I. D'où, (le quoi
•1. Vrtii ponipousonionf on donKiisclh'.
38 ()i:rvin:s di-; eu: m km m a mot.
Si je l'ay tel, Ibrt furieiisenieiil Le picqiieray et glorieusement.
Conclusion, si vous me noiiIcz d'oire.
D'Iioiiiiiic cl clicNal. ce ne sera ([ue gloire.'
1. Il paroit ((lie PiciTc \iiyart l'ioit >iiiiioiiiiiir' le (îlorieux.
KIMSTRIC UU'iL PERDIT \ L\ CONDEiMNADE* CONTRE I.KS COULEURS Dl.XE DAMOYSELLE.
Je l'ay perdue: il fault que je m'acquitte En la payant. Au fort, me voylà quitte. Prenez là donc l'épistre que sçavez, Kt si dedans peu d'éloquence avez, Si elle est sotte , ou aspre , ou à reprendi^e , Au composeur ne vous en vueillez prendi-e. Prenez-vous en aux fascheuses qui prindrent \ostre party, et qui lors entreprindrent De haultement leur caquetz redoubler Durant le jeu, allin de me troubler:
Prenez-vous en à ceulx qui me tro)nj)oienl Kt qui mon jeu à tous coups me rompoient : Preiipz-vous en à ffuatre pour le moins ()ui contre moy lurent tous fauk tesm()iiiti:s. Prenez-vous en à vous mesmes aussi Qui bien vouliez ([u'ilz teissent tons ainsi.
Si- on ne m'eust trouljlé de tani dr bave,- Vous eussiez eu une épistre fort brave. Qui eust parlé des dieux et des déesses,
I. Ji'ii de cartes assez si-nil)lal)le à notre lansquenet. 1. Bavai<laire.
GO (M-.IVUKS |)K C IJ': M K N T MAUOT.
El des iieul' cii'ulx, où sont toiilcs liesses.
Sur ces neuf cieulx, je vous eusse eslevée,
Et eusse laict une grande levée
De rétlîorique et non de bouclier.
Puis eusse dict comment on oyt crier
Au Ions d'enfer, plein de peines et pleurs,
Ceulx ({iii an jeu l'nrent jadis tronij)enrs.
Donnez-vous garde. Or brief, sans m'esclianllei-.
J'eusse descript tout le logis d'enfer.
Là où iront, si brief ne se réduisent,
Les vrays trompeurs, (pii ce monde séduisent.
I*nis qn"on m'a donc l'esprit mis en mal ayse,
Kxcusez-moy si l'épistre est maulvaise,
Vous asseurant, si l'eussiez bien gaignée,
Qu'elle eust esté, pour vray, bien besongnée:
Mais tout ainsi cpie nous avez gaigné,
Par mon serment, ainsi j'ay besongné.
Non qu'à regret ainsi faicte je l'aye.
Ne qu'à regret aussi je vous la paye;
Tous mes regretz, tontes mes grans donlenrs
Viennent, sans plus, de ce que les couleurs
N'ay sceu gaigner d'une tant belle dame,
A qui Dieu doinl i('|)()s de corps et d'àme.
i/ K I' I s T R t: it l; c. ou k n i. \ s N k.
A LYON JAMET HE SANSAY EN l'OICTOL. '
Je t'eiivoye un grand million De salutz , mon amy Lyon ; S'ils estoient d'or, ilz vauldroient mieulx: Car les Francoys ont parmi eulx Tousjours des nations estranges.
Mais quoy? nous ne povons estre anges; C'est pour venir à l'équivoque; Pource qu'une femme se mocque, Quand son amy son cas luy compte.
Or, pour mieulx te faire le compte :
A Romme sont les grands Pardons;
Il fault bien que nous nous gardons
De dire qu'on les appetisse;-
Excepté que gens de justice
Ont le temps après les chanoynes.
Je ne vey jamais tant de moynes,
()ui vivent et qui ne font rien.
L'empereur est grand terrien,
1. Nous donnons cette cpitœ, à cause du grand bruit ((nVlle lit en son temps, à cause surtout de réiégancc et de la vivacité du style. Nous la donnons, on en comprend la raison, sans commentaire.