L'ENFER. CHANT XXZIII. SOI
ji Je De sais qui tu es ni comment tu es venu id-bas; mais tu me semblés Traiment Florentin, quand je t'entends parler.
V Tu dois savoir que je fus le comte Ugolin, et celui-ci Tarchevêque Ruggieri^ Je te dirai tout à l'heure pourquoi je suis pour lui un voisin si cruel.
n II n'est pas besoin de Rapprendre que, par l'effet de set mauvaises pensées, moi qui me fiais à lui, je fus saisi et ensuite mis à mort.
9 Ce que tu ne peux avoir appris, c'est combien ma mort (ùt cruelle ; tu l'entendras et tu sauras si je dois le ha!r.
i> Une petite ouverture à travers la tour, qu'on appelle à cause de moi la tour de la Faim, et dans laquelle bien d*aiir très seront encore enfermés,
» M'avait déjà, par son soupirail, montré plusieurs fois le jour, brsque je fis le mauvais songe qui déchira pour moi le voile de l'avenir.
» Ruggieri me semblait tel qu'un seigneur et maître , diassant un loup et ses louveteaux vers la montagne qui empêche les Pisans de voir la ville de Lucques *.
i> Le comte Gualandi, escorté des Sismondi et des Lanfranchi, allait en avant avec des chiennes maigres bien dressées et agiles.
D Après une petite course, le loup et ses petits me parurent fatigués, et il me semblait leur voir ouvrir les flancs avec des dents aiguës.
» Quand je fus éveillé avant l'aurore, j'entendis mes fils, qui étaient avec moi , pleurer au milieu de leur sommeil et demander du pain.
» Tu es bien cruel si déjà tu ne t'attendris pas en pen-
' En 11288, Ugolino, de la famille des comtes de la Ghërardesca, était gouverneur de Pise. Jaloux de son autorité, l'archevêque Buggieri répandit sur lui des bruits de trahison ; pois, soutenu des Gualandi, des Sismondi et des Lanfiraochi, il alla droit au palais du comte Ugolin, le fit prisonnier mfBC ses deux iils et ses deux petits-fils, et les enferma dans la tour de la place Degli Anxiani. Les deb de la prison, qui reçut, du supplice d'Ugolin, le nom de la tour de la Faim, furent jetéet dans l'Arno. (Voir Yillani, 1. YII, c. CXX et CXXVU.)
* La mobtagne de Saint'Juliea.
eant a ce qui s'annonçait à mon cœar, et si tu no pleuiK pas, de quoi as-lu foiitume de pleurer?
» Diîjii ils étaient éveillés, et l'heure s'approchait oùVi» avait coulume d'apporter la nouiriture, et à cause do sonp chacun doutait.
■ El mol, j'entendis fermer la porte de ITiorrihlo loui, et je regardai mes enfants sans dire mot.
■ Je ne pleurais pas, lunt au dedans de moi je me xt' lais devenir de pierre; ils pleuraient, eux, et mon JM* Anselme me dit ; a Pour nous regarder ainsi, mon JB, qu'as-tu? B
n Cependant je ne pleurai ni ne répondis de tout ce jn et la nuit d'après , jusqu'à ce qu'un autre soleil se Un n le monde.
•» Quand un faible ravon se fut introduit dans la pnitfi douloureuse, et que je vis sur quati-c visages l'aspect tpi je devais avoir,
> Je me mordis les deux maius de douleur , et ceni-d, pensant que je le faisais par envie de manger, se leviiol tout h coup,
» Et dirent : « Père , notre dnulcur sera licaueoup mmndre si tu manges de nous ; lu nous as revi^tus de ces misérables chaii-s, di!pouille-nous-en. »
» Alors je m'apaisai pour ne pas les faire plus trisles. Ce jour et les suivants nous demeui-âmcs tous muets. Ahl dure terre, pourtjuni ne t'ouvris-lu pas?
