III. La seconde question est plus importante; la V. 2C
première, en effet, ne pounait élre décidée d'une manière difféienle de la nôtre par aucun philosophe. Il se pourrait tout au plus qu'un prêtre de Sammonocodon, hypocrile et sophiste, voulût prouver à un roi de Siam, que si les Siamois ne croyaient pas que Sammonocodon est venu sur la teire exprès pour leur apprendre qu'il ne faut pas se manger les uns les autres, ils se mangeraient sur-le-champ. Mais personne en Europe n'oserait faire de pareils raisonnements.
Les motifs erronés ont lui inconvénient semblahle à celui des faux principes; c'est que si un homme qui est convaincu des vérités morales, n'y conforme ses actions que dans la vue de ces faux motifs, les principes raisonnables, les sentiments naturels qui portent à tenir une conduite juste , s'affaibliront nécessairement, et il sera exposé à n'avoir plus de morale, s'il découvre la fausseté de ces motifs erronés.
Ils ont encore un autre inconvénient, l'habitude de déraisonner; plus l'objet sur lequel on déraisonne est important, plus on s'en occupe, plus les influences de celte habitude deviennent dangereuses. C'est surtout sur les objets analogues à celui sur lequel on déraisonne, ou que l'on y joint par habitude, que ce défaut s'étend le plus fortement et le plus vite. Il est donc bien difficile que l'homme qui se croit obligé de se conformer, dans sa conduite, à ce qu'il regarde comme des vérités utiles aux hommes, mais ([ui s'y croit obligé par des niotifs erronés, raisonne bien juste sur ces vérités; plus il sera attentif à ces
s IL EST UTILE AUX HOMMES d'ÊTRE TROMPÉS? 355
motifs, plus il y attachera d'importance, plus il sera exposé à se tromper.
11 suit de là, que plus les motifs seront absurdes, plus ils seront dangereux; et que plus ils approcheront de la vérité, c'est-à-dire, plus il sera difficile d'en découvrir la fausseté, moins ils auront d'inconvénients.
Par exemple, un homme qui croit avoii- trouvé la cpiadrature du cercle est sûrement plus près de déraisonner sui" toute autre chose, qu'un homme à qui il sera échappé un paralogisme subtil.
Quelle serait d'ailleurs l'utilité de ces motifs? Ce ne pourrait être que l'insuffisance des motifs naturels, et il faut l'avouer, l'opinion de cette insuffisance a été si fort enracinée par des sophistes, qui trouvaient leur profit à dégrader les hommes pour les tromper, qu'elle est devenue une des erreurs les plus répandues et les plus funestes. Mais, en même temps, elle est si avilissante pour l'espèce humaine, que tout homme d'un génie élevé et d'une âme pure aurait
purt
sans doute de la peine à l'admettre, si l'habitude ne le familiarisait avec tout ce que cette opinion renferme de honteux et de funeste. Examinons-la de sang-froid; et pour la combattre, tâchons d'oublier un moment combien elle est révoltante.
Il est aisé de voir d'abord qu'en supposant une !)onne législation, une bonne constitution politique, les hommes auront dans la conduite de la vie assez des motifs naturels tirés de leur intérêt, pour se bien conduire dans la plupart de leurs actions, à moins (ju'ils ne soient égarés par des passions. Or, l'expé-
rieuce a prouvé que ces motifs tant vantés ne font rien de plus. En effet, comment agiraient-ils? En opposant l'enthousiasme de la peur ou de l'espélance , etc. , à celui des passions. Il faudrait donc rendre tous les hommes enthousiastes; sans cela , tout homme qui deviendrait passionné cesserait d'être arrêté par ces motifs. Mais vous n'en avez pas besoin dès que vous admettez des hommes enthousiastes. L'eireur seule n'a pas le droit exclusif d'exciter l'enthousiasme.
