‹ Œuvres de CrébillonChapitre 2 sur 502 · SUR L'ÉDITION DU LOUTRE · texte numérisé non relu

SUR L'ÉDITION DU LOUTRE

Votre majesté vient de me faire une grâce si peu méritée, que j"ose à peiae lui offrir 1 hommage de «es propres bienfaits. Témoiu des merveilles de votre règne, je devrois rougir de les avoir si mal célébrées, ^tandis que votre majesté daigne immortaliser mes ouvrages. Quel bonheur fut égal au mien? J'ai commencé de voir le jour sous l'empire d'uu roi si grand, que, sans son successeur, il u'auroit jamais eu de rival. J'ai vieilli sous les lois du plus aimable et du meilleur de tous les rois, j'ai vu naître, pour ainsi dire, sa gloire; je l'ai vue chaque jour prendre un nouvel éclat, et je la vois enfin consommée par le don d'une paix qui ne peut être envisagée sans admiration, ni oubliée sans ingratitude.

Je suis avec le plus profond respect et la plus parfaite soumission.

Sire, de votre majesté,

Le très humble, très obéissant,

et très fidèle sujet et serviteur, Prosper Jolyot de Crébillox.

Page 1