ACTE III, SCENE VI. aoi
P.VLAMEDE.
^a'euteods-je? quel soupçon vient solïiir à mon
c«xur I Qaoil mon (ils!... Dieux puissants I laissez-moi mon
ei-rear.
Ab, Tydee! est-ce vons qui prenez la défense De riudigne epnemi que poursuit ma vengeance.' Puis-je croire qu'un (ils ait prolpugé les jours Du cruel qui des miens cherche a trancher le cours.* Falloit-il vous revoir pour vous voir si coupable .'*
N'irritez ppint , seigneur, la douleur qui m'accable : Votre vertu , toujours constante en ses projets , Ne fait que redoubler 1" horreur de mes forfaits. Il suffit qu'à vos yeux la honte m'en punisse ; Ne m'en souhaitez pas un plus cruel supplice. D'un malheureux aiRour ayez pitié , seigneur ; Le ciel, qui m'en punit avec tant de rigueur, Sait les tourments affreux où mon aine est en proie: Mais vainement sur moi son courroux se déploie j Je sens que les remords d'un cœur né vertueux Souvent pour le punir vont plus loin que les dieux.
PALAMEOE.
Qu'importe à mes desseins le remords qui lagite? Croyez-vous qu'envers moi le remords vous acquitte? Perfide, il est donc vrai.^ je n'en puis plus douter, Ni de votre innocence un moment me Hatter. Quoi! pour le sangd'Égisthe, aux yeux de Palamede, Tydée ose avouer l'amour qui le possède I S'il vous rend, maigre moi, criminel aujourd'hui, Cette main vous rendra vertueux malf i"^ lui. Fils ingrat, c'est du sang de votre indigne amante Qu'à vos yeux trop charmés je veux l'offrir fumante.
TYDÉE
Il faudra donc, avant que de verser le sien , Commencer aujourd'hui par répandre le mien.
aoA ELECTRE.
Pulsqu'à votre courroux il faut une victime ,
Trappez , seigneur, frappez : voilà l'auteur du crime.
Juste ciel ! se peut-il qu'à l'aspect de ces lieux, Fumauts encor d'un sang pour lui si précieux, Dans le fond de son cœur la voix de la nature N'excite en ce moment ni trouble ni murmure?
Et que m'importe à moi le sang d'Agaraemnon.' Quel intérêt si saint m'attache à ce grand nom Pour lui sacrifier les transports de mon arae Et le prix glorieux qu'on propose à maJiamme.' Et pourquoi votre fils lui doit-il immoler....''