‹ Œuvres de CoquillartChapitre 22 sur 167 · ET PREMIEREMENT · texte numérisé non relu

ET PREMIEREMENT

>ostre Roy, prutoe eft; scwv^n, setr

gneur, jBYreschrestien nommé paraeceltence* A^quji es$ 4euj5, gloire, lo.uejige, ton- Subgection, 3jxu>ur«tj'eye*e*îÇ£ > [a ( Çur>.

i, ffMjeunÇ fille^la. fine de la nommée Moèt, dit *k»U qjpart, procureur-syndic des habitans de Reims, estât à Importe près, de la Batbacane; elle estait vestue <te soy* blanche, et perse.;. un rinceau vers estait dessmé su/ tè bjaruc , et, lajsoye perse estoît semée dç fleurs de lys; elfc tyoit, un chapeau d'argent et un chapeau de fleurs sur set beaux,gjcands cheveux ; ejlc representoît la viHe de Refftet Elle présenta au Roy trois des defs déjà. ville en lui récitant • faiiit, vers de rimef en françois. tfi Roy la vît moultvoloa-

24 COQUILLÀRT.

Vostre cyté de Reims obeyssance Vous faict par moy, qui cy la représente , Et de franc cueur, en vraye confidence , Les clefe des portes humblement vous présente.

thadogon».

Roy trèspuissant, mon souverain seigneur, Reims tresancîenne , par grande humilité, Son cueur vous ouvre par excellent honneur, Vous promettant garder fidélité,

tiers descendre et remonter à l'aide d'un engin secret. C'est Guillaume Cocquillart, mon maistre, dit encore Foulquart , qui estoit l'inventeur desdites rimes. »

i . Ce Tradogon est aussi mystérieux pour nous que les Vers Manteaulx. Le Et premièrement qui commence la pièce semblerait indiquer que la pucelle a récité non pas seulement les huit vers qui précèdent Tradogon , mais aussi les quatre qui suivent. Nous avons cherché s'il n'y auroit pas là la désignation d'une sorte particulière de poésie. Iti Arts de rhétorique du XVe siècle ne nous ont rien indiqué qui pût nous le faire croire ; d'ailleurs Fouiquart indique à plusieurs reprises que la jeune fille récita ^seulement huit vers.

Nous devons rappeler que Coquillart joua un grand rôle dans les préparatifs poétiques et dramatiques de l'entrée de Charles V1U. On peut en voir de nombreuses et intéressantes preuves dans les Mémoires de Foulquart , 24 et z6 avril 1484. Uétoit par excellence le représentant de la science historique et de U fine fleur de l'imagination rémoise. il dirigea l'arrangement des divers jeux et esbatz disposés dans les différents quartiers de la ville. II fut l'inventeur de la Fontaine de Jouvence,— mcrKffleux wM,-—

Poésies diverses. 25

où l'on voyoit Vénus , et Cupido ayant les yeux bandés , et qui avoit été arrangé entre deux ponts sur la rivière, prés de la Quintaine et touchant au Boulevard. C'est lui aussi qui, le quinzième jour du mois de mai, avoit donné audit Foulquart l'histoire de l'élection et couronnement de Pharamond et de l'institution de la Loi Salique. On disposa en effet un jeu au coin de la rue Saint-Fiacre, et l'on y voyoit comment Pharamond fit faire par des doc* teurs ladite Loi Salique.

En réfléchissant sur ces données, il semble que Tradogott pourrait être un personnage de quelqu'une de ces représentations historiques ou allégoriques. Peut-être est-ce le héros qui, selon les traditions populaires, les romans de chevalerie ou les chroniques fabuleuses de France, livra Reims au roi Pharamond et lui permit ainsi de venir se faire sacrer dans la cathédrale de la noble et fidèle cité.

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