ACTE I, SCENE IV
Oui s'est déshouoré par une lâche ardeur; Ce cœur, que trop long-temps a souillé ton imag^e y rf'cst pins digne aujourd'hui que d'opprobre et
d'outra«?e ; Rien ne peut expier la honte de rues feux : pliais ne présume pas que ce cœur malheureux , One tes i'ansscs vertus t'ont rendu favorable , T'épargne un seul moment dés qu'il tesaitcoiîpable ; Ta le verras plus prompt à s'armer contre toi Qu'il ne le tut ;amais à l'engager sa foi. Grands dieux î n'ai-je brûlé d'nne flamme si pure Que pour un assassin , un rebelle , un parjure ! Et le barbare encore insulte à ma douleur! Il vent que mon devoir respecte sa fureur î ftlais, crnel ! mon amour n'en sera point complice ; Dùt-im charger ma main du soin de ton supplice , Je n'hésiterai point à te sacrifier.
Tu n'as plui qu'un moment à te justifier.
CATILIÎTA.
Et de quoi voulez-vous que je me justifie?
D'un complot qui bientôt te coûtera la vie. Mais puisque ton orgueil s'obstine à le nier, Et que tu me réduis, traître, à t'humilier, Esclave, paroissez.