SCÈNE I
PLISTHENE, teat«
i. HESS Aif i^RE ne vient point! rien ne Toffre à mes yeux! Tout m'abandonne-t-il dans ces funestes Ueuz? Tristes pressen^ents que le xnalhetir enfante, Que la crainte nourrit, q^e le soupçon augmenta, Secrets avis des dieux, ne pressez plus un ctasur Dont toute la fiertë combat mal la frayeur.
C'est en Tai|i qu'elle veut y mettre quelque obstacle ; Le cœur des malheureux n'est qu'un trop sdr oracle. Mais pourquoi m'alarmer ? et quel iest mon effroi ? Puis- je,. sans l'outrager, me défier d'un roi Qui semble désooBais, cédant à la nature, f Oublier qu'à sa gloire on ait Êiit une injure? I^'oublier ! ab ! moi-même oublié-ie aujourdliui Ce qu'il vouloit de moi , ce que j'ai ;tu de lui ? Puis-je en croire une paix déjà sans fruit jurée? Dès qu'il faut pardonner, n'attendons rien d'Atrée. Je ne connois que trop ses transports furfeux. Et sa fausse pitié n'éblouit point mes yeux.
C'est en vain de sa main que je reçois un père : Tout ce qui Tknt de lui cache quelque mystère.
AIRÉÉ ET THYESTE. ACTK V, SCÈNE I. i4i yen ai trop éprouvé de son perfide éoeur, Pour oser, sur sa foi , déposer nui frayeur.
Je ne sais quel soupçon irrite mes alarmes; Mais du fond de mon cœur je sens couler mes laimes. TLessandre ne vient point ! tant de reâurdêments >'e confirment que trop mes noirs pré^entiments;