‹ Œuvres de CapefigueChapitre 55 sur 165 · PREMIÈRE PÉRIODE DE IIUCUES CAPET · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE DE IIUCUES CAPET

Naissance de Hugues Capet. — Son éducation. — Sa famille.

— Ses premières armes. — Ses actes. — Ses charlres.

— L’investiture du duché de France. — Situation avec Lolbaire. — Mariage de Hugues Capet. — Naissance de Robert.

Dans l’hiver de l’année 941 (4), quand la neige tombait à gros flocons sur la campagne, les cris de l’enfantement se firent entendre dans le vieux palais des comtes de Paris, près du moutier de Saint- Barthélemy. Un mâle était né au seigneur Hugues, duc de France, comte de Paris, abbé laïque de Saint- Martin de Tours et de Saint-Germain-des-Prés, ainsi qu'on le voyait assis en chape aux chœurs desdites églises. Hugues était le descendant de la grande lignée de Robert le Fort, qui avait tant de fois sauvé

mettre tio peu d'ordre el de chronologie dans ce chaos.

(5) y oyez Tonstm, Historia Norwegic.

(4) Sur la naissance de Hugues Capot , comparez le P. Labbc , Éloge historique de nos Rois , et les travaux héraldiques sur YOriginede ta maison de France, p. 235.

CXPEFIGtlE,

les abbayes de Saint-Denis et de Saint-Germain de la fureur des Normands. Les cloches des églises de Sainte-Geneviève et de la montagne des Martyrs sonnaient en pleine volée lorsque Hetwigc ou Edith, fille de Henri l'Oiseleur, mit au monde un bel enfant, le (ils de Hugues le Grand ou le Blanc, duc de France ; les serviteurs parcouraient les rues de la Cité , annonçant à tous cette bonne nouvelle. Un héritier était né au comte; c’était un nulle bien fait de corps, ses membres étaient robustes, sa télé fort grosse faisait l'admiration des clercs et physiciens. On le nomma Hugues au baptême, du nom de son père.

Hugues, le duc de France, survécut peu à la naissance de deux enfants encore de sa lignée ; il toucha la tombe , et son fils aîné fut placé sous la tutelle de Richard, duc de Normandie, un des plus rusés et des plus tricheurs des barons : « Duc de « Normandie , sois le tuteur et l’advocat de mon « fils, » lui dit Hugues au lit de mort (1). Richard s'était fiancé à Emma , la fille de Hugues, quoique très-jeune encore. Les fiançailles créaient les devoirs de la parenté. Richard accepta la tutelle, car le petit Hugues donnait déjà des espérances de courage et de science. On le nomma tout jeune du nom de Capet ou de Capul. Était-ce à cause de son intelligence précoce, de sa capacité? était-ce parce qu’il avait, en effet, une tète grosse et forte sur de larges épaules, marque de bravoure et d’énergie? la chronique n’en dit rien; tant il y a que Hugues fut élevé par Richard de Normandie en tous les arts et sciences de la guerre ; il maniait l'épée, la lance, montait à cheval tout bardé de fer : Hugues n’avait-il pas un riche héritage à défendre? Il était non-seulement duc de France, mais encore comte de Paris et d’Orléans, abbé de Saint-Martin de Tours et de Saint- Gcrmain-des Prés, sans compter les fiefs et manses en l'Ile-de-France cl Bourgogne. Qui pouvait lutter en puissance et richesses avec les comtes de Paris (2)?

Aussi un tel héritage enflait le cœur au jeune homme , et par le conseil de son oncle et tuteur, Hugues Capet prit les armes contre le roi Lothairc, qui portait au front la couronne de Charlemagne. Lothairc pouvait de mâle en mâle remonter jusqu’au vieil empereur! Il s’agissait de la suzeraineté de quelques tours et châteaux en Bourgogne. 11 n'y

(\) Hvgonntequàm defungcrctur, in ext l'émit positut, dixit : JOcardus , dux Normanvrum , fitii met, dum in ( vtatis crit, advocatus sis. Dcdo S. Qlest. de morlbus tiormanorum Dvciiesse , Histor. normanor. scriptor., pag. 137.