On sait quel pouvoir la crainte de l'opinion a sur les hommes : dans le cas des duels, elle leur fait braver l'amour de la vie, de leur état, de leur for! une, la crainte de l'enfei-; et son effet est si sûr, que sur mille hommes qui refusent de se battre, il ne s'en rencontre pas un qui ait un autre motif que la peur. La crainte d'être regardé comme un méchant par lous les hommes, crainte inévitable poui- le coupable, dans le cas oh ils seraient éclairés sur leurs vrais intérêts, la crainte de nos propres remords peut faire le même effet. Celte crainte existe naturellement dans toutes les âmes; il est aussi impossible à un homme que les préjugés, l'habilude ou réducation n'ont pas dénaturé, de commettre une action qui cause de la douleur à un autre homme, sans éprouver une sensation douloureuse, que de se couper le doigt, sans se faire mal, lorsqu'il n'est point paralytique.
Il suffira donc que l'éducation porte ces motifs )us(|u'à l'enthousiasme. L'enthousiasme consisterait alors à se lepréscntcr fortemenl,.et à la fois, tous \<es
s'il est LTILE ALIX HOMMES DETRE TROMPES? 357
maux qui naitront pour nous el pour les autres d'une mauvaise aclion ; cène serait pas une erreur, mais une manière plus forte, plus rapide, plus entière de voir la vérité. Ainsi, ce ne serait pas tromper les hommes que de les disposer à cet enthousiasme. Or, de pareils motifs fondés sur la constitution de l'homme, sur ses passions, seront moins oubliés, et agiront plus constamment que les motifs erronés; et ils peuvent agir sur un plus grand nombre d'hommes. On ne perd point cet enthousiasme, comme on perd celui qui est fondé sur l'erueur, en découvrant la vérité : on ne le perd que lorsque les passions s'éteignent, et ce motif d'être vertueux ne s'affaiblit qu'avec l'intérêt de ne l'être pas.
[.'objection qu'il faut un frein aux crimes secrets, n'en est pas une. En effet , i'' la crainte de la bon le, portée jusqu'à l'enthousiasme, ne permet guère de regarder comme sûrement cachée aucune action vraiment criminelle, et la certitude du secret le plus impénétrable ne sauve pas un coupable du sentiment pénible qui précède le crime, et de la terreur des remords qui le suivent. 2° Les crimes cachés qu'une grande passion a intérêt de faire commettre sont très-rares, dépendent de combinaisons singulières; et ainsi en supposant cpie l'enthousiasme de la peur soit plus fort que celui des passions, et que la crainte des remords ne puisse le renq)lacer, les occasions où cette frayeur serait utile sont si rares, que les inconvénients de ces motifs erronés l'empoitent de beaucoup sur leurs avantages. Nous n'avons pas besoin de prouver que ces motifs erronés n'empêchent
pas (jLielquefois les crimes; il suffit que ces motifs ne les empêchent ni plus souvent, ni plus sûrement (|ue les motifs naturels. Nous n'avons pas même besoin de supposer qu'il n'v ait point des cas oi^i ces motifs erronés puissent agir sur des individus assez mal constitués pour que les motifs naturels eussent manqué leur effet : mais il suffit que les avantages des motifs erronés soient nuls en comparaison du mal que ces erreurs entraînent après elles. Ce n'est point d'empêcher seulement des crimes secrets, réservés aux grands scélérats, qu'il s'agit dans une morale utile au bonheur des peuples; c'est d'empêcher la foule des petits crimes, c'est d'empêcher surtout les grands crimes publics. Or, pour empêcher les pelils crimes inspirés par les petites passions, les motifs naturelssont suffisants; etquant aux grands crimes publics, tels que l'oppression du peuple, la destruction de la constitution de l'Etat, les proscriptions, les massacres , interrogeons l'histoire, et nous verrons que ce sont des lumières et de bonnes lois qui ont manqué aux peuples qui en ont été la victime, et non des motifs surnaturels ; nous verrons que ces motifs surnaturels ont même été souvent le prétexte de ces horreurs, ou ont servi à en étouffer les remords.