» Quand nous fûmes arrivés auquaL'ième jour, GaddoK jeta et s'étendit à mes pieds, disant ; a Mon père, pourquoi ne vieus-tu pas u mon aide? n
B II mourut lii, et, comme tu me vois, je vis les tiw tomber un à un entre le cinquième et le sixième jour. Edsuile je me mis,
n Déjà aveugle, à me l'ouler à tdlons sur chacun d'eux; et je les ap]ielai encoi-e deux jours après qu'ils fureoi morts; ensuite la faim eut plus de puissance que la douleur. H
Quand il eut ainsi (lai'lû en roulant les yeux, il l'cprit U'
l'enfer, cbaut xxiiu. 293
misérable crâne, oii ses dents, comme celles d'an chien ftirieux, entrèrent jusqu'à l'os.
Ah ! Pise, la honte des nations du beau pays où le W résonne, puisque tes voisins sont lents à te punir.
Que Capraja et Gorgona^ s'ébranlent et fassent une digue à l'embouchure de l'Amo, pour quil engloutisse tous tes habitants.
Si le comte Ugolin était accusé d'avoir livré tes châteaux, tu ne devais pas vouer ses enfants à un tel supplice;
Leur âge tendre rendait innocents, à nouveUe Thèbes! Uguccione, Brigata et les deux autres que mon ctmnt a nommés plus haut.
Nous passâmes outre jusqu'au lieu où la glace enserre cruellement d'autres ombres, non pas debout, mais la tête renversée.
Les pleurs répandus empêchent les autres de couler, et la douleur, trouvant un obstacle dans les yeux, se refoule au dedans et accroît l'angoisse.
Car les premières larmes se ccmgclent, et, conmic une visière de cristal, emplissent sous les cils toute la cavité de l'œiL
Et bien que mon visage, endurci comme un calus par le froid, fût devenu presque insensible.
Il me parut que je sentais quelque vent. « Mon maître, dis- je, qu'est-ce qui remue? est-ce qu'ici tout souffle n'est pas éteint? »
Il me dit : « Tu le sauras bientôt; ton œil sera prompt à te faire la réponse en voyant la cause de ce vent. »
Et un des malheureux de la croûte glacée cria vei's nous : a 0 âmes si coupables que vous avez été placées dans le dernier cercle,
» Arrachez-moi du visage ces voiles endurcis, que je puisse soulager un peu la douleur qui me gcnfle le coeur avant que mes larmes se gèlent de nouveau. »
Et moi à lui : a Si tu veux que je te soulage, dis-moi qui
' Deux il s vers l'cinlouclture de l'Aroo.
lu es, et ensuite, si je ne te débarrasse, qae je a^ plon^ au fond de la glacière, n
"" me répondit alors : a Je suis frère Albéiic; je snii l'homme dont le jardin a produit de mauvais Truits, du je reçois une datte pour une figue *.
— Oh! luidis-je, est-ce que tu es déjà mort? »— Elli & moi: B Comment mon corps est là-haut, dans le mûûfc
ce le sais pas.
n Cette Ptoléraée a te privilège, que souvent l'âme y tûial» avant qu'Atropos l'j ait jetée ';
H Et pour (pic tu eulÈves plus volonliers mes laimes^ cécs de mon visage, tu sauras qu'aussitôt qu'une âiuetnln
» Comme je l'ai fait, son corps lui est enlevé p»rm démon qui le gouverne jusqu'à ce que sou temps soil W révolu.
» Pour l'âme , elle tombe dans cette froide citerne, A peut-Élre appaiait encore là-haut le corps de l'ombre ^ est dans la glace derrière nioi,
B Tu dois le connùtre, ai tu es arrivé depuis peu le sire Branca d'Oria, et il s'est passé bien des années i qu'il est enfermé ici',
— Je crois, lui dis-je, que lu me trompes, car Brana d'Oria n'est pas mort; il mange, il boit, il dort et s'i là-haut.
— Dans la fosse de Malebranche, dit-il, là oti bout une poil tenace, n'était pas encore tombé Michel Sanche,
» Que Bi-anca d'Oria laissa à sa plaee un démon dans m corps et celui d'un de ses proches complices de trahison.
V Maintenant, étends la mainj ouvre-moi les yem. « El moi je ne les lui ouvris pas, et ce fut une loyauté que d'étru envers lui déloyal.
