‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 370 sur 474 · MADAME D I R V A L · texte numérisé non relu

MADAME D I R V A L

En ce moment surtout^ J'éprouve unelanglieur, je ne s^rtsrtprerdéfeoni...""'"'^^'''^'**'^

MADAME EULER

Qui va se dissiper : vous vivez dans un monde Où le chagrin n'a pas de trace bien profonde.

MADAME DIRVAL.

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MADAMK EULER.

Ah ! ma chère Dirval !

Et pour vous égayer, n'allez-vous pas au bal?

Eh ! oui, pour essuyer un monde, une cohue ! La moitié m'en sera, je parie, inconnue. Vous êtes dispensée, au moins, de tout cela : Vous êtes bien heureuse.

MADAME EULER

Eh ! mais, ce bonheur-là, Sophie, on peut l'avoir quand on veut, ce me semble. Restez, nous passerons cette soirée ensemble. Tous quatre, Euler, Formont...

MADAME DIRVAL.

Eh ! le puis-je ?

MADAME EULER

En ce cas.

Allez à votre bal, et ne vous plaignez pas. Vous connaissez pourtant madame de Melzance ; Sa réputation, soit dit sans médisance... Un bal chez elle I

MADAME DIRVAL.

Eh ! mais tout Paris y sera.

MADAME EULER

Quel mélange alors ! puis, qui vous y conduira ? Je vous vois sans mari, sans frère, sans amie.

MADAME DIRVAL.

Mais madame Verseuil m'accompagne.

MADAME EULER

Ah ! Sophie !

Quel guide ! Non, tenez, je n'aime point ce bal.

Pourquoi ? dans tout ceci je ne vois point de mal.

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