ACTE I, SCENE X
Si l'éclat dts vt-rtus, la ffloire des hants faits, Le besoiu de l'empire, tt les vœux dos sujets , En na mot, si jamais la valeur, la naissance , Furent des droits, seij;neur, pour la toute-puissance, Qui mieux a mérité ce haut de^ré d'honneur Qne celui qu'on en prive avec tant de rigueur? Je vois.de mes discours qup votre cœur s'offense; Mais,sei:^neur, d'un héros j'entreprends la défense: Il a lant fait pour vous que Xerxrs aujourd'hui Ne doit pas s'ofienser qne je parle pour lui. Heureuse si l'amour instruisoit Ja nature A le dédommager d'une Cruelle injure !
D'uD choix qui pour ce (ils vous semble injurieux, Madame, je ne dois rendre compte qu'aux dieux; Quand je ne tiendrois pas de la grandeur suprême Le droit de disposer d » -acre diadème. Ma volonté sufiit pour établir des lois. Et la terre en tremblant doit souscrire à mon choix. Et sur quoi jnsez-vous que le prince Artaxerce Soit si peu digne encor de régner sur la Perse? Darius, je l'avoue, a quelques faits de plus ; Mais son frère a mon cœur, et n'est pas sans vertus. Il sait aimer du moins : et c'est vous qu'il adore.
Dieux! qu'est-ce que j'entends?
XE R X È s.
Ce n'est pas tout encore *j A son auguste hymen il faut vous préparer. Et je me suis chargé de vous le déclarer.