ACTE CINQUIEME
OCTATE, seul.
J E le connois enfin, ce rival trop heureux.
Que pour nous son seul nom reudoit si dangereux.
L'audacieux Sextus , que César , trop facile ,
Laissa vivre, ou plutôt régner daas la Sicile,
Et dont il n'est sorti que dans le noir dessein
De me plonger peut-être un poignard dans le sein.
Le traitre n'a que trop attenté sur ma vie
En séduisant le cœur de l'ingrate TuUie.
(hîc de soins différents ui'agitcnt tour-à-tonr I
In peuple mutiné, l'ambition , l'amour.
S->nt-ce donc là les biens que tu cherchois, Octave,
Et dont, pour ton honneur, tu n'es que trop esclave ?
Iveg^ne, puisque tu veux souuxettre l'univers;
?.iais en l'en accablant partage moins ses fers.
Sextus, qui te bravoit , échappe à ta vengeance.
Avec une valeur égale à sa naissance
Que n'ai-je point encore à redouter de lui.'
Voilà ce qui me doit occuper aujourd hui.
Sans êtr3 secouru que de sa seule épée ,
Sextus, par ses exploits, fait revivre Pompée.
Nous le verrons un jour disputer avec nous
Un fardeau dont le poids ne paroit qne trop doux.
«oo LE TRIUMVIRAT.
Mais je saurai bientôt prévenir son attente; (i) Immolons à la fois Sextus et son amante. Heureusement Tullie est encor dans nos mains, Et de Rome son père a repris les chemins; Bientôt Hérennius , qui devoit l'y conduire , De son sort, quel qu'il soit, aura soin de m' instruire. Mais Mécène paroi t.