‹ Œuvres de CrébillonChapitre 481 sur 502 · TUI. LI E · texte numérisé non relu

TUI. LI E

Seigneur, est-ce donc là ce destin glorieux. Qui doit être pour nous si grand , si précieux ? Mourir dans les tourments, victime de Fnlvie , C'est mourir dans l'opprobre et dans 1 ignominie. Eh! comment, sans rougir d'un si cruel transport, Pouvez-vous avec joie aunoncer votre mort? Changerez-vous toujours davis et de conduite? Un gland cœur doit avoir plus d'ordre et plus de

suite.

A peine vous formez un généreux dessein , Qu'à riustaat même il est banni de votre sein. A l'amour paternel un faux honneur succède ; Et, plus le mal est grand, plus ou fuit le remed^. César ne vous a point encore abandonné. Si nous mourons , c'est vous qui l'aurez ordonné, Voas le savez , la mort n'a rien qui mépouvante ; Des cœurs liifortunés c'est la plus douce attente. Ce qui me fait gémir, c'est de voir votre cœur S'baaorer d'un trépas qui n'est qu'un déshonneur. Mais de ce même fer dont l'amour de Tullie S'est armé pour défendre une si belle vie , Si vous vous obstinez à rester en ces lieux , Je saoTiii , malgré vous , m'immoler à vos veux.

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