‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 341 sur 474 · MADAME D I R ^• A L · texte numérisé non relu

MADAME D I R ^• A L

Bonjour. Vous avez l'air bien satisfait j'^messieurs?

FLORVEL

Oui, nous venons de faire un travail... ; et, d'ailleurs., Eùt-on quelque nuage, adorable cousine, Ces yeux tendres et doux, cette charmante mine, Suffiraient sûrement...

MADAME DIRVAL.

Pour VOUS mettre d'accord, N'est-ce pas? je devine un compliment, d'abord. La gaîté, j'en conviens, suie a droit de me plaire. Je ne sais pas comment on se met en colère. bispuicTTifDëretlèr ! . . . en a-t-on le loisir ? C'est autant de larcins que l'on fait au plaisir.

Voilà ce^ue j'appelle une philosophie... !

''' MADAME DIRVAL.

Fort simple, n'est-ce pas, mon cher oncle?

" M. MORAND, a-5«is. (décrivant.

Oui, Sophie.

MADAME DIRVAL à Florvel.

A propos, j'aurais pu me faire attendre un peu.

FLORVEL

Oui, l'on vous voit toujours trop tard, j'en fais l'aveu.

MADAME DIRVAL.

Toujours galant, aimable!

FLORVEL

Eh ! mais, j'ai dans l'idée Que c'est led'Héricourt qui vous a retardée.

MADAME D I R VAL, avec un peu d'embarras.

Nous n'avons pas ensemble eu bien long entretien. Je sortais de chez moi comme il venait. •

FLORVEL

Fort bien !

Lui seul...

MADAME DIRVAL.

Madame Euler serait-elle venue?

Mais, oui.

3<iS hKS Mcf'ARS DL- JuUll.

MADAMK DrRVAL.

J'ai bien regret de ne l'avoir point vue.

FLORVKL.

Bon ! elle reviendra: le malheur n'est pas grand.

Page 1