Ah! Génois! hommes ennemis de toutes les vertus el
renu. Uujuur, rtigrauinIrtoMoanrllerBteceiix, il l« inyiu * un granil n»*, puij, lu tnomeDl ouleifruui ruieultervii, il 1« lu lom aBisiineri li'Buliinmèe {ulien : Il i fodii du fruits do frcre Alberic.
■ Le cercle de Plolémée où UDt le> Iraltrei i Itun faite» at i leart *aik
* Branca d'OriJi CCJJOii, uttiiln de bm facAU-pèn*
l'Iejifer. chaut xxxiv. 205
pleins de Tices, pourquoi n'êtes-Tous pas chassa du inonde ?
J'ai trouvé ayec le pire espiit de la Romagne un de vous^ qui^ par ses actes^ a Tâme déjà plongée dans le Cocyte,
Tandis que son corps .parait encore vivant là-haut.
CHANT XXXI Y
Qnatrième enceinte, on de Judas et des Traîtres enten lenn UenikHeart. — !•disr y est enchaîné. — Virgile eipliqne la fundatioa de tEmStr. — Im poètes «ortent de la Cité des pleurs et revoient les étoiles.
Vexilla régis prodeutU infemi^; ils viennent vers nous : . «c Regarde donc devant toi^ me dit mon msdtre, si tu peux les distinguer . »
De même que lorsque souffle un nuage épais, ou lorsque la nuit tombe sur notre hémisphère^ on croit voir au loin un moulin que le vent fait tourner,
Ainsi il me sembla voir un édifice éloigné. Alors, pour i^e garer du vent, je me blottis derrière mon guide, parce qu'il n'y avait là nul autre abri.
Déjà (et plein de frayeur, je le mets dans ces vers) j'âais au lieu où les ombres, toutes couvei-tes de glace, ressemblent sous la transparence à des fétus dans du verre.
Les unes sont gisantes; les autres se tiennent droites; celles-là sur la tête, celles-là sur les pieds; une autre, comme un arc, courbe son visage vers son pied.
Lorsque nous fûmes assez avancés pour quMl plût à mon maître de me montrer la créature qui eut un si bel aspect.
Il se plaça devant moi, et me fit arrêter : «Voici Dite', me dit-il; voici le lieu où il faut t'armer de coiu-age. »
Combien je devins alors faible et glacé, ne le demande pas, lecteur ; je ne le veux pas écrire, parce que toute parole serait peu de chose.
* Les étendards du roi dei enfers s'avauceuU
* Pitc, Lucifer.
S96 LA D[visr C0XËD1E.
Je ne mourus pas et je ne restai pas vivant! ponsceutuimimc mainlenanl, si tu as la maindre Ccur d'imagiiutJiio, ce que je devins ëlant ainsi privé de vie et de morl-
L'empcreur du daiilourcux royaume, depuis le milieu dt In poilrine, sortait du glacier j et je suis plutôt de la tillll d'un géant
Que les g<!anls ne le seraient de la longueur de scsbis: vois donc quel devait être le tout qui serait proporlionoéi celte part de son corps.
S'il fui aussi beau qu'il est difTorme aujourd'hui, dit osa lever les jem contre son créateur, de lui doit procéto toute souillure.
Ob ! qu'il me parut une étonnante merveille! quand)) vis Irois faces à sa tf te ' : l'une sur le devant et quictailvnnieille;
Les deux autres, qui s'attachaient h celle-là, s'éleniot sur le milieu de chaque épaule, et se joignant au somiM de la tille.
Le visage de droite pai-aissail jaune et hlanc; celui di gauche était de la couleur de ccu\ qui habitent au lieum s'engoulTre te ISil.
De dessous chacune de ses têtes sortaient deux grandei ailes comuie il en fallait pour un si prodigieiu: oiseau; de voile de navire, je n'en ai jamais vu de semblable;
Elles n'avaient point de plumes, mais ressemblaient m ailes de la chauve-souris; cl quand il les agitait, U faisail mouvoir trais vents.
Tout autour de lui le Cocjtc était tout gelé ; de ses sii yeui il pleurait, et sur ses trois menions coulaient les larmes fl une bave sanglante.
