‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 345 sur 474 · I.e riche cabinet! quel coup d'œil! j'admirais · texte numérisé non relu

I.e riche cabinet! quel coup d'œil! j'admirais

Car, pour en bien juger, j'ai trop peu de science ;

Mais qu'il faut avoir eu de soin, de patience.

Pour ranger ces métaux, ces animaux divers !

11 semble qu'on ait là rassemblé l'univers.

Et ce vaste jardin ! des plantes apportées

De tous les coins du monde, en ordre, étiquetées !

Je dévorais des veux ces arbrisseaux, ces fleurs,

Dont môme avec plaisir j'ai reconnu plusieurs.

Je goûtais un délice, une volupté pure.

Savourant à longs traits cette belle natii^rCj^

SimypOTryTrîrm'eu distlraire et ni'en rassasier.

MADAME DIRVAL.

Oui, je sens...

M, MORAND

Je le vois d'ici s'extasier.

Ton spectacle est superbe.

FORMONT

11 vaut bien Bagatelle :

Car je me souviendrai de celte heure mortelle Que lu m'y fis passer. Essuyer poudre et vent. Galoper ou trotter sur un sable mouvant ; Aller et revenir entre deux tristes files De piétons harassés et de chars immobiles ; Saisir à la volée, ou jeter au hasard Des demi- mots sans suite ; affronter le regard De jeunes gens, souvent d'un ridicule extrême,

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