‹ Œuvres de CrébillonChapitre 483 sur 502 · ACTE n% SCENE YI · texte numérisé non relu

ACTE n% SCENE YI

C'est parler en soldat , dont l'ardente manie

JÀiéprise ésraleinent et la niovt et la vie.

Je sais père, et je dois mieux penser qu'un amant

Qiit ne consulte plus que son emportement.

Cfn n'en vexiï qu'à moi seul en ce raoïuc-nt funeste ;

FAnt-ll imprudemment sacrifier le reste?

Mon sang- appaioera la fureur des tyrans :

Aikl laissez-lui T honneur de sauver mes enfants.

Calmes les fiers transports de ce cœur indomtabif ;

Ma mort est désonnais un mal inévitable.

Ma fille, qui c'a plus d'antre soutien que vou*,

Anra-t-elle à pleurer son père et son époux?

Adieu, mon cher Sextus; adieu, chère Tullie;

Pour m'aimer pins long-temps conservez votre vie.

On vient. Ah 1 c'en est fait : dieux 1 quel moment

ah'reoxî Hélas 1 pour ma défense il.c se perdront tous deux,

S G E ?f E VII.

aCÉRO:X, SEXTUS, tullie, PHILIPPE.

PHILIPPE, à Sexfus.

Vos amis assemblés sons diverses cohortes , l'>>ar vous, accompagner, sont déjà loin des portes.

(« Tutiic) Madame, en ce moment, daignez suivre ses pas. Do sort de Cicéron ne vous alarmez pas. Octave, qui ne veut que semer Icpouvante , A cru, pour ébranler votre ame trop constante . Devoir i-anger son nom au nombre des proscrits ; ITctis, malgré le courroux dont son cœur est épiis, 11 ne peut consentir à livrer votre père : Ainsi ne craignez rien de sa feinte colère.

198 LE TrxIUMYIRAT-

( ti CUéroîi. ) Loin de vouloir, spigueur, eu terminer le cours, Il vient de m'ordonner de veiller sur vos jours : Marchons à Tusculum, tandis qu'avec Tullie Sextus ira se rendre an riva§[e d'Ostie.

Adieu, triste témoin de mes vœnx superflus. Palais infortune, je ne vous verrai plus.

UN DU QUATF. lEME A.CTE,

Page 1