‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 46 sur 318 · Anfjle des rues · texte numérisé non relu

Anfjle des rues

'A. On te |)rr'pare aux coins des rne^ de^ ic|)r(''si'ntation> et des staliies monumentales.

i. Oui , tu l"as irés-liien \ ii.

i: PITKKS.

Tu congiloistras le zèle Iresardaiit

Qu'en toy on a. Cv que je te supplie

(^ongnoistre en nioy, royne tresaccoinpiie :

(]ar Vpollo, ne (Uyo, ne Mercure,

Ne m'ont donné secours, ne soing, ne cure

Kn cest escript. Le zèle, que je dy,

L'a du tout faict et m'a rendu hardy

A te l'ofirir, tel que tu le voys estre.

Puis ton espoux est mon roy et mon maistre;

Uoncques tu es ma royne et ma maistresse ,

Voylà pourquoy me.s escriptz je t'addresse.

POUR l'IKRRi: VfVAHT A M AD A M K 1) K L () P. R A I MC. '

Je ne l'ay plus, libéralle princesse, Je ne l'ay plus, par mort il a prins cesse Le bon cheval que j'eu de vostre grâce. N'en sçauroit-on recouvrer de la race?

Certainement, tandis que. je l'avoye.

Je ne trouvois rien nuysant en la voye. En le menant par boys et par taillys Mes yeux n'estoient de branches assaillys. En luy faisant gravir roc ou montaigne Aultant m'estoit que trotter en canipaigne. Aultaiit m'estoit torrents et grandes eaux Passer sur luy,. comme petis ruisseaux; Car il sembloit f[ue les pierres se ostassent De tous les lieux, où ses piedz se boutassent.

Que diray plus? onc voyage ne feil Vvecques moy, dont il ne \li)t |)roulict. Mais maintenant toutes choses uie gicNcnl. r.raiirhcs au boys les yeux qnas\ me cirvcnl

I. l'iiMK'c (le ISiiiii'Imiii , ri'iinnc ilii duc Antoine de Loi'i'aiiic

i:i'iTin:s.

(]av If clieval que je poui'iiuiiue et iiiaine Est malheureux et brunche en pleine plaine. Petis iiiisseaux, graiis ii\iéi"es luy semblent: Pierres , cailloux en son chemin s'assembhMit : Et ne me domie en voiages bon heur.

0 clame illustre, ô parangon d'honneur, Dont ' i)i()r(''(l;i I(> grand bon heur secret J)u cheval mort, où j'ay tant de regret? Il ne vint point de cheval ne de selle; J'ay ceste foy qu'il procéda de celle Par qui je l'euz. Or en suis desmonté, La mort l'a pris, la mort l'a surmonté; - Mais c'est tout ung, vostre bonté nail've Morte n'est pas ; ainçoys est si tres\ ive Qu'elle pourroit non le résusciter.

Mais d'ung pareil bien me faire hériter.

S'il advient donc que par la bonté vostre Alonseigneur face un de ses chevaulx nostre, Treshumblement le supply qu'il luy plaise \e me monter doulcement et à l'aise.

Je ne veulx point de ces doulcetz chevaulx, Tant que pourray endurer les travaulx ; Je ne veulx point de mulle, ne mullet. Tant que je sois vieillard blanc comme laict : Je ne veulx point de blanche hacquenée. Tant que je soys damoyselle attournée.-

Que veulx-je donc? ung courtault furieux, l'ng courtault brave, ung courtault glorieux, Oui ait en l'air ruade furieuse, (ilorieux trot, la bride glorieuse.

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