‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 372 sur 474 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

MADAME EULER

Pardon, si je vous fais souffrir.

Je vous blesse, il est vrai; mais c'est pour vous guérir. Je ne suis point, Sophie, un censeur inflexible : Je plaindrais, je l'avoue, un amant vrai, sensible, Et môme alors pour vous tout mon cœur saignerait. Mais aimer un ingrat, peut-cire un indiscret! Pour prix d'une faiblesse cire encore malheureuse, Et n'oser se plaindre!,., ah ! cette idée est affreuse.

MADAME DIRVAL.

Vous peignez tout vraiment sous de noires couleurs.

MADAME EULER

Et VOUS ne voyez, vous, ma chùre, que les fleurs, Chemin doux et riant qui mène au précipice : Je veux vous en sauver.

MADAME DIRVAL.

Mon cœur vous rend justice.

(voyant d'Héricoiirt.)

Ah! je le vois.

MADAME EULER, à part.

Adieu le fruit de mes discours.

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