‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 166 sur 474 · M. DE CRAC, SAINT-BRICE, VERDAC · texte numérisé non relu

M. DE CRAC, SAINT-BRICE, VERDAC

VERDAC, un peu échauffé du repas.

Je viens, mon cher varon, partager vos douleurs.

M. DE CRAC

Mais où donc étiez-vous?

VERDAC.

Qui, moi ? j'étais à table.

Sandis ! j'avais encore un appétit dé diable. Je né sais... Vous mangez si vite que jamais. D'honneur! je n'ai lé temps dé goûter chaque mets; Et tous assurément méritent qu'on les goûte. Il faut faire à loisir ce que l'on fait.

SAINÏ-BRICE.

Sans doute.

Mieux vaut ne pas manger que manger à demi.

VERDAC.

Au révoir.

M. DE CRAC

Quoi ! si tôt vous partez, mon ami?

VERDAC.

Je lé fais à regret : pardon si je vous quitte : D'une visite ou deux il faut que je m'acquitte. Chacun dé son affaire il sé faut occuper. Né vous dérangez pas : je réviendrai souper.

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