‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 128 sur 157 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

TTOÉE, seul.

JLjleCTAE vent me voir ! Àh ! mon ame éperdue

Ne soutiendra jamais ni ses pleurs ni sa vue.

Trop infidèle ami, du fils d^Agamesmon,

Oserai-)e en ces lieux lui déclarer mon nom;

Lui dire que je suis le fils de Palamède ;

Qu'aux devoirs les plus saints un lâche amour ssccède ;

Qu'Qreste ine fut cher ; que de tant d'amitié

L'amour me laisse à peine un reste de pitié i

Que , loin de secourir une triste victime ,

J'abandonne sa soeur au tjiran qui l'opprime ;

Qui3 dette même main , qui dut trancher ses jours ,

Par un coupable effort en prolonge le cours ;

Et que , prête à fi>nner des noeuds illégitimes ,

Peut-être cette main va combler tous mes crimes ;

Qu'elle n'a désormais qu'à répandre en ces lieux

Le reste infortuné d'un sang si précieux ? . . .

Mais seroit-ce trahir les mânes de son frèrcf,

Que de vouloir d'Élecjtre adoucir la misère ?

D'Ipbianasse enfin si je deviens l'époux ,

Je puis dans ses malheurs lui faire un sort plus doux*

CréLIlIoB. I. 17

194 ELECTRE

D'ailletin, un roi puissant m'offre son alliance :

Je n'aîfpMr l'obtenir, âi^ké ni n&lssance.

Que iae sert ma valeur étant ce qi^e je suis ,

Si ce n'est pour jouir d'^n sort. . . . U^che ! poursuis.

Je ne m*ëtonne jdus si les dieux te punissent ,

▲ ton &tal aspect si les autels, frânissent

Ah ! cesse sur raxûour d*éStcuser te deyoir :

Pour être vertueux , on n'a qu'à le vculoir :

D'Electre, en ce moment, ûtihft cOebf , cours l'apprendre

Qu'attends-tu l que l'amour vienne enoor te surprendre ?

Qu'un fini...:

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