-Christ, qu'ils sont afiectés à Jésus-Christ, qu'ils sont du corps de Jésus-Christ? Et non estls vesM. (Ibid.) Ah! chrétiens , la grande vérité, et le grand motif pour conserver vos corps innocents et purs ! voilà l'importante morale sur laquelle insistait continuellement saint Paul dans les instructions qu'il faisait aux chrétiens : il avait du zèle pour la sanctification de leurs âmes ; mais il avait encore un zèle spécial pour la sanctification de leurs corps , parce qu'il lés considérait comme les membres de Jésus-Christ. Voilà sur quoi il s'expliquait dans les termes les plus énergiques et les plus forts. Quelle indignité , mes frères, et quelle horreur! ces membres de Jésus-Christ, les profaner , les souiller, les livrer aux sales désirs d'une prostituée! Plût au ciel, mon cher auditeur, que je n*eusse pas plus lieu que l'apôtre de vous faire le même reproche ! mais à quoi ne vous a pas porté la corruption du siècle , à quels débordements et à quelles profanations ! Je dis à quelles profanations : car ne vous croyez pas seulement profanateur du corps de Jésus-Christ , quand vous le recevez dans l'état de votre péché; mais vous l'êtes encore, comment? par ces voluptés brutales et ces plaisirs infâmes où vous plonge la passion, et qui déshonore le corps du Sauveur en déshonorant le vôtre. Tellement que je puis alors prononcer contre vous le même anathème que saint Paul a prononcé contre les chrétiens sacrilèges : Beus erit corporU et tanguinis Dominiy non dijudkans corpus Domini. (Ibid., 11.) Parce que vous n'avez pas fait dans vousmême le juste discernement qu'il fallait faire du corps du Seigneur, vous êtes coupable devant Dieu de ce corps et de ce sang précieux. N'attirons pas sur nous, mes chers auditeurs, ce terrible arrêt; ne renversons pas les favorables desseins de Jésus-
Christ. Honorons sur la terre, par la sainteté de nos corps, la sainteté du corps de cet Homme-Dien, afin d'avoir part à sa gloire dans le ciel , où nous
conduise , etc.
LA CONCEPTION DE LA VIERGE
Jacob auUm genuit Joêeph vtnmi Marim , êe fna mtm eat Jesui , qui vocaiur Chrutuê,
Jaoob fut père de Joseph , Pépoiix de Marie, de laqodleeft né Jésus , qu*oo appelle Christ. Saint Matthibu, chap. i.
SlRB, En peu de paroles , voilà l'éloge le plus acoompli de l'illustre Vierge dont nous célébrons aujourd'hui la fête : c'est celle de qui est né le Sauveur : De qua natus est Jésus. Voilà ce qui rend la cooception de Marie non-seulement si glorieuse, nuis si sainte ; et sur quoi saint Augustin s'est fondé, quand il a dit que, pour Thonneur de Jésus-Christ, il exceptait toujours Marie lorsqu'il s'agissait du péché, et qu'il ne pouvait pas même souffirir qu'on mtt en question si elle y avait été sujette : Excepta yirgine Maria, de quOypropter honorem Dominiy nuUam prorsuSy cum de peccato agitur, haberi vola quxstionem. (August.) La raison qu'il en apporte marque encore mieux sa pensée. Car nous savons, ajoute ce saint docteur, que cette Vierge incomparable a reçu d'autant plus de grâces pour triompher entièrement du péché , que c'est elle qui a mérité de concevoir et de porter dans ses chastes entrailles celui que la foi nous assure avoir été exempt de tout péché, et absolument incapable d'avoir rien de commun avec le péché : Inde enim scimus, quod et ianto plus gratix coUatum fuit ad vincendum omni ex parte peccatum, quia concipere et parère meruit eum, quem constat nullum habuisse peccatum. (Idem. ) Témoignage bien authentique en faveur de la sainte Vierge ; règle sûre , que tout prédicateur de l'Évangile peut suivre encore aujourd'hui , puisqu'il y a tant de siècles que sai»t Augustin , le plus grand docteur de l'Église, se la prescrivait lui-même : Excepta Firgine Maria, Cest ce qui détermina les Pères du concile de Trente à déclarer que leur intention n'était pas de comprendre l'immaculée et bienheureuse mère de Dieu ( car ainsi l'appellent-ils } dans le décret où il s'agissait du péché d'origine : Déclarât kœc sancta synodus, non esse intentionis sttx, comprehendere in hoc decreto, vbi de peccato originali agitur, beatam et immacuiatam Dei genxtricem, ( Concil. Trid. ) Or , le saint concile n'ayant pas voulu la confondre avec le reste des hommes
SUR LA CONŒPTION DE LA VlËAGE.
