SCÈNE II
PLlSTnÈNE,THESSANDRE.
M Aïs je le vois. Eli bien ! en est-ce fait y Tlicssandrc ? Sur les bords de FEuripe est-il temps de nous rendre? Pour cet heureux moment as- tu tout prefpare'? De nos amis secrets t'es-tu bien assuré ?
THESSANDRE.
n ne tient plus qu'à vous d'éprouver leur courage; Je les ai dispersés, ici, sur le rivage ; *
Tout est prêt. Cependant, si Plisthène aujourd'hui Veut en croire des cœurs pleins de zèle pour lui, Il ne partira point : ce dessein téméraire Pourroit causer sa perte et celle de son père.
PLISTHÈNE.
Ah ! je ne fnîroîs pas, quel que fût mon efftoi , Si mon cœur aujourd'hui ne trembloît que pour moi: Thessandre, il faut sauver mon père et la princesse; Ce n'est plus que pour eux que mon coeur s'in^'resse. Cherche Théodamie, et ne la quitte pas ; Moi, je cours retrouver Thycste de ce pas.
S(9 ATR£E ET THYESTB.
THESSANDEE.
Eh ! que j^iendez'TotUy seignair, lonqoe ttm frèn Semble de sa présence accabler ▼otre père ?
n ne le quitte point ; ses longs cmbrasseinents Sont toujoan resserrés par de oouyeanx serments. Un superbe festin psr son ordre s*appréte; Il appelle les dieta à cette auguste fête.
Mon «sur , à cet aspect qm s'est laisse charmer , Ke Yok rien dont le rôtre ait lieu de s'alarmer.
FLISTBÈVE.
Et moi y je ne vois rien dont le mien ne frémisse.' De quelque crime afireux cette fête est œmplice : C'est assez qu un tyrau la consacre en ces lieux , Et nous sommes perdus s'il invoque les dieux. Va, cours avec ma sœur noi|s attendre au rivage | Moi, je vais à.Thyeste ouvrir un sûr passage. Dieux puissants , secondez un si juste dessein , Et dérobez ïûon père ftux coups d'un inhumain;