(2) Sur les possessions des ducs de Frauce et comtes de Paris, vo/rs le Cartutairc de l’abbé de Camps, hibliolh. royale, mss.

(3) I nonoAito, Chroniq. ad ann. 950.

avait alors d’autre justice que la masse d’armes et l’épée ; la force et la conquête créaient le droit. Qui respectait l’héritage des ancêtres? Ces batailles de lances qui se déploient dans la plaine , se heurtent, se brisent; les casques, les brassards, les lames d’épées volent en mille éclats ; c’est le jeune Hugues Capet qui vient combattre Lothairc, son parent et son suzerain (3). Maintenant le pieux archevêque de Cologne, Brunon , intervient pour ménager la paix ; il porte la crosse épiscopale et la grande mitre qui apaisaient les colères terrestres (4)! Il y eut un parlement à Compiègne pendant les fêtes de Pâques ; on aimait ces parlements sous la seconde race, réunions joyeuses et brillantes des barons et des féodaux. Pâques était une sainte solennité de l'année; le printemps venait avec la résurrection du Seigneur ; on saluait ainsi les temps de guerre à la face du soleil !

Au parlement de Conipiègnc la trêve fut conclue entre Hugues et son seigneur Lothairc ; des otages furent de part et d’autre reçus. La foi des traités ne se comprenait pas sans cautions et pledges ; on se livrait ses proches , ses fidèles ; la parole n’était pas assez puissante; il y avait trop de traîtres et félons. Lothaire donna l'investiture du duché de France à son vassal Hugues Capet ; la charlre royale fut dressée selon les us du système féodal (3). Four contenir plus fortement encore la foi de son vassal , le roi donna le comté de Poitou à Hugues, déjà reconnu duc de France. Tous les services se payaient par dons de terres, vieux souvenirs de la Germanie et de ses forêts séculaires , où les chefs et les suivants maintenaient leurs rapports par des présents mutuels d’armes , de chevaux ou de la framée retentissante. Que pouvait être ce don nominal du comté de Poitou? ne fallait-il pas l’enlever à Guillaume Tète d’Éloupe, le brave comte de Poitou, duc d’Aquitaine? 11 ne suffisait pas de prendre le titre de comte de Poitou, il fallait encore l’arracher par la conquête. » Mettez-vous donc au champ, brave comte Hugues, quand la violette s’épanouit et l’hirondelle apparaît, » comme le disent les vieilles chansons de Geste des comtes de Poitiers.

F.l en ce temps de guerre forte et continue, une trêve était-elle autre chose qu’une courte suspension d’armes? A peine Lothaire et Hugues avaient-ils

(4) Chronk. m*s. publiée par Madillos , Analect. ail ann. 958 et 959. La même confusion sc retrouve pour tout»; celle époque dans le* Bénédictins , Art de vérifier fes Dates. Je ne comprends pas que la grande école des Bénédictins ne soit pas remontée aux sources originales sur cette époque.

t5) Frodoard, Chronic. ad ann. 959. — Fragment, ftisi. à Lud. Pio ad wg. Robert, apud Duchesse, tom. m , pag. 343.

