‹ Œuvres de CrébillonChapitre 70 sur 502 · PI. T 9TH E N E · texte numérisé non relu

PI. T 9TH E N E

En doutez-vous, seignenr?

Eh! depuis quand ma foi vous est-elle suspecte? Avez-vons des desseins que mou cœur ne respecte,^ Ah ! si vous en doutiez, de mon sang le plus pui ...

?.Ion fils, sans en douter, je veux en être siir. Jurez-moi qu'à mes lois votre main asservie Vengera mes affronts au gré de mon envie.

rUSTHENE.

Sc!gne>ur, jen'aipoiutcruque,ponrservirmon roi , Il fallût exciter ni ma main, ni ma foi. l'aut-il par des serments que mon cœur vous rassure? Le soupçonner , seignenr , c'est lui faire une injure. Vous me verrez toujours contre vos ennemis Remplir tous les devoirs de sujet et de fils. Oui, j'atteste des dieux la majesté sacrée Que je serai soumis aux volontés d'Atrée; Que par moi seul enfin son courroux assouvi Fera voir à quel point je lui suis asservi.

ATRÉE

Ainsi, prêt à punir l'ennemi qui m'offense, •Te puis tout espérer de votre obéissance ; El le lâche , à mes yeux par vos mains égorgé , Ne triomphera plus de m'avoir outragé.

Allez; que votre bras, à l'Attique funeste,

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