‹ Œuvres de Danton, recueillies et annotéesChapitre 3 sur 40 · O I, dool la tète fui si menacée à IVpoque · texte numérisé non relu

O I, dool la tète fui si menacée à IVpoque

i mut. <r.\ die, commanda eonril Direo-

rèj lui i-unlia

ai l'ennemi en mal de tfondw I, ei U fol PMnpl i Mur.it. (Note de U onard «i lUok d

compte de sa conduite. Julien demandait que son aide-decamp, qui était à la barre aussi, fût tenu de se retirer pendant les explications que le général allait donner. Danton s'y oppose : « L'Assemblée doit être froide. Le citoyen qui est à la barre n'est point décrété d'accusation; il a le droit de se faire dire, par ceux qui commandaient avec lui, ce qu'il a pu oublier, et ce qu'il croit propre à établir sa justification (Murmures de V extrémité.) Je serai inexorable envers tous les ennemis de la patrie; mais je serai impassible lorsqu'il s'agira de remplir les fonctions sacrées de juge. Quand même le citoyen qui est à la barre serait décrété d'accusation, il aurait encore le droit d'avoir un conseil. J'observe, d'ailleurs, que ce n'est point ici un interrogatoire judiciaire, que tout doit porter sur les faits, et que les réponses du général ne peuvent rien changer s'il est coupable. Ainsi, je vous invite, citoyens, à ne pas montrer cette envie de trouver sans cesse des coupables. (Applaudissements.) « L'Assemblée passe à l'ordre du jour sur la proposition de Julien. Le président, annonçant qu'il a épuisé la série des questions à faij;e à l'inculpé, Danton reprend la parole: « Ces questions sont insuffisantes; il faut que les comités fassent un rapport de Fensemble de cette affaire, qu'ils proposent une série de questions, qu'elles soient discutées dans l'Assemblée, et ensuite on les présentera à l'accusé. » La proposition est décrétée.

Séance du 30 mars, —Après une dénonciation faite contre le député Salles, plusieurs voix s'élèvent pour accuser Danton. — Un membre du côté droit : « Je demande -que Danton rende ses comptes. « — Un autre: « qu'il nous dise à quoi il a employé les quatre millions de dépenses secrètes. » — N... : « Je demande l'exécution du décret en vertu duquel Danton devait nous rendre compte de l'état de la Belgique, au moment de son départ. Il importe que nous connaissions toutes les opérations de nos commissaires dans

partie. « — Danton répond qu'il est prêt à rendre compte de 3a conduite et à entrer dans toutes les explications qu'on exigera.

ce du t«r avril, — Il répond aux accusations de Lasource.

'.ce du 3 avril.— Isnard avait présenté un projet de I pour créer dans le sein de la Convention un comité ution composé de neuf membres qui aient le pouvoir de destituer tous les agents du pouvoir exécutif. — « Je demande aussi la parole pour une motion d'ordre, dit Danton. Quelle qu'ait été la divergence des opinions, il n'en est pas moins vrai que la majorité de la Convention veut la république [Un grand nombre de voix : Tous la veulent!) Nous voulons repousser et anéantir la conjuration des rois ; nous sentons que telle est la nature des circonstances, telle est la grandeur du péril qui nous menace, qu'il nous faut un développement extraordinaire de forces et de mesures de salut public ; nous cherchons à établir une agence funeste pour les rois; nous sentons que, pour créer dos armées, trouver de nouveaux chefs, il faut un pouvoir nouveau toujours dans la main de la Convention, et qu'elle j anéantir à volonté; mais je pense que ce plan doit être médité, approfondi. Je crois qu'une République, tout en dictateurs et les triumvirs, n'en a pas moins le pouvoir et même le devoir de créer une autorité terrible. Telle est la violence de la tempête qui 1 «le l'État, qu'il est impossible, pour le Muver, d'i le l'art. Seûr-

' irpation. Bu! qui donc pourrait être

' qui avait remporté

quelqi tre lui toi

I est né demai ius frat( rneltenent; ijuralion triomphe, elle

proscrira tout ce qui aura porté le nom de patriote, quelle qu'aient été les nuances. Je demande le renvoi du projet di décret, et l'ajournement à demain. » Les neuf membres dé signés pour le nouveau comité furent Barère, Delmas Bréard, Gambon, Jean Debry, Danton, Guiton-Morvaux Treilhard, Lacroix.