Remarquonstoujoursqu'on suppose ici une bonne législation, un peuple éclairé; la supposition contraire rentre dans les autres parties de nos questions.
Nous supposons toujours aussi que ces motifs de crainte sont faux, parce que , s'ils étaient vrais, ils seraient plus ou moins utiles; mais ils ne seraient point niusiL>les.
s'il l'ST IJTILK AUX HOMIVIFS d'ÊTUE TROMPÉS? 359
IV. Jusqu'ici nous avons montré que l'erreur ne peut être que nuisible en général. Mais on peut demander si, vu l'ignorance où la plupart des hommes sont liviés, il n'y a pas certaines vérités difficiles à comprendre, et auxquelles il faut substituer l'erreur, du moins pour les ignorants, les sots, les hommes faibles. On peut demander encore si on doit plonger dans l'erreiu" les classes d'hommes à qui les besoins physiques ne laissent pas le temps de s'instruire.
Les vérités nécessaires au commun des hommes ne sont pas conq)liquées par elles-mêmes. Si elles le paraissent , c'est parce qu'elles ne s'offrent aux philosophes qu'avec l'appareil des difficultés que la métaphysique a introduites. Les philosophes ont raison d'approfondir ces objets; mais le peuple pourrait connaître la vérité sans l'approfondir. Un homme a-t-il besoin de beaucoup réfléchir pour sentir qu'il est de son intérêt de ne point faire de mal aux hommes qui l'entourent; que s'il leur nuit par des actions qui ne sont pas du ressort des lois, il s'expose à leur haine; que s'il se rend coupable des torts plus graves, il s'expose à la vengeance des lois? Faut-il beaucoup réfléchir pour sentir qu'on n'a pas le droit de faire mal à un autre; que la propriété de chacun doit être inviolable pour l'avantage même de chacun ? Ces vérités sont simples ; elles suffisent pour régler la conduite du peuple, dont les actions ne sont pas plus compliquées que ses idées.
On ne nait point avec un esprit faux. Mais il esl aisé de faire adopter pour vraies, soit des erreurs, soit des maximes fausses qui ont une apparence de
36o DISSERTATION SUR CETTK QUESTION :
vérité. Le goût de la subtilité, la vanité , les préjugés liés à nos intérêts et à nos passions, multiplient les esprits faux. Si piesque partout le peuple a l'es^prit faux, ce n'est point parce qu'il est ignorant ; mais parce (|ue , pi-esque partout , on a tout fait pour rendre les hommes stupides et fous.
Si le peuple n'a rien à gagner à êtie lionnète, s'il est souvent exposé à la tentation de commettre des crimes pour se procurer le nécessaire, c'est la faute des lois; et comme ce sont les cireurs qui lendent les lois mauvaises, il serait plus simple de détruire ces erreurs que d'en ajouter d'autres pour réparer le mal des premières. Il ne faut pas tomber dans cette faiblesse imbécile de bénir comme utiles des systèmes d'erreurs, parce qu'on peut les employer à réparer une petite partie du mal ([u'ils ont fait.
Au reste, ce que nous avons dit ci-dessus s'applique également ici. L'erreur ferait sans doute quelque bien, elle préviendrait quelques crimes, mais elle ferait de plus grands maux; ces erreurs qu'on mettrait dans la léte du peuple le rendraient stupide : or, de la stupidité à la séduction et à la férocité, il n'y qu'un pas. De plus, si les motifs {|u'on lui donne pour être juste ne font qu'une faible impression sur son esprit , ils ne dirigeront pas sa conduite; s'ils en font une vive, ils le rendront enthousiaste, et enthousiastepour l'erreur. Or, l'enthousiaste ignorant n'est plus un homme ; c'est la plus terrible des bêtes féroces.