quitté le parlement de Compïègne et pressé leurs mains sans gantelet , en signe de paix , que déjà de nouvelles querelles éclataient entre eux. Dans l’état de désorganisation où l'Église était tombée sous Hugues le Grand , un enfant de cinq ans avait été élevé a l’archevêché de Reims (1) ; cet enfant , fils de Herbert, comte de Vermandois, avait nom Hugues encore. Les féodaux n'approuvèrent pas cette élection : devaient-ils respecter un enfant revêtu de la mitre et de l’élole ? Quand on n’avait pas en main la force suffisante pour défendre une dignité , une terre , on ne pouvait prétendre à sa possession : telle était la loi d’une époque de confusion. .Maîtres de Reims, les barons firent élire Artaud pour archevêque. Il y eut encore des batailles données pour l’élection à cet épiscopat. Tout s’abîmait dans la violence. 11 n'y avait pas de longues trêves : que pouvaient faire les hommes d’armes dans la triste oisiveté de la vie des châteaux ? Les rivalités de races, les jalousies de fortune, n’arrivaient-clles pas profondes au cœur de tous ces féodaux? Quand Thibault, comte de Blois, attaque Richard de Normandie, que survient-il? le pauvre Thibault, défait da ns les batailles, se réfugie sous la tente de Lothairc, tandis que Richard se glorifie avec Hugues Capet, son compagnon et son allié , dans le champ de guerre (2).

Lothairc et Hugues Capet se rapprochent, se heurtent tour à tour ; entre eux il y a une vieille querelle de race, une de ces haines profondes qui s’imprègnent au cœur. En vain Brunon, archevêque de Cologne . intervient une fois encore dans le parlement de Compiègne (3) ; on s’apaisait un moment pour reprendre les armes ensuite. Sur ce fond de bataille il règne un peu de monotonie, dans le pillage et le sang même. Parcourez cette campagne désolée, ces villages en cendres, ces populations en fuite ; c’est l’armée des paladins qui a passé à travers champs. Avez-vous le sang à la tête, prenez l’épée; êtes-vous serf ou homme de poésies, alors travaillez au labour; si vous êtes clercs d’église, quelle protection vous resle-t-il encore? Ce fougueux féodal ne respecte aucun asile; c’est toujours l'invasion de l’homme d’armes dans le sanctuaire , de la concupiscence matérielle dans l’idée morale. Le parvis de l'église est foulé sous le pied des che-

(1) Gai lia Christian., loin, i, psg. 551 et suppl.

(2) Dcdo, de moribus Normanor. Gdill. de Juiiece, liv. iv, chap. xv, apud Iuiciiesse, Hisl . normanor. script., pag. 142 cl 156.

(3) Voyez G allia Christian., loin, n, et le Gest. archiepiscop.Antossiodor. — F oy. aussi Labbe, B'tblioth. lom. i, pag. 446.

(4) rayez, sur les avoués féodaux, Dccakge, Gloss., vn a t<! vocal .

vaux : qu’opposer à ce torrent? Hélas ! la coupe des maux n’est point desséchée; les Normands, les Hongres, les Sarrasins ont laissé quelque chose à dévorer, et les hommes d’armes sont prêts à l’œuvre , faudrait-il même briser les portes du baptistère de Saint-Denis ou de Sainl-Germain-l’Auxerrois! L’église n'a point encore sa force morale; l’abbaye a ses croix élancées, ses murailles de vieux ciment romain : qu'espérer si l’abbé ne s’arme pas comme le féodal , si l’église n’a pas son défenseur avoué, souvent le tyran des moines et pénitenciers (4) !

La race germanique et lorraine est l’objet de toute la haine des comtes francs; on ne la veut pas sur le territoire de la vieille Gaule. Si Lothairc sc prononce contre Othon , l’empereur des Allemands, eh bien , Hugues Capet vient à l’aide de Lothairc même; il marche à ses côtés sur le Rhin; Othon protège l-il le comte de Flandre, Hugues Capet seconde le compétiteur de ce comte; il envahit la Lorraine avec Lothairc ; c’est une haine de racos(li). Les dernières traces de l’administration de Charlemagne disparaissent. Gerberl s’étonne de voir Hugues Capet, cet homme considérable , faire alors hommage à Lothairc ; c’est que ce roi , quoique carloviugien , se posant au milieu des Francs contre la famille allemande, trouvait alliance avec le chef naturel des comtes de Paris; Hugues Capet combat en Lorraine à côté tic Lothairc , il se reconnaît son vassal, place les mains dans les siennes, et reçoit le baiser et l’investiture. Lothairc redevient son suzerain dès qu’il se maintient à la tête de la race franque et qu’il marche avec scs vassaux (6).

