DE TRUBLET
fin , et sitrfoQt écUîrë , va chercher des ennemis à FÉvangile pUnni tous céut qui font tin u^ge distingué de leur raison et de leurs lumières. Ces directeurs si avisés de L9 Motte et de FonteneHe concluaient , avec leur logique profonde , que l'abbé Trublet , leur ami , pensait comme eux sur cette matière délicate , et qu'il était sectateur , en religion comme en poésie , de leurs principes erronés. Ni les liaisons de notre académicien avec l^usieurs évéques , qui se reposaient même sur lui de la confection de leurs mandement, ni là protection dont une reine pieuse Fhonorait , ni tout ce qu'il a imprimé contre les incrédules dans êes Essais y ni enfin ce Journal chrétien , auquel il avait travaillé si constamment , et avec nn zële dont il pensa même être la victime, rien ne put fermer la bouche à l'imbécile calomnie. L abbé Trublet voyait néanmoins beaucoup plus clair sur les vrais intérêts de la religion , que ceux qui l'accusaient si légèrement de ti'y être pas attaché. Triste spectateur, dans ses dernières an^ ftëes, des coups violens que l'impiété portait à la bonne cause « et en même temps du fanatisme et de l'ineptie de la plupart de ses défenseurs , mais surtout de leur ridicule acharnement contre Torthôdoxie de tous les hommes illustres , il gémissait profondément de voir l'arche dn Seigneur confiée à des mains é\ débiles et si indignes de la soutenir'. •« Quels funestes ouvrages * contré le christianisme , disait-il un jour avec effroi , que toutes » les déelarhations doiit nous sommes inondés eh sa faveur pat M d^s avocats si détestables ! Se flattent-ils de Surpasser danis leurs » diatribes les plaidoyers éloquens des Bossuet , des Crotius et M des Abbadie? Qu'ils y renvoient leurs adversaires, et surtout » qu'ils se taisent. *» Ces avocats n'en ont rien fait ; ils ont redoublé de clameurs et de sottises , et la piété sincère voit chaque jotir avec doulenr les tristes efiFets de leur opiniâtre absurdité. Us ressemblent à ces troupes irrégulières et destructives , qui , sous prétexte d'aller à la découverte de l'ennemi^ pillent et braient tout ce qu'elles rencontrent, et empêchent par leurs dé-> Tastations les troupes régulières de subsister '.
' ti«s propos injuiteé r<^andii8 dans la capîCHle tnr la religion de YMbé
Trublet t'ëtcndîrent , après sa retraite, jusque dam la rittedc Sahit-Malo ,
aa patrie, où il ëtait vena finir ses jours ; et depuis sa mort même, ces propos
indécens et pnoissables sont revenus avec une nonveUe îoret de 8aint«Malo à
Paris , sans en mériter plus de croyance. Voici oe que nous lisons dam iiiM
lettre écrite de cette ville de Bretagne , et qoc noos avons aoos les yeux :
m. Les chanoines, confrères de Tabbé Trublet, qui igaoraient jusqu'au titre
» de ses ouvrages, remarquaient seulcoaent son ëdi£aoie assiduité de tous les
a jours, de tontes les heures , de toutes les saisous, aux offices de sa cathë-
» drale , où , dans Timpuissance de marcher seul , il se faisait traîner par son
>* domestique. Ses infirmités augmentant, il appria nn nie'decin de sa ron-
» naissance : Monsieur ^ lui dit-il, vous êtes mon ami^ vous ^tcs philo"