SCÈNE PREMIÈRE
M. DUBRIAGE, seul, u» Ihre à la main.
Que ce mot est bien dit ! consolant écrivain,
D'adoucir mes ennuis tu t'efforces en vain.
« On commence à jouir, dis-tu, dès qu'on espère: »
Je jouirais aussi déjà, si j'étais père;
Mais pour un vieux garçon il n'est point d'avenir.
(Fermant le livre.)
Rien no. m'amuse plus, il faut en convenir,
Je ne me suis jamais amusé de ma vie ;
Mais, aujourd'hui surtout, je sens que je m'ennuie.
C'est qu'il est des momens où je me trouve seul,
Et porterais, je crois, envie à mon filleul.
Cette réflexion est un peu trop tardive :
Dans l'état où je suis il faut bien que je vive...
Us m'abandonnent tous... je ne sais ce qu'ils font. .
(Appelant.)
Madame Evrard !... Ambroise! Aucun d'eux ne répond. Pour Charte, il est sorti sûrement pour affaires :
(il s'assied.)
Je ne saurais me plaindre, il ne me quitte guères. SCÈNE II
M. DUBRIAGE, GEORGE.
GEORGE, de loin, à part.
Us sont sortis, entrons.
M. DUBRIAGE, se croyant seul encore.
Oui, j'ai moins de chagrin Quand Charte est avec moi ; nous causons.
GEORGE, toujours de loin et à part.
Bon parrai n !
U parle, et n'a personne, hélas ! qui lui réponde : Approchons.
M. DUBRIAGE.
C'est toi, George ? où donc est tout le monde ?