Hugues Capet, pour dompter l’indépendance des vassaux*, accable les églises de ses dons. Le catholicisme n’est pas encore complètement organisé sous la papauté suprême ; le duc de France en comprend néanmoins toute la force ; les comtes de Paris n’étaient-ils pas les protecteurs, les Machabées de l’Église? les Chartres ne les représentaient elles pas sans cesse le glaive en main pour la défense des saints privilèges? Les comtes de Paris étaient abbés même des grands monastères, tels que Saint-Martin de Tours et Saint-Denis en France ; ils aimaient à se montrer la chape ondoyante sur les épaules, et au chœur des chantres, entonnant l'hymne solen-

(5) Aibémc, Moin. des trois font, ad ano. 979. — Sicrutnr, Chronlc. , ann. 978; Duchés* b , lom. ni , p. 348.

(6) Le dixième volume des Historiens de Fi'ance de doin Bouquet est consacré à l'époque de Hugues Capet. Il y a une préface fort détaillée sur toutes les chroniques, mais on doit regretter , je le répète, la mauvaise méthode de dom Bouquet, qui consiste à couper toutes les chroniques sans en donner une en entier (lom. x et préface.)

nel (1); ils portaient l’aube sous le liais et dans le sanctuaire; ils avaient tout à gagner avec l’église ; aussi Hugues multiplie l-il les dons par les Chartres; il se démet de ses droits comme abbé laïque de Saint-Benott en Ponlhieu; à Paris il fonde l'abbaye de Saint-Nagloirc , il accable de dons Saint-Denis et Saint-Germain (3).

Les clercs reconnaissants pressentent déjà la haute fortune du duc de France; comme ils sont plus éclairés que les barons , ils voient au loin les destinées de Hugues Capet. Les légendes annoncent sa future grandeur : dans les anciens Gestes de saint Riquier, saint Valéry apparaît en songe à Hugues le Grand : « Transfère , lui dit le bienheureux , mes reliques et celles de saint Riquier, et par nos prières tu seras roi des Français, et après toi tes héritiers posséderont le gouvernement jusqu’aux dernières générations (3). » D’autres légendes ne promettaient à Hugues Capet la couronne que jusqu’à la septième lignée. Et que pouvait refuser l’Eglise à Hugues de France? Ce noble comte fondait des monastères, transportait des reliques et établissait des hospices pour le pauvre pèlerin en campagne. Gcrbcrt peut être placé à la tôle de ces esprits à prescience qui savent déjà l’avenir, c’est un des hommes les plus avancés de son temps; on le voit dévoué «à la troisième race , dont l’avenir se prépare; il écrit : •< Le duc Hugues Capet a salué le roi et la reine le 18 juin, ce qui s’est fait par l’adresse de quelques-uns, afin d’attirer beaucoup de crédita leur parti par la présence d’un si grand homme et si puissant , quoiqu'il ne soit point dans leurs intérêts, et qu’on ne puisse croire qu’il y rentre aussitôt (4). » Gcrbcrt a ainsi le sentiment de la grandeur future de Hugues Capet! Il s’étonne de le voir s'abaisser devant Lothairc et les descendants de Charlemagne. Quelques jours après il écrit encore : « Lolhaire n’a que le titre de roi des Français, Hugues Capet règne en effet ; il a la couronne (3). »

Lecomte Hugues, que de si grandes destinées attendaient, songeait à avoir lignée ; il épousa légitimement, en face de l’Église, Adélaïs, que la chronique de Saint- Hagloirc nous dépeint grande, brune, forte et d’illustre famille, car elle appartenait à la race de Charlemagne ; elle était sœur d’Emma, reine des Francs , la femme de Lothaire ; sa mère était

(1) rayez V Histoire de l’Église de Tours et de ses privilèges, ann. 050-1000.

