‹ Œuvres de CrébillonChapitre 485 sur 502 · OCTAVE, MÉCÈNE · texte numérisé non relu

OCTAVE, MÉCÈNE

OCTAVE

' Cher ami , que mon cœur

Avoit besoin de toi pour calmer ma douleur ! Philippe m'a trahi : cet esclave infidèle , Que je croyois si sûr et si rempli de zèle , Par ses fausses vertus abusant mes esprits , Etoit d'intelligence avec tous les proscrits; C'est lui qui les a tous sauvés de ma poursuite. Et qui seul de Sextus a préparé la fuite.

Bl É c E N E.

Philippe n'a jamais mieux rempli son devoir Qu'en trompant votre haine et votre fol espoir; Et d'ailleurs devoit-il vous livrer son élevé? A ce nom si chéri déjà l'on se soulevé. Si par malheur Sextus fût resté dans vos mains Vous eussiez contre vous armé tous les Romains. Mais n'êtes-vous point las de tant de barbelés, Et d'exercer ici l'empire des Furies.^

(i) Mais ma fureui- saura prévenir son atteate. Ou du moins pour jamais lui ravir son amante.

Ces vers 5e trouveat dans le manuscrit de la comédif françoise.

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