‹ Œuvres de Condorcet (volume 2)Chapitre 60 sur 205 · A CONBORGET · texte numérisé non relu

A CONBORGET

4 niai 1775.

J'envoie à l'orateur de la raison et de la patrie quelques exempIaire^Me son ouvrage sur les blés (^i), qui m'arrive dans le Cornent. Veut-il qu'on lui en fasse passer d'autres ?^. /

Il sera servi sur-le-Aïamp.

J'attends la continuation dçs lettres qui soutiennent les opinions d'un jsagôi^S) contre les systèmes d'un banquier (4). Ce procès doit intéresser toute la nation et l'Europe entière^

Je suis très-fôché qu'an banquier défende une si mauvaise cause. Je suiV (acbé aussi d'avoir prié les Bertrands de demander l'avis de Beaumont et de Target. Quand on veut conduire ses affaires à cent lieues de chez soi , on les fait toujours mal. A peine a-ton écrit une lettre qu'il survient un incident qui change tout, et c'est à recommencer.

N'allez point chez des avocats, messieurs Bertrands, ne faisons rien, et attendons.

(i) Élie de Beaumont, avocat de d'ÉtalIonde. (a) Réflexions sur le commerce des blés, (Voy. t. XI, p. 99.) Imprimé à Genève par les soins de Voltaire.

(3) Turgot.

(4) Necker,

ENTRE VOLTAIRE KT GONDORCKT. 8l

Mais surtout je vous conjure de ne jamais écrire à mon cher Tressan , que d'étranges machines , ^rs feux follets dun instinct per\^erti^ vont persécutant {écrivain sans parti ( i ).

Je ne suis pas étonné que M. le garde des sceaux n'ait rien entendu à cet abominable galimatias. Il faut bien se donner de garde de faire courir de pa* reilles sottises ^ qui seraient capables de faire un tort irréparable.

A regard du jeune homme sacrifié par les bœufs^ tigres {pL) j c'est à son maître à prendre vivement ses intérêts. Cest à lui de protéger les gens qui pensent comme lui. Il ne donne pas dans cette affaire un grand exemple de magnanimité; s'il ne fait pas rougir et trembler les bœufs-tigresje ne te regarde que comme un singe.

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