(2) Bbéqcigst, Collect. des Chartres diplomatiques, ann. 050 et 070.

(3) « Per nostras orationes rex cfjlcieris Francorum , et posttà heredes lui usque ad sempUernam generaiionem possidebunl gubernacula totius regni. » ( Gcst. sancl. Riquier. apud Bollandisles, mens. August.)

(4) Cere. Epistol. 30. — Dimiesse, tom. n, p. 738.

d’Italie, et voilà pourquoi elle avait les cheveux et les cils noirs, comme lê disent les chroniques. Les blondes aux cheveux d’or avaient alors seules la beauté; les trouvères s’excusaient dans leurs vers quand ils célébraient une brune (6) ; la chevelure flottante au soleil était la marque de la liberté; la chevelure d’or était le signe de la race noble pour les femmes. De son mariage avec Adélals , Hugues Capet eut un fils; il lui donna le nom de Robert, le digne surnom de chevalerie et des comtes normands au moyen âge. Berlhe et Robert , voilà les prénoms usuels des grands lignages. Robert fut baptisé à Sainl-Magloirc, la belle église fondée par Hugues, son père ; il eut pour parrain d’armes le duc de Normandie, Richard sans Peur, le fils de Guillaume Longue Epée, de la lignée de Rollon.

La famille des ducs de France ainsi grandissait ; elle était toute-puissante sur la race territoriale qui occupait les vieilles Gaules; elle étendait ses alliances avec les féodaux qui campaient avec elle en Normandie, en Bretagne, en Anjou, en Aquitaine, en Champagne. La Bourgogne était dans la famille des ducs de France; il n’était pas un haut baron qui n’eût suivi leur bannière ; ajoutez à cela des alliances par mariages et affinités! S’il fallait un chef à ce beau lignage de chevalerie , n’élail-il pas tout trouvé (7)? Pourquoi, dans cet état d’absolue indépendance, les comtes, les marquis, les ducs chargés de la défense territoriale n’éliraient-ils pas spontanément un d'entre eux? Ce mouvement se prépare depuis longues années : est-ce que déjà deux des ducs de France, Eudes et Robert , n’avaient pas été élevés à la royauté? pourquoi obéir à des princes de race étrangère? Depuis longtemps les liens étaient brisés; on conservait des formes encore pour Lothaire; ce prince s’était souvent montré dans les grandes expéditions du baronnage de France, on l’avait vu combattre contre la race germanique ; ou lui eût préféré Hugues sans doute, mais on le gardait par respect pour Charlemagne : il y avait un vieux souvenir de la race carlovingienne. Quand Lothaire cessa de vivre, qui pouvait s’opposer à l’élévation d’une race nationale et franque? Tout avait été préparé avec une longue habileté par Hugues Capet ; les clercs , les églises, les oratoires étaient accablés de dons; les vassaux supérieurs

(5) Gers. Epistol. 40. — Duchesse, totn. u,pag. 800.

(C) Fabliaux de Legras d d’Ausst, loin. n. Au temps même de Brantôme les cheveux noirs étaient un défaut :

Brunctte clic est , cl pourtant clic est belle.

(7) L’abbé de Camps a réuni dans une commune dissertation tout ce lignage de lingues Capet, et les alliances avec les grands vassaux. (Voyez le Mss. carlulairc , loin, i, 3* race.)

étaient bien avec lui par la parenté et les communs intérêts. Que restait il comme obstacle pour un grand avènement «Tune nouvelle race’ pourquoi ne donnerait-on pas à Hugues le litre de roi comme rataient pris Guy de Spolette, Raoul, comte d'Auxerre, et Raynuld, comte de Poitou? Les lignages des ducs de France valaient bien tous ceux-là!

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