Enfin, si on laisse des hommes, (juels (ju'ils soient , maîtres de la morale du peuple, il n'y a plus ni repos, ni liiierlé , ni vertu dans une nation. Si on
s'il est ITILE AUX HOMMES d'ÊTRE TROMPES? 36 1
laisse le peuple maître de raisonner sur la morale, et qu'on y ajoute seulement des motifs faux , on tombe dans une étrange contradiction : on avoue, d'un côté, qu'il a assez d'esprit pour démêler ce qui est juste, et j)as assez pour savoir qu'il a intérêt d'être juste : or, c'est tout le contraire ;yV a aurai point de protecteurs , mes voisins rn auront en aversion , les lois me puniront si je fais telle action : sont des idées plus sinqoles que celles dont un homme aurait besoin pour savoir (ju'une telle action est juste ou injuste.
Enfin, qu'on examine la plupart des hommes qui commettent des crimes, ce n'est pas en général faute d'avoir été élevés à reconnaître des motifs étrangers d'être justes. Le nombre des coupables parmi les hommes à préjugés est en plus grande proportion avec le nombre total des hommes, que celui des coupables dans la classe de ceux qui sont au-dessus des préjugés, n'est au nombre total de ceux qui la com])osent. Combien peu de crimes le défaut de ces motifs ferait-il commettre de plus! Comparons donc l'effet de ces crimes à celui des horreurs que ces motifs ont fait commettre, à la Saint-Barthélémy, aux massacres d'Irlande, etc. Songeons que si un peuple, animé par ces motifs, est trompé, ou se trompe sur la morale, ils deviennent alors un instrument de crimes, et de ces grands crimes qui font le malheur des nations et la ruine des enqjires.
Je n'ignore pas que, dans l'état actuel de l'Europe, le peuple n'est pas capable peut-être d'avoir une véritable morale : mais la stupidité du peuple est l'ouvrage (les iusli: niions sociales et des supcislitions. Les
hommes ne naissent ni slupides, ni tons; ils le deviennent. En parlant raison au peuple, en ne lui apprenant que des choses vraies, dans le petit nombre d'instants qu'il peut donner à la culture de son esprit, on pourrait l'instruire du peu qu'il lui est nécessaire de savoir. L'idée même du respect qu'il doit avoir pour la propriété du riche n'est difficile à lui insinuer que, i° parce qu'il regarde les richesses comme une espèce d'usurpation , de vol fait sur lui, et malheureusement cette opinion est vraie en grande partie.
2" Parce que son excessive pauvreté le fait toujours se considérer dans le cas de la nécessité absolue, cas où des moralistes même très-sévères ont été de son avis.
3° Parce qu'il est aussi méprisé et maltraité comme pauvre, qu'il léserait après s'être avili par des friponneries.
C'est donc uniquement parce que les institutions sont mauvaises, que le peuple est si souvent un peu voleur par principe. En général , quelque principe de morale, de vertu, de religion, qu'on donne à un peuple, il n'y aura jamais ni mœurs, ni vertu , ni morale, que dans les pays où il sera de l'intérêt des hommes d'en avoir, ou plutôt dans lesquels les hommes ne croiront pas avoir un grand intérêt d'en manquer; car, quoi qu'en aient dit certains moralistes, lorsqu'on n'auia qu'un peu moins d'intéiét à choisir le bien que le mal, ce sera toujours le bien que l'homme choisira.
I*armi les classes d'hommes ([iie iV>n croit devoir
s'il kst utile aux ^[ommes d'être tuompés? 363
dévouera l'erreur, on place quelquefois les femmes et les enfants. Quant aux femmes, comme il n'y a (Je différences entre elles et nous que celles qui tiennent au physique de leur sexe, l'idée qu'il faut les soumettre à des erreurs dont les hommes peuvent s'affranchir, ne peut être soutenue que par ceux «|ui veulent être leuis tyrans; et les principes que nous avons exposés ci-dessus prouvent que dans ce cas l'erreur n'est utile ni aux hommes ni aux femmes.
