SCENE I
AGÉNOP., MIRAME.
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c snis-je? dans qnels lieux la fortune me guide! Dieux, que réservez-vous au fils de Mermecidc? ; Vains bonaeûrs , qu' Agénor n"a que trop recherchés, Sous vos appas lialtcuis que de soiirs sont cachts I Depuis dix a/is entiers éloigne de mou pore , Loin de me rapprocher d'uue tête si chère , Je transporte mes dieux en ce fatal séjour, Pour n'y sacriiier qu'an seul dieu de l'amour: Mais que j en suis puni ! queHhymen, cher Mirame, Se venge avec rigueur d'une coupable iiamiue I Moi qui , long-temps porté de climats eu climats, Fis le destin des rois, subjuguai tant d'états ; Qui semblois , pour me faire une gloire immortelle , îs'avoir plus à domter qu'une relue cruelle ; Quand 1 univers en moi croit trouver un vengeur, Mon bras de son tyran devient le défenseur! Enchanté, malgré moi, des exploits dune reine Qui ne devroil peut-être exciter que ma haine , Je viens en imprudent grossir des étendards Sous qui l'amour ma fait tenter tant de hasards. Pourrois-je sans rougir imputer à la gloire Des faits où Ténésis attache la victoire? J'ai tout fait pour lui plaire ; et mon cœtu: jusqu'ici
i56 SEMIRAMIS.
N'a dans ce triste soin que trop mal réussi.
Eh quoi! seigneur, l'éclat d'un nouveau diadème Ne pourra^ dissiper TOtre "douleur extrême ! Voulez-vous, trop sensible aux peines de l'amour, Le front chargé d'ennuis, vous montrer à la cour? Songez que ce vain peuple , attentif à vous plaire , En volant sur a'OS pas, de plus près vous éclaire. Après ce que pour vous a fait Sémiramis...