De chaque bouche il brisait avec les dents un pécheur comme ces machines qui broient le lin, de sorte qu'il faisait ainsi trois malheureux.
Pour celui de devant les morsures étaient nulles, compi-
l'enfer, chant xxxit. 297
rées aux blessures des griffes^ qui étaient telles^ que parfois les reins restaient tout dépouilles de leur peau.
« Cette âme qui, là-baut^ souffre la plus grande douleur, dit le maître^ est Judas Iscariote, qui agite sa tète au dedans de la bouche et ses jambes au dehors;
m Des deux autres qui ont la tctc en bas, celui qui pend de la bouche noire est Brutus; vois comme il se tord et comme il ne dit pas un mot;
» Et l'autre, qui parait si membru, est Cassius; mais la nuit revient, et maintenant il faut partir, car nous avons tout vu *. »
Selon son désir, je m'attachai à son cou; il prit le temps et le lieu favorable, et quand les ailes furent assez ouvertes.
Il s'accrocha aux côtes velues de Lucifer, et de poil en poil il descendit entre la toison épaisse et les glaçons.
Quand nous sonmies arrivés là où la cuisse toume juste sur le gros de la hanche, mon guide, avec fatigue et angoisse.
Tourna la tête où il avait les pieds, et s'accrocha au poil comme un homme qui monte, si Inen que je crus que nous retournions encore dans l'enliÉT.
a Tiens-toi bien ; c*est pai' une semblable échelle, dit le maître en haletant comme un homme lassé, qu'il faut partir de ce lieu du mal. »
11 sortit ensuite par la fente d'un rocher et me posa sur le bord aCn de m'y asseoir, puis il plaça près de moi son pied prudent.
Se levai les yeux, et je crus voir Lucifer ccmune je l'avais laissé, et je le vis tenant les jambes en Tair.
Si je fus alors troublé , que les humains grossiers le devinent, eux qui n'ont pas vu le point par lequel j*ctais passé.
« Mets-toi sur pied, dit le maître; la route est longue et le chemin mauvais; déjà le soleil s'achemine vei's la huitième heure du jour. »
* Bnitas, L. Cassius, sont dans le etrcJe de Judas le dâcide , c'estrà-dire an centre de l'onfcr, comme régicides et traîtres. Ou se souviendra que Dante tenait pour les empereurs
' . L* IilïlNE COMEDIE.
ïit pas l'avenue J'un palais que la route oîi ^ I Us une ve'rilable caverne où le sol éUit raliol
U ■..■11k:. ! douteuse.
a Avant de m'arracher âe cet abîme, mon maître, i lureque je fus debout, pour me tirer d'erreur, parie un peu.
» Où est le glacier, et comment Lucifer est-il enfoncé dessus dessous? Et comment, dans si peu d'heures, le & du soir au malin, a-I-il fait le trajet ? n
Et lui : a Tu t'imagines encore être au delà du pdii je m'arrachai au ver misdrable qui traven
monde.
« Tu j ta: cendais; quand je me sut!
tourne, .l. ers lequel de toutes part
poids sont
» Tu es s- i joiot et opposé à celui
comTe le gra s la voûte duquel p^rit
B L'bammc .,..1 . vécut sans péché *. Tu a!
pieds sur la petite jui est l'antipode de la Jud^
» Ici c'est le ma lue là-bas est le soir, et celui
nous a fait une éc lieue ue son jioil est encore flché coc a l'était d'abord.
» C'est de ce càté qu'il tomba du ciel, et la terre, qd paravant se montrait de ce côté, par peur se fit un voi lameT)
» Et vint vers notre hémisphère, et peut-être est-ce fuir Lucifer que cette partie qui s'est amoncelée là^ comme tu vois, laissa ici ce lieu vide ^.
n 11 est là-bas un endroit, ëloigné de Belzébuth de I l'étendue de sa tombe, que l'on ne peut connï^lre par la mais par le bruit
Il D'un petit ruisseau qm descend par le trou d'm cher qu'il a creusé, dans sa course sinueuse et légèrei Inclinée. »
' Duta ■ darist la Mi de la gniiUlina. ^ il iniUquv U mualigiiB dn Pur^loir^
L'ENFER. CHAUT XXHT. 290
Le guide et moi^ nous entrâmes dans ce chemin caché pour retourner dans le monde lumineux, et sans ayoir soud d'aucun repos,
Nous montâmes, lui le premier, moi le second, jusqu'à ce que je yis par une ouverture ronde les belles choses que porte le del;
Et enfin nous sortîmes pour revoir les étoiles *•
' Dante a Toalo que chaean des trois eaaUiiMS iiil par k Mal étaiUi (sifiM* »- lie cantique de l'Enfer conUeni 47'iO teva.
