Ici-bas
3. Faire jou ou joua, oijéir, se soumettrr, s'incliner, s'abaisser, s'iuimilier.
COM l'LAI NTKS. 1 4;{
Pronostiqiians en leur rliaiit, f|ui l(3iir iiiiyt, Que mort par iiioil leur tient sa porte ouverte'
Que l'aictcs-vous en ceste Ibrest verte, Faunes, Silvains? je croy que dormez là; Veillez, veillez, pour plorer ceste perte, Ou si dormez, en dormant, songez-la. -
Songez la mort, songez le tort qu'elle a: Ne dormez point sans songer la meschante ; Puis au resveil comptez-moy tout cela Qu'aurez songé affin que je le chante.
D'où vient cela qu'on voit l'herbe seichante Retourner vive, alors que l'esté vient, Et la personne au tumbeau trébuchante, Tant grande soit, jamais plus ne revient?
Ha, quand j'ouy, l'autrehier, il me souvient, Si fort crier la corneille en ung chesne. C'est ung grand cas, di-je lors, s'il n'advient Quelcque meschef bien tost en cestuy règne.
Aultant m'en dist le corbeau sur ung l'resne ; Aultant m'en dist l'estoille à la grand queue;* Dont je laschay à mes soupirs la resne ; Car tel douleur ne pense avoir onc eue.
1. Il faut pour comprendre cette pr(5cieuse phrase se rappeler le préjugé qui vouloit que le cygne chantât uniquement pour annoncer sa mort. La mort de Louise, en les forçant à chanter, les forçoit d'annoncer leur propr» mort.