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De la part de Tullie un dédaigneux silence Eût été plus séant que tant de violence : .Te ne m'attendois pas qu'un si cruel mépris De tout ce que j'ai fait diit être un jour le prix. De l'ingrat Cicéron j'ai souffert les caprices Sans me plaindre de lui ni de ses injustices : Votre père au sénat m'a cent fois outragé ; Dans ses emportements il n'a rien ménagé ; Aacc mes ennemis son cœur d'intelligence ]N''a jamais respiré que haine et que vengeance; Tandis qu'avec ardeur je combattois les siens , Cicéron à me perdre eucourageoit les miens ; •Te viens d'en essuyer la plus sanglante injure, Sans qu'elle ait exci'é le plus léger murmure : Et l'on m'outrage, moi! je suis un inhumain Dont sans cri me à son gré l'on peut percer le sein î Pourquoi ? parcenn'on veut arracher aux supplices Du meurtre de César l'auteur et les complices, El que le furieux qui lui perça le flanc 6'abreuve dans le mien du reste de son sang. César, qui jusqu'au ciel vit s'élever sa gloire, Immortel ornement du temple de mémoire ; César, indignement traîné dans le sénat, IV'est point encor vengé d'un si noir attentat ; Et si je veux vous plaire il faut que je l'oublie. Que je laisse un champ libre au père de Tullie, Qui veut que de César les lâches meurtriers Rentrent dans le sénat couronnés de lauriers; Et que sacrifiant à Rrutus son idole, J'aille de sou poignard orner le capitule !