‹ Œuvres de d'Alembert (volume 2)Chapitre 61 sur 74 · ÉLOGE DE TRUBLET · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE TRUBLET

Outre ses Essais de Littérature, le i^ncipal et le meiUear de iti ouyraiges , l'abbé Trnblet a composé aussi deux Tohnnes de Panégyriques des Saints , terminés par des Réflexions sur FÉl^ quence, et principalement snr V Éloquence de la chaire. On re* ^ouYC dans ces réflexions l'auteur des Essais , quant aux prâ-> cipes et quant au style ; elles peuvent être lues avec fruit pir les jeunes orateurs; mais si les réflexions donnent souvent k précepte , les Panégyriques donnent rarement l'exemple. On j trouve j à la vérité , une diction pure , et quelquefois même ^ la finesse , mais on y chercherait en vain cette force , ces moovemens , cette chaleur , qui seules peuvent faire snj^KMrter k monotonie et l'insipidité de ce genre d'ouvrage.

L'abbé Trublet nous a aussi donné des Mémoires pour servir à Vhistoire de Fontenelle. On lui a reproché d'être entre dans quelques détails trop minutieux sur cet homme célèbre ; mail ces détails doivent trouver grAce aux yeux des lecteurs philoMK phes , par la quantité de traits intére^sans et corieax qne les mémoires contiennent. D'ailleurs, pourquoi de pareils détaik seraient-ils plus déplacés dens l'histoire d'un écrivain qui a noré sa nation , que dans celle de tant de princes qui n'oot qu'opprimer la leur ? £t pourquoi les gens de lettres illiutres n'auraient-ils pas autant de droit d'avoir leur Suétone ' cpie û à sept monstres qui ont régné sous le nom de Césars? PUU à Dîcn que l'histoire parlât davantage des hommes de génie , et moins de la méchanceté et de l'imbécillité puissante, si ce n'est pocr faire abhorrer l'une et mépriser l'autre I

» sophe; je souffre des maux incroyahles, mettez ^y fin; .p^^.».-

» quelque hrem^age qui me délivre ae la vie, dont je suis Ims, .... Je

» Âfr, loi répondit le m^ecin, que vous eouffrem très'peu, et je me pmt

9 faire tTaiUeurt ee que vous désirez. Le lendemain , antre TÎstte ém Bé-

» dedn , et mêmes insUncet aoMi inotilet de la pan dn — |yilt L^bktf

» Troblet ne pooTant rien obtenir, consentit à Tivre encore qmtiv à

» semaines. Dans ses derniers instans , on prêtre vint inatilenoMni loi

» aux oreilles , tandis qne le médecin , avec sa voix ordinaire , se

9 tendre. 11 monmt ainsi, en profitant de sa fausse sorditë. » Noos .

cette prétendue anecdote , non pour y donner la moindre autorité,

consoler tant de littérateurs honnêtes et irréprochables , dont les

en matière de religion sont tons les jours l'objet de la plus odîeoae

Qu'ils apprennent à la soufirir et à la mépriser , en voyant qu*elle ■'b pm

rougi de porter ses dents meurtrières jusque sur Tabbé Tniblci, ooayoa»-

teur de mandcmens , protégé de la reine , coopérateur dn Joumml dhr^Mi,

et ayant toujours conscrré, malgré ses liaisons a^ec d'iUosires pliiknof^cs,

l'orUiodoxie la plus exemplaire.

' On sait que Suétone a écrit la vie prirée des donse premkn easpcicvs,

parmi lesquels se trouvent Tibère, Calignla, Cbode, Néitm, VildKaast Domiiien.

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