É RIXE NE
Arrcte:^ un moment.
Vous me voyez, seigneur, inquiète, éperdue :
De mortelles frayeurs je me sens l'ame émue.
De mon devoir toujours prête à subir la loi.
Je courois aux autels peut-être malgré moi ; JVdlois voir immoler, dans Bia juste colère.
Lé sang d'Idoménce aiuc mânes de mon père ^ Quai- je- fait! et de quoi se flattoit mon courroux! Oa dit qu£ les efiets n'en tombent que sur vous.
66 TDOxMENÊE. !
De grâce, éclAÎrcisscz mon trouble et mtâ alarmes : D'un peiq>le «jui gémit et les cria et les larmes. Des pleurs qu'ai ce moment je ne puis retenir , Tout dans ce trouble affreux sert V m^entretenir.
idamavte.
n est vrai <{ne le ciel, juste, quoique sëfère Semble enfin respecter la tête de mon père.
, Sous le couteau mortel la mienne va tomber, Et sons l'arrêt fatal je dois seul succomber, Madame; trop heureux, si la mort que j*imploi« Appaise le 'courroux de tout ce que j'adore ! Si je puis désanner le ciel et vos beanï yeux , Je Tais, par un seul coup , contenter tous mes dieu'x.
Seigneur , Q est donc vrai qu'une promesse affreuse
Vous livre aux dieux yeugeurs ? Qu'ai- je fait,mallieurcuse !
J*ai révèle l'oraclç, et ma funeste erreur
A d'un arrêt barbare appuyé la fureur.
Mais pouvoiS'je des dieux pénétrer le mystère ,
Et croire vos vertus l'objet de leur colère y
Me défier , enfin , qu'avec eux de concert
J'eusse pu me prêter & la main qui vous perd ?
r^on, seigjoeur, non, jamais votre fière ennemie
K'auroit voulu poursuivre une si beUe vie.
Moi, la poursuivre ! Hélas ! les dieux me sont témoins
due mon cœur malheureux ne hait jamais moins.
SDAMASTE.
Quel bonheur est le mien ! Près de perdre la vie, Qu'il m'est doux de trouver Étixène attendrie !