MA UAMK ÉV 11 A III
Cette petite est le portrait du père.
M. DU BRI AGE
Oui, vraiment! et Julien, il ressemble à sa mère!...
MADAME EVRARD
A s'y tromper. Ces gens sont-ils assez heureux,
De voir ainsi courir et sauter autour d'eux
Leurs portraits, en un mot, comme d'autres eux- môme
M. DUBRIAGK.
J'y pensais : ce doit être une douceur extrôme.
Je ressemblais aussi beaucoup, je m'en souvien, A mon père... digne homme! il était assez bien... Ayant moins de richesse, hélas! que de naissance... On le félicitait sur notre ressemblance : Aussi m'aimait-il plus que ses autres enfans...
(Finement.)
Et puis il m'avait eue à plus de soixante ans. Je flattais son orgueil autant que sa tendresse : il m'appelait souvent l'enfant de sa vieillesse.
A plus de soixante ans !
M A D A M E EVRARD
Oui, c'est qu'il était frais î Et même il a vécu vingt ans encore après. Allons ! vous retombez dans votre rêverie.
M. DUBRIAGK.
Il est vrai.
MADAME EVRARD
Je ne sais... excusez, je vous prie...
Mais vous semblez avoir quelque chose.