‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 311 sur 474 · M . DU B H I A G H · texte numérisé non relu

M . DU B H I A G H

Elle paraît sensible.

MADAME EVRARD

Eh ! qui vous dit que non?...

(Se rudoucissunt.)

D'ailleurs, à votre avis, suis-je donc si méchante !

M . DUBRIAGE.

Non... mais c'est que vraiment elle est intéressante ; Elle a...

M A D A M U EVRARD

De la douceur peut-être j'en conviens.

Mais rappelons, monsieur, cet aimable entretien. Ces mots charmants qu'allait exprimer votre bouche...

M DUBRÎAGE.

Ce n'est pas seulement sa douceur qui me touche ; C'est qu'elle a de la grâce, un choix de termes purs, Surtout de la sagesse et des principes sûrs.

M A DAM K É A' R A R D

Oui, je le crois .. Tantôt, ou je me suis trompée. Ou d'un grand mouvement votre âme était frappée.

Cette fille a vraiment un mérite accompli.

MADAME EVRARD

Vous ne parlez que d'elle, et semblez tout rempli... Un moment vous a-t-il fait perdre la mémoire Des discours de tantôt?

M. DUBRIAGE.

Non : pourriez-vous le croire?. ..

Je vous suis attaché... Mais quoi ! les mots touchants De cette enfant...

MADAME EVRARD

Encor ! c'est se moquer des gens.

M. DUBRIAGE.

Vous avez de l'humeur.

Page 1