‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 4)Chapitre 37 sur 232 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

C'est le péché originel de l'homme de Touloir être plus qu'il n'est, et l'Écriture nous apprend que le premier homme n'est déchu de ce bienheureux état de grâce où Dieu Tavait créé que parce qu'il ne se contenta pas d'être ce qu'il était, et qu'il affecta d'être ce qu'il n'était pas. Si j'avais à parler id en philosophe , je tirerais de la morale des païens de grandes lumières pour vous instruire sur ce point et pour vous persuader; car je vous dirais toutee qu'ont dit ces sages du monde en faveur de la modestie , et je vous ferais voir tout ce qu'ils ont pratiqué selon l'esprit et les règles de cette vertu. Je citerais leurs maximes et je produirais leurs exemples , également opposés à cette malheureuse ambition de vouloir toujours croître et s'élever; et, après vous avoir mis tout cela devant les yeux « je conclurais par ces belles paroles de saint Augustin dans le livre de la Cité de Dieu, où il nous dit : Voilà, mes frères, les semences et les principes d'hu-

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mihte qui sa sçnt conservés jusque dans ]a eorruption du paganisme; et je vous les propose afio que vous rougissiez, ^ dans le christianisme vous êtes moins modestes que ces infldèles ; et d*ailleurs que vous ne vous flattiei pas d*une haute perfection , si vous l'êtes comme eux et autant qu'eux : Et hxc dieo, ut9ivirtutesquasisti uUnanquecoluerwU, non tenuerimus, pudore pungamur ; si tenuerimtu, superbèa non exioUamur. (Aug.) C'est ainsi, dis-je, que je raisonnerais. Mais quand je traite avec des chrétiens, je ne dois point avoir recours à la sagesse païenne pour la conviction d'une vérité si bien établie dans l'Évangile, et qui même n'a rien de solide que dans notre religiouv Arrétons^-nous donc à ee que la foi nous en dit, et ne fondons point siff d'autres principes les leçons importantes que j'ai à vous Caire dans ce discours.

Oui , chrétiens , c'est la foi que nous devons écouter. Or eUe nous apprend, par tous les oracles de l'Écriture et par tous les témoignages des Pères, qu'il n'est rien de plus dangereux ni déplus funeste pour le salut éternel que cette ardeur empressée de vouloir être plus que l'on n'est. £t quelles raisons enapporte-t-elle?des raisons, mes chers auditeurs, si évidentes par elles-mêmes, que la seule proposition vous en fera sentir d'abord toute la force. Car, nous dit-elle , rien de plus fatal pour le salut que le désir de sa propre élévation : pourquoi? parce qu'il n'est riende plus difficile que de s'élever dans le monde, et de ne pas oublier Dieu, ni s'oublier soimême , parce qu'en s'élevant ou s'attire par une suite nécessaire des obligations infinies de conscience auxquelles on ne satisfait presque jamais , ou Ton ne satisfait qu'imparfaitement; parce que, pour être dans un rang élevé, il faut avoir des qualités et des vertus acquises qu'on a fort rarement, et dont alors le défaut est criminel ; parce que bien même qu'on les eût, dès là qu'on affecte un rang supérieur et qu'on l'ambitionne, on en devient positivement indigne devant Dieu : parce qu'il y a une indécence particulière à un chrétien de vouloir s'agrandir; et parce que ce désir enfin est une source de désordres qui ruinent presque inévitablement la charité et la justice parmi les hommes. Voilà les raisons que la foi nous fournit sur cet excellent point de morale, et dont chacune nous doit tenir lieu de démonstration. Suivez-moi.

S'élever sans perdre la vue de Dieu et la connaissance de soi-même ,vous savez , mes frères, combien la chose est difficile; et vous savez de pluà en quelle impuissance de se sauver est un homme qui ne se souvient plus de lui-même et qui ne connaît plus Dieo. Cest ce qui a fait trembler les saints, quand ils se sont vus engagés dans les honneurs du monde , quoique par une disposition de la Providence. C'est ce qui donnait à saint Bernard des sentiments si

