‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 142 sur 474 · M A D AME DE R 0 S E L L E · texte numérisé non relu

M A D AME DE R 0 S E L L E

Eh ! oui .

13(î L OPTIMISTE.

ANGÉLIQUE

Le malheureux, sans doute, a bien souffert.

M. DORMRUIL.

Ma foi, c'est un joueur hardi, vif et tenace, Un pefit financier.

MADAME DE PL IN VILLE

Un financier ! de grâce, Vous le nommez...?

M. DORMEUIL

Dorval.

MADAME DE PLINVILLE.

Je l'avais soupçonné; .Monsieur, c'est notre bien que vous avez gagné.

M. DORMEUIL

J'aimerais mieux avoir gagné celui d'un autre. Mais il pourrait encor redevenir le vôtre : Il ne tiendra qu'à vous.

M. DE PLINVILLE.

Comment?

M. DORMEUIL

Rien n'est plus clair Je n'ai qu'un fils, madame, un fils qui m'est bien cher Unissez-le, de grâce, avec mademoiselle.

L'argent sera pour vous, et la terre pour elle.

M. DE PLINVILLE.

Monsieur....

M . DORMEUIL

Vous hésitez, et vous avez raison, Ne me connaissant pas. Mais Dormeuil est mon nom. Mon habit vous annonce un ancien militaire.

MADAME DE RO SELLE

Oui, monsieur était môme un ami de mon père, N'ayant qu'un seul défaut, et mille qualités. Ce parti me paraît très sortable.

(Bas à Angéliqiio. )

Acceptez.

M. DE PLINVILLE.

Ma fille, tu pourrais rendre cela possible.

MADAME DE PLINVILLE.

(A M. Dormeuil.)

Je l'espère. Je suis on ne peut plus sensible A votre offre, monsieur, je l'accepte.

M. DORMEUIL, très haut.

Mon fils, Venez remercier madame.

ACTF. V, SCÈNE XlII. I 37

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