‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 296 sur 474 · MA UAMK ÉV 11 A III · texte numérisé non relu

MA UAMK ÉV 11 A III

Cette petite est le portrait du père.

M. DU BRI AGE

Oui, vraiment! et Julien, il ressemble à sa mère!...

MADAME EVRARD

A s'y tromper. Ces gens sont-ils assez heureux,

De voir ainsi courir et sauter autour d'eux

Leurs portraits, en un mot, comme d'autres eux- môme

M. DUBRIAGK.

J'y pensais : ce doit être une douceur extrôme.

Je ressemblais aussi beaucoup, je m'en souvien, A mon père... digne homme! il était assez bien... Ayant moins de richesse, hélas! que de naissance... On le félicitait sur notre ressemblance : Aussi m'aimait-il plus que ses autres enfans...

(Finement.)

Et puis il m'avait eue à plus de soixante ans. Je flattais son orgueil autant que sa tendresse : il m'appelait souvent l'enfant de sa vieillesse.

A plus de soixante ans !

M A D A M E EVRARD

Oui, c'est qu'il était frais î Et même il a vécu vingt ans encore après. Allons ! vous retombez dans votre rêverie.

M. DUBRIAGK.

Il est vrai.

MADAME EVRARD

Je ne sais... excusez, je vous prie...

Mais vous semblez avoir quelque chose.

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