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éloignés de la politique du siècle, lorsqu'au lieu de féliciter un de ses disciples qui venait d'être placé sur le premier trône de l'Église, il lui en témoignait sa douleur* Car voici en quels termes il lui écrivait : Il est vrai , saint père , j'ai participé extérieurement à la joie publique de votre exaltation; mais j'en ai gémi , et je m'en suis affiigé pour vous dans le secret de mon cœurw Car je ne puis considérer le rang que vous tenez, que je n'en appréhende la chute. Plus votre dignité estéminente, plus le précipice me paraît affreux. Je regarde ce que vous êtes, et je mesure par là ce que vous avez à craindre, parce qu'il est écrit que l'homme étant dans l'honneur, il s'est méconnu : Homo cum in honore esset, non inUllexU. {PsaL 4».) fiien loin donc de vous enfler de votre état, humiliez- vous, de peur que vous ne soyez un jour obligé, mais trop tard , de dire avec David : Ah! Seigneur, c'est par un effet de votre colère que vous m'avez élevé, et qu'en m'élevant vous m'avez brisé comme un vase fragile ! Ne forte contingat tibi miserabilem Ulam emittere vocem, a/acie irx indignaHonU tu» ele^ vans aliisisti me (fiBBN. ) : car vous êtes maintenant dans la place la plus honorable, mais non pas la plus sûre. Ainsi parlait saint Bernard , ainsi faisait-il sa cour aux grands de la terres Or s'il y a tant de péril à être grand, jugez ce que c'est que de le vouloir être. Car être grand n'est pas une choseen soi blâmable ni criminelle, comme de vouloûr être grand. Être grand, c'est l'ouvrage de Dieui mais vouloir être grand, c'est l'effet de notre orgueil. Si donc d'être grand , même par l'ordre de Dieu , est une occasion si dangereuse d'oublier Dieu \ que serace de la grandeur qui n'a pour fondement que l'ambition et le dérèglement de l'homme? Or telle est, chrétiens , celle que les enfants du siëde recherchent, quand ils travaillent avec tant d'empressement à se pousser dans le monde , et à s'y établir. Ajoutez à cela le poids des obligations dont un chrétien se charge devant Dieu , quand il se procure un degré plus haut, et qu'il se fait plus grand qu'il n'était* Car voici la règle dont la Providence n'a jamais dispensé, et dont elle ne dispensera jamais : il n'y a point de grandeur dans le monde qui n'ait ses engagements, j'entends des engagements de conscience. Dans cette vie, disait Cassiodore, le devoir et le pouvoir sont deux choses inséparables , et la mesure de ce que nous devons est toujours ce que nous sommes et ce que nous pouvons. Être donc plus que je n'étais, c'est devoir plus que je ne devais; à qui? à Dieu premièrement, et aux hommes ensuite. Aux hommes, dis-je, sur qui je domine, et qui ont droit d'attendre de moi ce qu'auparavant ils n'auraient pu exiger : à Dieu, qui est le protecteur de ce droit, et qui me jugeraselon que j*y aurai satisfait ou non. Par conséquent, être plu^

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que je n'étais , c*est avoir un compte à rendre que •■ |e n'avais pas, c'estétre responsable de mille choses qui ne me regardaient pas, c'est porter un fardeau que je ne portais pas. Et quiconque le pense autrem^ pèefae dans le principe, et trouve dans sa propre grandeur la ruine de son salut. Or par là, chrétiens., formez-vous Tidée juste de ces conditions qui font les rangs d'honneur dans le monde et dont les hommes du monde sont si passionnés. Pesez dans la balance , non pas de l'intérêt et de l'amour-propre , mais dans celle du sanctuaire , ce que c'est qu'un prélat dans l'Église, un gouverneur dans une province, un commandant dans une armée, un magistrat dans une ville. De quoi n'est-il pas diargé.' à quoi n'est-il pas obligé? quelle vigilance et quelle attention ne doit-il pas à son ministère? quel zèle à la religion , quelle protection à l'innocence et à la justice, quel exemple à ceux qui dépendent de lui ? combien de scandales ne doit-il pas retrancher, combien d'abus ne doit-il pas corriger? et s'il y manque , quel trésor de colère, selon l'expression de saint Paul, n'amasse-t-il pas pour le jugement de Dieu? Si vous, mes chers auditeurs, qui vous trouvez ainsi élevés , étiez bien persuadés de tout cela , comme il vous est aisé de l'être, eompteriezvous parmi les avantages de votre état votre grandeur; et si vous aviez eu tout cela devant les yeux lorsqu'il a été question de vous avancer, y auriezvous travaillé avec tant d'empressement et tant d'ardeur ? Après cela faut-il s'étonner si les vrais serviteurs de Dieu, remplis de son esprit par une humble défiance d'eux-mêmes, ont fui ces dignités éclatantes dont la vue nous éblouit? Faut-il s'étonner si quelque-uns ont porté là-dessus leur résistance jusqu'à une sainte opiniâtreté; s'ils ont employé pour 6'en défendre tant d'artifices innocents, s'ils ont contrefait une sage folie, s'ils se sont cachés dans les •grottes et dans les sépulcres , comme nous l'apprenons de leur histoire, et s'ils ont mieux aimé s'exposer à manquer de toul, que d'accepter ces titres d'honneur avec des obligations si rigoureuses ? Non , non, chrétiens, cela ne me surprend pas ; mais ce qui m'étonne, c'est de voir des hommes bien moins capables qu'eux de satisfaire à ces obligations et de les soutenir, s'y ingérer avec autant d'ardeur que ceux-là s'efforçaient de les éviter; des hommes, pour me servir des termes de saint Bernard , qui n'ont point de plus grand soin que de s'attirer des soins, comme s'ils devaient trouver le repos quand ils seront parvenus à ce qui est incompatible avec ie repos , et à ce qui rend le repos même criminel : Tanquamsine curis victuri tint, cum ad curas pervenerirU. (Bkbn.) Ce qui m'étonne, c'est de voir souvent ces: hommes aveuglés et infatués des erreurs du monde courir après un emploi , sans savoir même s'il, y a des obligatioDS de conscienee

