ACTE T, s CE!S"E III
Lorsqu'il faut immoler d'innocentes viclimes.
Ne te sied-il pas bien de t'en justifier. Toi qui nous as contraints à les sacrifier? Épargne à ton honneur un discours inutile. Qui doit faire rougir un descendant dAcliJlle ; Et ne nous fais pas voir pour la seconde fois Un sujet altéré du meurtre de ses rois.
yÉOPTOT.ÈME.
Ai-je bien entendu? quel o.nistre langage ! A me l'oser tenir qu'est-ce donc qui t'engage ? Pourquoi par Cvneas me faire pressentir Sur un espoir trompeuj" que tu viens démeutir? Est-ce eu me préparant des injures nouvelles Que l'on croit terminer de si grandes querelles? Tu déclares la guerre en demandant la paix.
Non, cruel,, avec m'oi tu ne l'auras jamais, Quoique je vienne ici remettre en ta puissance Celui dont tu devrois éprouver la vengeance. Cet innocent objet de tes noires fureurs. Ce Pyribus que ta haine accable de malheurs.
Eh bien ! puisque c'est toi qui dois me le remettre , Ne diffère donc point, ou cesse de promettre.
Tu me connois, tu peu'c t en reposer sur moi, El, de plus, relâcher Illyrus sur ma foi.
WÉOPTOLÊME.
Hélénu3 , tu vas voir combien je m'y confie.
( à ses aardes. ) Gardes, faites venir le prince dlUvrie.
( à Pyrrhus.) .Te vais dans un moment te le remettre ici ; Mais commande à ton tour que Pyrrhus vienne
p YR r. H r s.
lahuraain! ne crains point qu'on te le fasse attendre; Crains plutôt un aspect qui pourra te surprendre : Mais daigne auparavant m'instruire de son sort ; Sois sincère sur-tout : quel sera-t-il ?
WÉOPTOLÊME.
La mort.
S'il ne craignolt que toi , tyran , ta barbarie Te coùteroit bientôt et le trône et la vie. Voyons donc jusqu'où peut aller ta fermeté. Mais, pour laisser ta baine agir en liberté, Je vais re rassurer contre un fer redoutable, Qui rendroit dans mes mains ta perte inévitable. {il ietfe son épée aux pieds de ISéoptoléme.) Frappe, voici Pyrrhus.