La plupart des parents croient bien faire de tromper les enfants sur les motifs qui doivent régler leurs actions; mais pourquoi des parents veulent-ils donner à leurs enfants des motifs dont euxmêmes connaissent la fausseté? Est-ce pour leur conduite dans l'enfance? Non, sans doute. Cette habitude des bonnes de remplir la têle des enfants de terreurs puériles, pour les conduire phis aisément, est bannie de toute éducation raisonnable.
Ce n'est point pour l'âge mur : car alors les parents doivent croire que les principes qui leur restent à eux-mêmes sont suffisants pour être honnêtes; et s'ils ne le croient pas , ils ne doivent point penser qu'il importe à leurs enfants d'en avoir d'autres. Autrement , ils ne voudraient les rendre meilleurs qu'eux, (|ue pour en faire des dupes. Reste donc l'espace de temps qui sépare l'enfance de l'âge miir, le temps des passions et des faiblesses, temps pour lequel on craint (pie la raison seule ne soit trop faible : or, cet espace est précisément celui où les jeunes genssentironl la contradiction cpù règne entre leurs penchants
364 DISSKUTATION SUR CETTE QUliSTlOJN :
et les opinions qu'on y oppose , et voudront examiner le fondement de ces opinions. Ce fondement fragile tombera au premier choc , et l'édifice entier de la morale s'écroulera avec lui. C'est précisément à cet âge , où la raison n'est pas encore dans sa force, que la distinction entre les fondements qui ont appuyé la morale, et les principes mêmes de la morale, est très-difficile, et qu'il est presque impossil)le de distinguer, parmi les actions que l'éducation fait regarder comme criminelles, celles qui sont ou vraiment criminelles, ou indifférentes, ou même louables; de substituer, dans l'ordie qu'il faut établir entie les mauvaises actions, un ordre fondé sur la nature, à un ordre fondé sur la superstition; distinction nécessaire, non pour diriger ses actions (car il faut éviter toutes celles qui sont mauvaises), mais pour juger les autres hommes et traiter avec eux. Ainsi, pour préserver les enfants de quelques-unes des fautes de la jeunesse, on les expose à n'avoir jamais de morale, et à commettre tous les crimes de l'âge mûr.
Il existe un inconvénient plus dangereux encore: les erreurs qu'on veut inspirer à ses enfants, et que soi-même on a secouées, nous paraissent humiliantes ; on se cache d'autant plus mal de les avoir lejetées, qu'on serait honteux d'être soupçonné de les avoii- gardées; l'enfant à peine libre, à peine livré à la société de ceux de son âge, apprendra donc, pour première leçon , que tous ses parents , que tous les honmiesqui ont voulu lui parler de ses devoirs, sont des menteurs et des hypociiles; il sera tenté d'étendre, jusque sur leurs actions, celle fausseté (pi'il a
s'il est utile aux hommes d'être TROiVIPÉS? 365
surprise dans leurs opinions. Il est inutilede ùûre sentir les suites de celte découverte. On ne peut, non plus, espérer de prolonger ces erreurs, parce que tout le reste de l'éducation les contrarie; parce qu'on a cherché à faire connaître à l'enfant tout qui lui est nécessaire pour sentir l'absurdité de ce qu'on a voulu lui faire croire.
Pour substituer aux erreurs de son éducation des principes raisonnables, il faut qu'un jeune homme se forme des idées justes et précises de ces mêmes objets, sur lesquels il n'a jamais eu que des idées vagues et fausses; au lieu que pour être désabusé des erreurs qu'on lui a enseignées, un moment de réflexion lui suffit. Ainsi, par cette mauvaise éducation, on prive ses enfants de connaissances utiles, nécessaires, qui deviennent difficiles à acquérir, et on donne pour base à leur morale des erreurs qu'ils perdront trèsaisément.