qui y soient attachées , ou s'il n'y en a pas ; tamy avoir seulement pensé , sans se mettre en peine de s'en instruire : ou, s'ils le ^savent, n'hésitant pas sur cela; s'offrant à tout, pourvu qu'ils arrivent à leur fin , et se promettant tout d'eux-mêmes tans être en état de rien tenir. Ce qui m'étonne enoom plus, c'est de les voir accumuler sans crainte ces obligations, les entasser avec joîe les unes sur les an> très , et en prendre jusqu'à s'accabler ; ou phitét ne prendre aucune de ces obligations» en prenant les titres qui les imposent, et dont il n'est pas permis de les séparer. £n un mot, ce qui m'étonne, c'est de voir la plupart des hommes qui sont quelque chose par leur condition êtrejalom àTezoès d'en retirer les émoluments , et d'en maintenir les droits sans en rien rabattre ; mais quant aux diligations, n'en vouloir pas entendre parler, n^éoonter qu'avec chagrin et avec dégoât ceox qiri les leur font connaître, en retrancher tout ce qu'ib peuvent, et négliger ce qu'ils ne peuvent pas en retrancher : et tout cela, par une conduite que la prudence de la chair approuve , mais odieuse et abominable devant Dieu. Voilà ce qui m'étonne , chrétiens , et ce qui me donne de la compassion pour les ambitieux de la terre. Mais ce n'est pas tout.

Pour s'élever dans le monde, il &ut avoir des qualités et des vertus proportionnées au degré où l'on aspire : cela est de l'ordre naturel ; et il fuit tellement avoir ces qualités, qu'on les ait toutes sans exception d'une seule, puisqu'il est certain que le défaut d'une seule rend aussi bien un homme incapable d'être ce qu'il prétend , et par conséquent peut aussi bien le perdre devant Dieu s'il vient à bout de ses desseins , que s'il était dépourvu de toutes. En effet, presque tous ceux qui se danment dans le monde pours'y pousser trop ontd'excellentesqualités, mémeselon Dieu; maisparce qu'il leur en manque une qui devrait faire la perfection de toutes les autres , quoique peut-être la moins importante, toutes les autres sans celle-là leur deviennent inutiles; et l'on peut bien leur appliquer la parole desaînt Jacques, O/fendat autem in uno, foetus est omnUm reus. ( Jacob. , 2.) Il faut des vertus déjà acquises, et non pas la simple capacité ou volonté de les acquérir. Car il n'est pas juste que nous fassions des expériences aux dépens d'autrui et aux dépens de nos emplois mêmes : et qu'à l'exemple des vierges folles, nous commencions à chercher de l'huile pour remplir les lampes, quand elles doivent être prêtes et allumées. Il faut des hommes déjà formés, et non pas à former; des hommes déjà éprouvés, et non pas à éprouver : Firosprobatos et mmprth bandas y dît saint Bernard. Mais les emplois, diton , font les hommes : erreur, chrétiens ; les emplob doivent perfectionner les hommes , et non pas les préparer. Il faut qu'ils soient déjà disposés, et d'est

