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Quand on est comme tous si ressemblante aux
dieux, Dans le cœur des mortels on devroit lire mieux. Que nen doit point attendre une reine si b.°lle I Quel cœur à ses désirs pourroit être rebelle.^ Sans vous offrir ici des soupirs ci dés soins , Peut-être quAgénor n'en aimera pas moins. Sou cœur, né pour la guerre, et non pourla tend) esse, Des camps qui l'ont nourri, garde encor la rudesse ; Et je crois qu'eu effet vous u'eu attendez jjas Des vulgaires amants les frivoles éclats; Mais tel qu'il est culiu, si ce cœur peut vous plaire. J'accepte tous les dons que vous voulez me faire,
SÉ3IIRJIMIS.
Que vous me rassurez par un aveu si donx ! Qu'avec crainte, seigneur, j'ai paru devant vous! Hélas ! sans se flatter, une reine coupable Pouvoit-elle espérer de vous paroître aimable.' Pour toucber votre cœur je n'ai que mes transports; Pour me justifier je n'ai que mes remords. ?vlais que dis-je.^ et pourquoi me reprocber un crimo Que mon amour pour vous va rendre légitime.** Si jamais dans le sang mes mains n'eussent trempé, Si quelque heureux forfait ne me fiit échappé , Je ne goùterois pas la douceur infinie De pouvoir vous aimer le reste de ma vie. Tenez, seigneur, venez donner à l'univers. Qui me vit si long-temps lui préparer des fers , Un spectacle pompeux qu'il n'osoit se promettre. C'est de voir à son tour un mortel me soumettre. Venez , par un hymen si cher à mes souhaits , Du perfide Bëlus confondre les projets.
-iG8 SiiMIRAMlS.
Par ces nœuds, dont je cours hâter l'auguste fête , Venez de l'univers ra'annoncer la conquête. Hélas ! je l'ai privé du plus grand de ses rois ; Mais je lui rends en vous plus que je ne lui dois.