Séance du 5 avril. ~ Lacroix avait fait la motion qu'au cun ci-devant privilégié ne soit admis dans l'armée n comme volontaire ni comme officier, mais qu'elle fût exclu sivement composée de sans-culottes. Cette proposition avai été adoptée par acclamation. ■ Le décret que vous venez d rendre, dit Danton, annoncera à la nation et à l'univer entier quel est le grand moyen d'éterniser la république c'est d'appeler le peuple à sa défense. Vous allez avoir un armée de sans-culottes [on applaudit a plusieurs reprise dans toutes les parties de la salle); mais ce n'est pas assez il faut que, tandis que vous irez combattre les ennemis d l'extérieur, les aristocrates de l'intérieur soient mis sous 1 pique des sans-culottes. (Les applaudissements recommen cent.) Je demande qu'il soit créé une garde du peupl qui sera salariée par la nation. Nous serons bien défendus quand nous le serons par les sans-culottes. J'ai une autr proposition à faire; il faut que dans toute la France, le pri du pain soit dans une juste proportion avec le salaire d pauvre : ce qui excédera sera payé par le riche. {On a% plaudit.) Par ce seul décret, vous assurez au peuple et so existence et sa dignité ; vous l'attacherez à la révolution vous acquerrez son estime et son amour. Il dira : nos repr<! sentants nous ont donné du pain; ils ont plus fait qu'aucu de nos anciens rois. Je demande que vous mettiez aux voi les deux propositions que j'ai faites, et qu'elles soient rer voyées au comité pour vous en présenter la rédaction. » G( deux propositions sont adoptées au milieu des applaudi sements de toute l\\s?emblée.

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>re du 10 avril.— A propos d'une adresse rédigée dans la Beclioo de la Halle-aux-l!lés, adresse qui circulait dans toutes les autres sections, demandant que Roland lût décrété d'accusation ainsi que tous les autres députés coupables, l'étiou avait fait la motion que le président et les

aires de la motion fussent appelés à la barre pour être de là envoyés au tribunal révolutionnaire. Danton monte alors à la tribune, aux applaudissements d'une partie de

ublée et des spectateurs : « C'est une vérité incontestable, que vous n'avez pas le droit d'exiger du peuple ou dune portion du peuple plus de sagesse que vous n'en avez vous-mêmes. Le peuple n'a-t-il pas le droit de sentir des bouillonnements qui le conduisent à un délire patriotique, lorsque cette tribune semble continuellement être une arène de gladiateurs? Yai-je pas été moi-même, tout à L'heure, assiégé à cette tribune? Ne m'a-t-on pas dit que je voulais être dictateur?... Je vais examiner froidement le projet de décret présenté par Pétion; je n'y mettrai aucune

;i, moi; je conserverai mon immobilité, quels que soient les Ilots d'indignation qui me pressent en tous B608.

i quel sera le dénouement de ce grand drame; le peulibre; je veux la République, je prouverai que je marche constamment à ce but. [On applaudit.) La proposition de Pétion est insignifiante. On sait que dans plu-

rieun départements on a demandé tour à tour la tète des membres qui siégeaient dans l'un ou l'autre des côtés de la salle. .N'a-!- ..ussi demandé la mienne?... Tous les

jours il arrive des pétitions plus ou moins • ; mais

il faut tes juger par le foui, j'en appelle a Pétion lui-même,

aujourd'hui qu'il se trouve dans bs i

populaires, il sait bien que lorsqu'un peuple br nanliie pour irriter I la République, il d >n bot

■ar la force de projection qu'il s'est donnée. Que doit faire la représentation nationale. Profiter d

la preiui M, irai n'était ni

moins terrible aux aristocrates, ni moins odieux aux modérés. Eh bien! Marat y trouva des défenseurs; il disait aussi que la majorité était mauvaise, et elle l'était. Ce n'est pas que je croie qu'il en soit de même de celte assemblée. Mais que devez-vous répondre au peuple quand il vous dit des vérités sévères? Vous devez lui répondre en sauvant la République. Et depuis quand vous doit-on des éloges?Ètesvous à la lin de votre mission? On parle des calomniateurs : la calomnie dans un État vraiment libre n'est rien pour l'homme qui a la conscience intime de son devoir. Encore une fois, tout ce qui a rapport à la calomnie ne peut être la base d'une délibération dans la Convention. Il existe des lois, des tribunaux; que ceux qui croient devoir poursuivre cette adresse, l'y poursuivent. Oui, je le déclare, vous seriez indignes de votre mission, si vous n'aviez pas constamment devant les yeux ces grands objets : vaincre les ennemis, rétablir l'ordre dans l'intérieur, et faire une bonne constitution. Nous la voulons tous, la France la veut; elle sera d'autant plus belle qu'elle sera née au milieu des orages de la liberté ; ainsi un peuple de l'antiquité construisait ses murs, en tenant d'une main la truelle, et de l'autre l'épée pour repousser les ennemis. N'allons pas nous faire la guerre, animer les sections, les mettre en délibération sur des calomnies, tandis que nous devons concentrer leur énergie pour la diriger contre les Autrichiens.., Que l'on ne vienne donc plus nous apporter des dénonciations exagérées, comme si l'on craignait la mort. {On murmure. Lépaux. — Je ne crains pas la mort pour moi, mais je crains celle de la République.) Voilà l'exemple que vous donnez ! Vous voulez sévir contre le peuple, et vous êtes plus virulents que lui! [Quelques rumeurs.) Je demande la question préalable et le rapport du comité de salut public. »