dans la loi générale du péché, qui serait assez téméraire pour Vy envelopper? Tel est aussi le motif pourquoi l'Église, conduite par l*esprit de Dieu, a institué cette fête particulière sous le titre de la Conception de Marie. Elle prétend honorer la grâce privil^iée et miraculeuse qui sanctifia la mère de Dieu dès le moment qu^elIe fut conçue; et c*est à moi , mes chers auditeurs , de contribuer à ce dessein de rÉglise, et de vous faire trouver dans ce mystère, tout stérile qu*il parait pour Tédification des mœurs, un fonds également avantageux, et pour la gloire de Marie, et pour notre propre utilité. Or c'est, comme vous Tallez voir, à quoi je me suis attaché. Mais il me faut, Vierge sainte, un secours puissant : il me faut des lumières pour m'éclairer, des grâces pour me soutenir, et c'est par vous que je les obtiendrai , en implorant auprès de Dieu votre intercession , et vous disant : Ave, Maria.
J^entre dans mon sujet par une pensée qui m'a {>ani digne de toutes vos réflexions , et à laquelle j'ai cru devoir m'arréter , parce qu'elle me fournit une ample matière d'instruction et de morale touchant le mystère que nous solennisons. Car je prétends que ce mystère, par la comparaison que nous devons (aire, et qu'il nous donne lieu défaire entre Marie et nous, ou plutôt entre la conception de Blarie et la nôtre , nous découvre aujourd'hui trois choses, en quoi consiste la science la plus solide et la plus salutaire de l'homme chrétien , qui est la connaissance de nous-mêmes : trois choses qu'il nous est surtout important de bien pénétrer, et que nous ne pouvons ignorer, sans ignorer le fond de notre religion : savoir , ce que nous sommes sans la grâce, ce que nous sommes par la grâce, et ce que nous devons à la grâce. Quand je dis la grâce , j'entends celle que les théologiens appellent grâce sanctifiante, et qui est en nous le plus précieux de tous les dons de Dieu, puisque c'est par elle que, de pécheurs, nous devenons justes, et d'ennemis de Dieu, enfants de Dieu. J'entends cette grâce habituelle que Dieu répand dans nos âmes , et qui est l'effet ou du baptême , que je puis pour cela définhr , après saint Jérôme , le sacrement de notre conception spirituelle et de notre régénération; ou de la pénitence , qui , nous tenant lieu d'un second baptême , est le sacrement de notre justification. Je prétends, dis-je , que le mystère de la conception de Marie , bien médité et bien approfondi, nous fiadt parfaitement connaître ces trois choses : ce que nous sommes sans la grâce , c'est-à-dire la corruption de notre nature par le péché ; ce que nous sommes par la grâce, c'esi-à-dire l'excellence de notre sanctification par le baptême ; ce que nous devons à la grâce, c'est-à-dire la vigilance et le soin avec lesquels nous devons la conserver en nous
et l'honorer. Comprenez, s'il vous plaît, mon dessein. Marie , par le privilège de sa conception, pleinement victorieuse du péché, nous fait connaître , par une règle toute contraire, l'état malheureux où nous a réduits lé péché : ce sera la première partie. Marie , sanctifiée par la grâce de sa conception, nous fait connaître, avec toute la proportion qu'il peut y avoir, l'heureux état où nous sommes élevés par la grâce de notre adoption : ce sera la seconde partie. Marie , fidèle à la grâce de sa conception , nous fait connaître , par son exemple, l'obligation indispensable que nous avons de ménager et d'honorer la grâce en vertu de laquelle nous sommes devant Dieu tout ce que nous sommes : ce sera la dernière partie. Or, être instruit de tout cela, c'est avoir une connaissance entière et parfaite de nous-mêmes ; car c'est connaître tout à la fois, et notre véritable misère , et notre solide bonheur, et notre plus important devoir : voilà ce que j'appelle l'homme, et, selon l'expression de la sagesse , tout l'homme : Hoc est enim omnis homo, (Eccles., 12.) Notre véritable misère, pour en gémir devant Dieu dans l'esprit d'une sainte componction ; noti'e solide bonheur, pour en bénir Dieu , et lui en rendre grâce dans l'esprit d'une humble confiance ; et notre plus important devoir, pour l'accomplir en marchant dans la voie de Dieu, selon l'esprit et les règles de la prudence chrétienne : c'est tout le partage de ce discours , et ce qui demande une attention particulière.