‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 310 sur 474 · M. DLBRIAGE, LAURE, MADAME EVRARD · texte numérisé non relu

M. DLBRIAGE, LAURE, MADAME EVRARD

MADAMK EVRARD, de loin, à part.

Encor là !

M. DU BRI AGE, un peu embarrassé, à madame Éviard.

C'est VOUS, quel sujet vous amène, Madame?...

MADAME EVRARD

Je le vois, ma présence vous gêne.

M. DU BRI AGE

Comment?...

MADAME EVRARD

Que sais-je enfin ?... Mais c'est moi qui pourrais Nous demander quels sont les importants secrets Que vous confie encore ici mademoiselle. Depuis une heure, au moins, vous causez avec elle; Et ces mystères-là me surprennent un peu.

M. DU BRI AGE, d'un ton faible.

Pourquoi, madame Evrard? Eh! oui, j'en fais l'aveu, J'aime à l'entretenir : ne suis-je pas le maître? Et puis, j'étais bien aise enfin de la connaître : Je ne m'en repens pas.

MADAME EVRARD

Oui, je vois que d'abord Sa conversation vous intéresse fort.

M. DUBRIAGE.

J'en conviens ; et vraiment vous en seriez surprise.

M A D A M E EVRARD

Fort bien ; mais ce n'est pas pour causer qu'on l'a prise

M . DUBRIAGE.

Soit. Elle me parlait de l'éducation...

MADAME EVRARD

Allons ! c'est bien cela dont il est question !

(a Laure.)

Descendez à l'instant.

Que faut-il que je fasse ?

MADAME EVRARD

Mnrthe va vous le dire. Allez donc.

(Laure sort.^

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