Séance du 1% avril. — Guadet, répondant aux accusations de Robespierre, met en cause Danton : « Dans tous les spec-

a Si -

de Paris, qui était sans cesse aux côtés de Dumou- Votre Danton! » — « Ah! tu m'accuses, moi!... s'écrie i, tu ne connais pas ma force... Je te répondrai, je trouverai tes crimes... A l'Opéra, j'étais dans une loge à Ké de lui, et non dans la sienne... Tu y étais aussi 4. » Earat, pour avoir voulu défendre à la tribune une pro- [elamation de la société des Amis de la Constitution, concluant à ce qu'on marchât contre l'Assemblée pour faire traîtres, est décrété d'accusation. Une voix demande que ceux-là seuls qui voudraient parler en faveur de Marat soient entendus. Cette proposition est adoptée. — vais bien, dit Danton, que la majorité de la Convention ne voudrait pas prononcer sur le sort d'un de ses membres sans avoir entendu parler, non en faveur d'un homme, mais de Tinté! et public... Marat n'est-il pas représentant du peuple, et ne vous souvenez-vous plus de ce grand principe que vous ne devez entamer la Convention qu'autant qu'une foule de preuves irréfragables en démonessité? Si je demande quel est le coupable .'tte affaire, vous me direz : C'est Marat. Il répondra :

i a «lit que ce qui anima le plus les Girondins contre Danton il les rendit irréconciliables, ce Pot lé trait amer qu'il lança contre le mini^n* de l'intrruMir, ;ui moment Od celui-ci olTrait de donner sa

ge : « Personne ne rend plus justice que moi à Itoland ; mais je invitation, faites la donc .

M"« Roland, car tout le mi B uand n'éttil pu mil

uii-n... Puisqu'il .il ka mirnt OU la COI 9 plus d<' m nir de

•• (ulaicnt ts).

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ce sont les hommes d'État. La grande question est de savoir] |ê que c/est que la conspiration d'Orléans, et si elle existe; j'ai cru longtemps que cette faction n'était qu'une chimère,) mais je pense aujourd'hui qu'elle peut avoir quelque réalité. Le vrai coupable, c'est d'Orléans. Pourquoi n'est-il pas déjà traduit au tribunal révolutionnaire, au lieu d'être! confondu avec les femmes de sa famille? Eh! remarquez! bien que ce n'est que par cette instruction immédiate quel l'on connaîtra enfin et la faction et les complices... Je de-j mande donc, car cette mesure doit précéder toute décision à prendre sur Marat, qu'avant tout il soit statué sur cette] proposition : que d'Orléans sera traduit devant le tribunali révolutionnaire. Je demande aussi que ce tribunal soit tenu d'envoyer à la Convention copie exacte de la procédure quij sera faite dans l'affaire d'Orléans, afin que la Convention] puisse connaître ceux de ses membres qui ont pu y trem-i per ; et comme j'aime à lier deux grands objets, je demanc aussi que la tête des Capets émigrés soit mise à prix, passe à Marat, et, à son égard, je dis qu'il est impossibl que vous vous écartiez assez des principes de justice poi le décréter d'accusation, — je ne dis pas sur son écrit, maii sur tous les faits dont on l'accuse, — sans avoir envoyé un comité; et pour qu'il y ait réciprocité, je dcmam le renvoi au même comité, des accusations faites par Mai contre ses accusateurs. Mais examinez quel moment vous! choisissez pour traiter cette question. (Plusieurs membres I Nos collègues sont absents,) Voulez -vous saisir cet à propos! pour entamer une partie de l'Assemblée, tandis que cette! même partie a eu le courage de vous quitter pour aller j échauffer l'esprit public dans les départements, et diriger de nouvelles forces contre les ennemis; si Marat est cou-| pable, Marat n'a pas l'intention de vous échapper. (Marat: non.) Tous les griefs qu'on croit pouvoir lui reprocher nei seront point affaiblis par ce renvoi à un comité. Je demande) que mes propositions soient mises aux voix. »

•rr du 13 avril. —Danton demande que la peine de mort soil décrétée contre quiconque proposerait à la République de transiger avec les ennemis qui, pour préliminaire ne reconnaîtraient pas la souveraineté du peuple.

