L ENFER, CII*NT VIII
• \eme laisse pas, lui dis-je, aiiiai abattu; et s'il m'est nkté d'aller plus ayant, retrouvons promptcment le* trani de nos pas ! n
It le maître, qui m'avait mené jusque-là, me dit : a Ne craina pas : nul ne peut nous fermer le passage; un plus puisMnl que tous dous l'a ourert.
» >lais attends-moi ici; réconforte ton esprit fatigué et ooiuris-le de bonne espérance, puisque je ne t'abaiido»rieraipas dans le monde infernal. »
Là-dessus le bon père s'en va et me laisse seul. Je demeure dans l'incertitude ; le oui et le non se combattent Jins ma lêle.
le ne pus entendre ce qu'il leur proposa, mais il ne resta guère avec eui, car tous et à l'envi coururent vers la ville. Là, nos ennemis fermèrent les portes sur la poitrine de mon raaitre, qui demeura dehors et s'en revint vers moi à ^ lents.
H avait les jeux à terre, et les sourcils dépouillés de Icute hardiesse, et il disait à travers ses soupirs : a Qui m'a refusa l'entrée des maisons de douleurs? a
El il me dit à moi : x Si je suis irrité, ne t'inquiète pas; je surmonterai celte épreuve, quels que soient ceux qui là Mans s'assemblent pour se défendre.
■> Leur insolence n'est pas nouvelle; ils l'ont déjà mon- We devant une porte moins secrète et qui se trouve encore ssns serrure '.
» Tu as vu au-dessus l'inscriplioa de mort. Mais déjà, en ^[è de cette porte, descendant seul la montagne, et pasant par les cercles, vient celui ' Par qui la villa nous sera ouverte ''. »
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Cette couleur Idême dont ma lâdheté me peignil nèlion^ quand je Tis mon giride retounier en aiTière^ fit lieota en lui sa récente pâleur.
Attentif^ il se posa comme un homme qai ëeoalti Toeil ne pouvait pénétrer bien ayant flNNiB Fafa* noir et' épaisse :
« Cependant nous devrons vaincre dans ce oomlMl^ b priMlà dire> sinon un tel allié s'est offert ^.. OhloiMdJbi il me tarde que cet autre nous arrive !... n
le vis bien quil couvrait ce quH avait commencé àjn par une autre idée qui lui vint ensuite^ et que ces dental mots étaient différents des premiers;
Néanmoins son discours me saisit de crainte , paifce qv je prêtais à ses paroles entrecoupées un sens pire que peutêtre elles ne renfermaient.
Je lui fis cette question : « Jamais au fond de la triste conque est-il descendu un esprit de ce premier degré^ o& l'on a poiu* seule peine de perdre Tespérance ? »
A quoi il me répondit : « Rarement il arrive qu'mi de nous fasse le chemin où je marctie.
D 11 est vrai qu'une autre fois il me fallut descendre ici4ns par les conjurations de cette cruelle Érycto^ qui rappelait les ombres dans leurs corps •.
y> Depuis peu de temps ma chair était dépouillée de soo âme y lorsqu'elle me fit entrer dans ces murailles pour en tirer un esprit du cercle de Judas.
» Ce cercle est le plus bas, le plus obscur et le plus loin
* Virgile, dans ce soliloque obscur et sospendo, veut parler de Tinge qei ?i«el i leur secours.
* Erjcio, magicienne de Tliessalie. — Voir la P/iari., livre n*