SCÈNE IL
IDAMANTE, ceal.
Enfin, loin des témoins dont Taspect m*importime, Je puis en liberté plaindre mon infortune; Et mon cœur, déchiré des plus cruels tourments. Peut donc jouir en paix de ses derniers moments! Ciel I quel est mon malheur ! quelle rigueur extrême ! Quel sort pour ennemis m'ofire tout ce que j'aime ! Je trouve en même jour conjurés contre moi ' Les implacables dieux, ma priiicesse, et mon roi. Pardonnez, dieux puissants, si je vous fais attendre; Je le retiendrai peu ce sang qu'on va répandre : Mon cœur de son destin n'est que trop édairci. Est-ce pour mes forfaits que vous tonnez ainsi, Dieux cruels ?. . . Que dis-tu, misérable victime ? 'Sié d'un sang criminel, te manque- t-il un crime ? Qu'avoient fait plus que toi ces peuples malheureux Que le ciel a couverts des maux les plus afireux? Va, termine aux, autds une innocente vie, Sans accuser les dieux de te l'avoir ravie; Et songe, en te flattant tie leur choix rigoureux. Que le sang le plus pur est le plus digne d'eux. Pourrois-tu regretter, objet de tant de haine. Quelques jours échappés aux rigueurs d'Érixène?, A qui peut éprouver im soit couame le ïnien La mort est-elle un mal , la vie est-elle un bien ?
ACTEV,SCÈiîEIL 65
Hélas I si je me plains, et si mon cœur murmure, Mes plaintes ne sont point Tefièt de la nature : Je crains bien moins le coup qui m'ôtera le jour. Que le coup qui me doit priver de mon amour.
Allons, c*est trop tarder. . . . D'où vient quf je Irissonae 7. Est-ce qu'en ce moment ma vertu m'abandoime ? Hélas ! il en est temps, courons où je le doi ; Je n'attends que la mort, et l'on n'attend. que moi» Assez sur ses projets mon ame combattue A codé. ...