‹ Œuvres de Condorcet (volume 4)Chapitre 51 sur 117 · FÉVRIER · texte numérisé non relu

FÉVRIER

LEÏÏRE

DE

Qu'importe à un homme de bon sens les manifestes des rois contre d'autres rois? Ils s'y accusent récipi'oquement d'avidité, d'injustice et de perfidie, et on n'a pas besoin de les lire pour savoir qu'ils ont tous raison ; mais celui que vous venez de publier, pour ou contre la nation française, a excité ma curiosité. C'est une chose si rare qu'un ministre fasse même semblant de défendre les droits du genre humain ! et j'ai voulu voir si vous aviez rempli ce rôle difficile avec probité ou avec adresse.

Je laisse à ceux que vous attaquez le soin de répondre au noir de vos pages ; c'est du blanc seul que je veux parler. L'abbé Galiani prétendait que c'est

(i) Dans un moment où les jacobins ont mis à l'ordre du jour la discussion des vices, non de la nation anglaise, mais de son gouvernement, nous croyons que l'écrit suivant, que nous savons avoir été composé par un Anglais, ne contribuera pas peu à jeter des lumières sur cette question. On peut le regarder comme une réponse au manifeste de Pitt : ou verra que les Anglais sont loin de partager les vues et les sentiments dont Pitt est l'âme envers la nation française,

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