LE PURGATOIBE.
CHANT PREMIER
Après me ioTOcation aax Mues, le divin poSle neoite qa'aa lever de Faeiwe, ee teottvtnt dans ane Ue avec len gnide, il rencontra Caie« dUiiqne. — Snr b permiirion qu'il reçut de monter an Pnrgatoiie, il te dirigée mvee Titgfle ven in mer. — là, d'après le conseil de Caton, Thgile bvn le visase de Derte, cC •ni mit nae ceinture de jonc.
Pour courir sur de meilleures eaux, maintenant l'esquif de mon génie va hausser les ToUes, en laissant derrière lui une mer si cruelle.
Ainsi je chanterai ce second royaume où Tesprit humain se purifie et devient digne de monter au cieL
Donc que la poésie morte se relève , 6 saintes Muses! puisque je suis vôtre^ et qu'ici Calliope s'élève un peu*.
En accompagnant mon chant de cette voix dont les nidsërables Pies furent si frappées, qu'elles désespérèrent de leur pardon*.
La douce couleur du saphir oriental qui se mêlait à la sérénité de l'air pur jusqu'à ce premier cercle ',
Ramena la joie dans mes yeux aussitôt que je fus sorti de l'air mort qui m'avait attristé les regards et le cœur.
La belle planète qui conseille d'aimer^ foisait sourire tout
* Voa, 6 Calliope, preeor, a^irate canenti.
(Virgile.)
*Les filles de Piëms, roi de Pella en Macédoine, aèrent dëfië les llnwf, furen vaincues et changées en pies. (Ovide, V, Met.)
* Le ciel de la lune, sclou le système de Plolcfinée.
* La planète de Vtfuoat
U DIVISB COMËMEd
l'orient, en effaçant le signe des Poissons qui Tenaifnlis
Je me tournai à main droite, et je dirigeai mou espril yeis l'autre pôle, et je vis quatre éluiles ' qui ne rurenljt nais vues que ptti' les {ireitiiCTS hoiiuats.
Le ciel semblait se réjouir de leur éclat. O scptenliiot' conlrëe vraiment veuve, puisque tu es privée de conleDpler c«s étoiles !
Lorsque je me fits détacbé de cette eentemplaliun, bi tournant un peu vers l'aulre pûle, vers le point oij le dm venait de disparaître',
Je vis près de moi uu vieillard seul, et digne, par sndr hors, de tant de respects, qu'un père n'en doit pas inspihi davantage à son fils'.
Il porlait une longue barlje mêlée de poils bkncs et se» blable h ses cheveux, dont un double ûoeou venait (iHBhf Sur sa poitrine.
Les rayons deS quatre lumières saintes répandaient »r sa Hgure tant d'éclat, que je le pouvais voir comme s i soleil eût été devant lui :
u Qui é tes- voas, vous qui, allant contre le fleuve aveu^, avez M la prison éternelle? dit le vieillard en sgituls barbe vénérable.
a Qui vous a guidés, ou qui a été votre flanibe^ii^ sortir de la profonde nuit qui rend continuellement ami valléii infernale?
n Les lois de l'abîme sont-elles ainsi rompues? ou m nouveau décret a-t-il été rendu dans le ciel, que vous, dam nés, voua veniez ainsi dans mes grottes? »
Alors mon guide m'engagea, pai' ses pai'oles, ses yesi" et ses regards, fi être resptcluelix, à plier le genou et ' baisser les paupières.
■ Lu tiuglre «ictui eaidUnlia, i'aptia LumbordI, c'etl-e.dirs la Pr»