DES IMPRIMEURS DE
Nous avons cru faire plaisii- au public, en léunissant dans un même volume plusieurs ouvrages faits par des auteurs différents, mais qui ont le même objet, et qui sont écrits dans un même esprit.
Ce qui nous a déterminés surtout à les publier', cest que, malgré la licence, aujourd'hui si commune, avec laquelle on attaque la religion catholique, apostolique et romaine, les auteurs de ces ouvrages l'ont également respectée.
Nous avons consulté, avant d'en commencer l'impression, plusieurs théologiens éclairés, qui tous nous ont répondu qu'ils n'y avaient trouvé aucune proposition qui fût contiaire aux dogmes de la religion catholique. Ce serait une grande consolation pour nous, si nous pouvions ajouter ici le nom de ces savants théologiens qui ont approuvé, ou même encouragé notre entreprise; mais ils n'ont pas voulu nous le permettre. Ils nous ont montré une liste
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exacte des lliéologiens perséciilés par- les pièlies ; saint Atlianase, saint Jean CUrysostome, saint Hi~ laire de Poitiers , etc. , étaient à la tète de celle liste , et elle était plus longue encore que celle des philosophes persécutés pai- les théologiens.
Comme on dit assez de mal des jésuites dans ces ouvrages, nous avons ciaint que les auteurs ne lussent jansénistes : nos théologiens nous ont lépondu qu'ils ne pouvaient en juger d'après la lecture (pi'ils en ont faite; (ju'on peut blâmer la conduite intolérante et artificieuse des jésuites, sans rejeter leurs opinions sur la grâce; que, d'ailleurs, puisque Pascal, Racine et Abraham Chaumeix avaient été jansénistes, cette qualité ne prouvait rien, ni j)our, ni contre le mérite d'un auteur.
La manière dont on parle du clergé dans quel((ues endroits nous a fait naître des scrupules; nos tliéologiens nous ont rassurés; ils nous ont prouvé que les plus grands saints de l'Église catholique avaient parlé des abus du clergé avec bien plus de vigueur, lis nous ont montré dans saint Beiiiard , dans saint (Grégoire de ÎNazianze, des passages qui nous oui fait frémir.
Ce volume renfeiine ([uatie ouvrages différents :
i" Le récit de ce qui s'est passé au pailemeni le i5 décembre 1778.
T.e discours de M. de lîrelignières est un modèle
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(le raison et d'éloquence : il aurait fait beaucoup de l)ruit, si l'on s'occupait sérieusement, à Paris, d'autre chose que de plaisirs, d'intrigue ou d'argent.
•ji" Des réflexions d'un citoyen catholique sur les lois de France , relatives aux protestants.
Ces réflexions ont été déjà imprimées plusieurs fois, et sous différents titres. L'exposition des lois de France, actuellement subsistantes, nous a paru toute claire, et même très-propre à faire sentir la nécessité d'un changement; mais ce qu'ajoute l'auteur sur la manière de faire ce changement nous a semblé un peu vague. On pourrait lui dire, comme dans Rome sauvée :
Dans le péril pressant, qui croît et nous obsède, Vous montrez tous nos maux, montrez- vous le remède
3" Le troisième ouvrage est d'un professeui- en droit ; il contient un plan de législation où nous avons cru voir de bons principes de politique, et surtout beaucoup d'humanité. Cet ouvrage, ainsi (|ue le précédent, sont plutôt des dissertations de jurisconsuhe que des ouvrages philosophiques.
Le style du dernier surtout est très-grave, et même un peu sec; on y remarque cette incorrection dont les auteurs qui vivent dans la province ne s'affranchissent jamais. La coirection, ainsi que l'arl do londre la raison ngrénble cl [)i<|uanl(', ne peuvent