‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 262 sur 474 · C. HARLE, à part · texte numérisé non relu

C. HARLE, à part

Hélas!

MA IKVME EVRARD.

Oii'avoz-vous?

CH ARLK.

Rien.

M A D A M K ÉXR A RI).

Laissant un fils unique, Co neveu que je crains.

c H A RLE.

Que vous...? Terreur panique!

C'est à lui de vous craindre.

Oui, peut-être aujourd'hui :

Mais l'oncle alors sans moi l'eût rapproché de lui. <( Son entretien sera moins coûteux en province. Lui dis-je; chargez-m'en. » L'entretien tut très mince, Gomme vous pouvez croire. Il se découragea ; 11 jeta les hauts cris ; enfin il s'engagea. C'est où je l'attendais. Je sus avec finesse Exagérer ce tort, ce vrai tour de jeunesse : Et monsieur l'excusait encore.

CHARLE

Il est si bon!

MADAME EVRARD

Mon jeune homme écrivit pour demander pardon : Je supprimai la lettre, et vingt autres messages... J'en ai mon coffre plein.

CHARLE

Précautions fort sages !

MADAME EVRARD

J'en ai lu deux ou trois ; mais exprès, entre nous, Avec un commentaire.

CHARLE

Oh! je m'en fie à vous!

MADAME EVRARD

Il se perdit lui-môme.

Et comment, je vous prie?

MADAME EVRARD

Par inclination enfin il se marie, L'an dernier, à l'insu de son oncle.

f : HARLE.

A l'insu?

Il n'avait point écrit ?

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