‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 110 sur 318 · Dans sa tète · texte numérisé non relu

Dans sa tète

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Tant bien sçaNoit en seurté confermer Tout le bestail de toute la contrée ; Tant bien sçavoit son parc clorre et lermer Qu'on n'a point veu les loups y faire entrée.

Tant a de foys sa prudence monstrée Contre le temps obscur et pluvieux Que France n'a, long temps a, rencontrée Telle bergère, au rapport des plus vieulx.

Adieu, Loyse, adieu, en larmes d'ieux,* Adieu le corps qui la terre décore. »

En ce disant s'en vont nymphes et dieux. Chantez, mes vers, chantez douleur encore!

Rien n'est ça bas- qui ceste mort ignore : Coignac s'en coigne en sa poictrine blesme, Roumiorantin la perte remémore, Anjou faict jou,'^ Angolesme est de mesme.

Amboyse en boit une amertume extresme; Le Meine en maine ung lamentable bruict; La povre Touvre, arrousant Angolesme, A son pavé de truites tout destruict.

Et sur son eau chantent de jour et nuyct Les cignes blancs, dont toute elle est couverte.

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