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le mérite acquis personnellement qui doit avoir fait cette préparation. Sans cela toutes les démarches d'un homme dans le monde sont autant de crimes aux yenx de Dieu. Or en vérité, de ces partisans de la fortune et de Fambition dont je parle ici, quel est celui qui , sur le point de faire le premier pas pour une entreprise où il s'agit de son avancement, rentre en lui-même afin de supputer en repos et à loisûr s'il a tous les talents nécessaires pour la fin qu'il se propose : et quel est celui qui , ne les ayant pas, veuille bien le reconnaître, et se rendre à soimême cette justice : Non, je n'ai pas ce qu'il faut pour occuper telle place? Et quand il aurait assez de lumière et assez d'équité pour prononcer ainsi contre lui-même, quel est celui qui, possédé de cette maifaeureuse passion de croître et de monter toujours, ait la force d'en réprimer les saillies, et de se tenir dans les bornes que lui prescrit la vue de son indignité? Ne voyons-nous pas que lés plus impar&its et les plus vicieux sont les plus ardents à se pourvohr, ceux qui ont sur cela plus d'activité, ceux qui veulent être tout , qui se destinent à tout , et qui ne croient rien au-dessus d'eux ni trop grand pour eux, tandis que les autres mieux fondés en qualités et en mérite gardent une modération honnête dans leurs désirs? S'il ne s'agissait , chrétiens , que d'essuyer la censure du monde, et que l'on en Mt quitte pour cela, ce serait peu. On sait fort bien que la hardiesse accompagnée de quelque bonheur, peut prendre impunément l'ascendant partout. Mais il est question de justifier cela devant Dieu, qui ne peut souffrir ces téméraires attentats deTambîtion humaine, et qui en cela, comme dans la diose la plus sainte de notre religion, veut que nous accomplissions le précepte de l'apôtre, Prohetautemseipsumhomo{t. Cor., 11); c'e8^ à-dire qu'avant de nous élever, nous nous éprou- TioDS nous-mêmes , prêts de nous condamner pour jamais h n'être rien , si par les lumières de la grâce nous découvrons que nous n'avons pas le fonds de suffisance requis pour être quelque chose, comme nous y condamnerions un autre si nous en savions autant de lui. Car il veut que la droiture de notre âme aille jusque-là; et si nous nous flattons, c'est pour cela, dit saint Augustin, qu'il a établi un jugement, afin de nous y humilier autant que nous nous serons Injustement exaltés , et de nous fietire descendre aussi bas que nous aurons voulu monter trop haut Or je prétends que si nous agissions dans les vues de Dieu et de notre raison , ceserait là le grand contre-poids de notre vanité.

Mais je veux, dirétiens, que vous ayez tout autre mérite nécrâahre pour être élevés : dès là que TOUS recherchez cette élévation, je soutiens que vous ne la méritez plus, et qu'il y a de la contradktioo à ambitionner cet honneur, et à se trou-

ver pourvu de toutes les qualités qu'il faut pour k posséder : pourquoi? parce que Tune de ces qualités est que vous soyez humbles, et par conséquent que vous ne vous l'attiriez pas. En effet, dit saint Grégoire pape, quand il arriverait qu'un emploi spécieux et honorable tombât en bonne main, et qu'il fût bien administré, il y a une indécence positive à le désirer : Loeus pœrro stiperior, et si recte administraiur, tamen indecenter appeittur* (Greg.) Et cela est si vrai, chrétiens , que ceux mêmes qui travaillent le plus pour se faire grands dans le monde, et qui, à force de le vouloir être, le deviennent enfin, affectent encore de faire croire qu'ils n'y ont en rien contribué, et de persuader, s'ils pouvaient, qu'on leur a fait violence : confos^ saut, ajoute saint Grégoire, ce qui devrait être, par ce qu'ils veulent paraître. £t quoique le monde ne se trompe pas à ces apparences de modestie ( car on entend bien le langage des hommes) , ces apparences subsistent toujours , et nous les conservons; comme si Dieu, par cette hypocrisie même inutile qu'il permet en nous, voulait empêcher l'ambition de prescrire contre l'humilité.

Mais quoi , me direz-vous , ne sera-t-il donc jamais permis à un homme du monde de désirer d'être plus grand qu'il n'est? Non, mon cher auditeur, il ne vous sera jamais permis de le désirer. Il vous sera permis de l'être quand Dieu le voudra, quand votre roi et votre prince vous y destinera, quand la voix publique vous y appellera; car la voix publique et celle de votre prince, c'est pour vous la voix de Dieu. Mais de prévenir cette voix de Dieu par vos désirs, par vos sollicitations, par vos intrigues, je dis quec'est une présomption insoutenable, et qui va jusqu'à renverser l'ordïre de votre prédes* tination. Et pourquoi est-ce, chrétiens, que nous nous attribuerons ce que Jésus-Christ lui-même ne s'est pas attribué? Jésus-Christ, tout saint qu^il était, n'a pas voulu entreprendre de se faire grand ; il a attendu que son Père le fît, et c'est une des louanges que saint Paul lui a données. Quoique en qualité de Fils de Dieu il eût un droit essentiel à toute la gloire qu'il a reçue , et qu'il eût pu la preur dre sans usurpation, il a voulu qu'elle lui vint d'ailleurs que de lui-même, pour autoriser par sou exemple cette grande loi : NecqtA$qmmsumU$ibi honorem. (Gbbg. ) Et nous qui sonunes pécheurs, et qui en cette qualité ne méritons que la confusion et le mépris, nous allons an^evant déshonneurs du monde; et, sans attendre que notre Dieu nous y appelle, par une témérité pleine d'orgueil, nous nous y ingérons les premiers. Cela est-il tolérable ? Cependant cela se foit, et oe qui eut intolérable en soi cesse de l'être en ae rendant commun parmi les homnfes. On cheidie l'honneur ouvertement, on s'en déclare et en s'en explique; on emplcne pour

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