ACTE III, SCE^E TI
Tout sarme contre vous, et le sénat s'assemble.
f: ATI Li :\ A.
Qu'aurois-je à redouter d'un ennemi qui tremble? ■le veux, à commencer par le plus lier de tous , Les voir'dans un moment tomber à mes genoui; Et je vais les trouver.
P RO B u s.
Quoi I seul et sans défense?
CATILIXA.
Aucun d'eux n'osera soutenir ma présence ; Ainsi ne craignez rien.
Seigneur, y pensez-vous.^ Songez que Romulus expira sous leurs coups. .Te ne condamne point une noble assurance ; ^Mais on n'en doit pas moins consulter la prudence. Plus le sénat vous craint, plus il faut du sénat Craindre contre vos jours un secret attentat,
fi JLTH.I s A,
Non, Probus ; et je brave un péril qui vous glace. Le succès fut toujours un enfant de l'audace. L'homme prudeut voit trop , l'illusion le suit ; L'intrépide voit mieux, et le fantôme fuit ; L'instant le plus terrible éclaire son courage, Et le plus téméraire est alors le plus sage. L'imprudence n'est pas dans la témérité ; Elle est dans un projet faux et mal concerté; 3îais s'il est bien suivi, c'est un trait de prudence Que d'aller quelquefois jusques à l'insolence ; Et je sais . pour domter les plus impérieux. Qu'il faut souvent moins d'art que de mépris pour
eux.
Adieu : dans un moment ils me verront paroîlre En criminel qui vient leur annoncer un maître.