‹ Œuvres de Dante Alighieri: La divine comédieChapitre 17 sur 69 · LE PURGATOIRE. CHAKT IV · texte numérisé non relu

LE PURGATOIRE. CHAKT IV

autres^ embrassait ses genoux et tenait dessus son visage baissée

« 0 mon doux seigneur! dis-je, considère celui-ci qui 8e montre plus indolent que si la paresse était sa propre sœur. »

Abrs cette âme se tom^na vers nous^ nous examina en ^ligeant ses regards par-dessous sa cuisse, et dit : « Va donc li-lunt, toi qui es si vaillant ! »

Je connus alors qui ëtait cet esprit, et la fatigue qui hâtait €Dcore un peu mon haleine ne m'empêcha point d'aller à lui. Et quand

J'en fus tout près, il leva la tête, mais à peine, en disant : « As-tu bien compris pourquoi le soleil mène sou char du côté de ton épaule gauche ? »

Ses gestes paresseux et ses brèves paroles excitèrent quelque peu mes lèvres à rire; puis je conmiençai : a Belacqua, je ne te plains plus maintenant *;

» Mais , dis-moi, pourquoi t'asseoîr et t'accroupir ici ? Attends-tu une escorte, ou bien tes anciennes habitudes font-elles repris? »

Et lui : « 0 frère ! que sert d'aller en haut, puisqu'il ne ine laisserait pas arriver au lieu des expiations, Tange de Heu qui s'assied là sur la porte ?

» n faut que le ciel me retienne dehors autant d'années que j'en ai passé dans la vie, paice que j'ai remis jusqu'à h fin les bons soupirs de la pénitence.

 moins que ne m'aide une oraison s'élevant d'un cœur .^^ant dans la grâce, à quoi bon une autre prière, puisqu'elle o'est pas écoutée dans le ciel ? »

Q déjà le poète montait devant moi en disant : a Viens Dttùntenant, tu vois que le soleil touche le méridien et que laimit

» Va couvrir de son pied le rivage de Maroc. »

' Abficondit piger maoas saas sub ascellas suasj et laborat si cas ad os convertit* (SakMnon.) * C était un excellent joueur de cithare.

CHANT V

J'avais déjà quitté ces ombres, et je suivais les Inmà moD guide, quand derrière moi, et ea dirigeant soado^ vers ma personne.

Une d'elles s'écria: «Vois! il ne semble pas queleitif de la lumière brille à gauche de celui qui va le deroterilt il semble se mouvoir comme un vivant. »

Je tournai les ^eux au son de ces paroles, et jeTiil^ âmes tout étonnées me regarder moi seul, moi seul di lumière qui était rompue par mon corps.

■ De quoi ton esprit va-t-il tant s'embaiTasser, il | maître, que tu en relardes ta marche, et que t'iraportts qui se murmure ici?

» Marchederrièrcmoi, et laisse dire ces gens, Soist une tour solide, dont la cime ne croule jamais par le des vents,

B Car toujours l'homme en qui pensée vient sméloigne de lui le but, car l'impétuosité de l'uiie a

Que pouTais-je répondre, sinon : u Je viens? » Ainaïf pondis-je, couvert un peu de celle rougeur qui rend quelquefois un honome digne de pardon.

Cependant, par le travers de la côte, s'en venaienl val nous des âmes qui, verset à verset, chantaient le Mitertn.

Quand elles s'aperçurent qu'à cause de mon corps je U donnais point passage aux rayons, elles cbangèrent lew chant en un 0 long et rauque';

Et deux d'entre elles, en manière de messagers, coure-

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