Scance du 19 avril. — Danton s'associe à Vergniaudpour faire consacrer la liberté des cultes.

Scance du 24 avril. — Marat, mis en accusation par l'Assemblée, avait été acquitté par le tribunal révolutionnaire; le peuple le ramena en triomphe à la Convention. Danton prit la parole : « Ce doit être un beau spectacle pour tout bon français, de voir que les citoyens de Paris portent un tel n-spect à la Convention, que ça été pour eux un jour de [ue celui où un député inculpé a été rétabli dans son sein. (On applaudit.) La Convention a dû applaudir à de pareils sentiments : elle Ta l'ait. Elle décrète que les citoyens qui venaient lui manifester ici leur satisfaction de ce que la représentation nationale est restée intacte, dénieraient dans cette salle. Bh bien! que ce décret s'exécute. Nous avons vu leur satisfaction, nous avons partagé leurs sentiments : maintenant il faut que les citoyens défilent, qu'ils évacuent le lieu de nos délibérations, et que nous reprenions nos travaux, {fin applaudit K) »

I. Marat reconnaissant écrirait à quelques jour* de là, dans l'Ami pfa : • Je n n'avoir pas le tempi de rapporter i«-i le

rai qnll est de main de maître, et d'autant plos précieux qu'il contien* ient solennel qu'a pris Danton de combattre <1 - lomptable. Or, on doil beaucoup attendre triota célèbre; le peuple !ir lui et l'attend dam i<" champ de l'honneur. . — <> illenri ojm Matai contre '•«•lui tops aopar liait l'individu M plus tard, le bruii sViani répandu à nouveau

■•• Danton, M irai el H

Séance du 27 avril. — Danton appuie l'idée de l'impôt sur les riches, et fait décréter l'envoi de vingt mille hommes dans l'Ouest.

Séance du 1er mai. — - La Convention avait infligé un blâme à une pétition, outrageante pour elle, du faubourg Saint-Antoine. Danton proteste au nom du droit de pétition : « Sans doute la Convention nationale peut éprouver un mouvement d'indignation quand on lui dit qu'elle n'a rien fait pour la liberté; je suis loin de désapprouver ce sentiment; je sais que la Convention peut répondre qu'elle a frappé le tyran, qu'elle a déjoué les projets d'un ambitieux, qu'elle a créé un tribunal révolutionnaire pour juger les ennemis delà patrie; enfin qu'elle dirige l'énergie française contre les révoltés; voilà ce que nous avons fait. Mais ce n'est pas par un sentiment d'indignation que nous devons prononcer sur une pétition bonne en elle-même. Je sais qu'on distingue la pétition du dernier paragraphe, mais on aurait dû considérer ce qu'était la plénitude du droit de pétition. Lorsqu'on répète souvent ici que nous sommes incapables de sauver la chose publique; ce n'est pas un crime de dire que, si telles mesures ne sont pas adoptées, la nation a le droit de s'insurger... (Plusieurs voix : Les pétitionnaires ne sont pas la nation.) On conviendra sans doute que la volonté générale ne peut se composer en masse que de volontés individuelles. Si vous m'accordez cela, je dis que tout français a le droit de dire que, si telle mesure n'çst pas adoptée, le peuple a le droit de se lever en masse. Ce n'est pas que je ne sois convaincu que de mauvais citoyens égarent le peuple, ce n'est pas que j'approuve la pétition qui vous a été présentée; mais j'examine le droit

pierre, XAmi du peuple repondit, à l'égard de Danton : « Il réunit et les talents et l'énergie d'un chef de parti, mais ses inclinations naturelles l'emportent si loin, qu'il préfère Une chaise percée à un trône. »

ition en lui-même, et je dis que cet asile devrait être sacré, que personne ne devrait se permettre d'insulter un pétitionnaire, et qu'un simple individu devrait être respecté par les représentants du peuple comme le peuple tout entier. [Quelques rumeurs.) Je ne tirerais pas cette conséquence de ce que je viens de dire, que vous assuriez l'impunité à quiconque semblerait être un conspirateur dangereux, dont l'arrestation serait nécessaire à l'intérêt public ; mais je dis que quand il est probable que le crime d'un individu ne consiste que dans des phrases mal digérées, vous devez vous respecter vous-mêmes. Si la Conventiou sentait sa force, elle dirait avec dignité et non avec passion, à ceux qui viennent lui demander des comptes et lui déclarer qu'ils sont dans un état d'insurrection: voilà ce que nous avons fait, et vous, citoyens, qui croyez avoir l'initiative de l'insurrection, la hache de la justice est là pour vous frapper si vous êtes coupables. Voilà comme vous devez leur répondre. Les habitants du faubourg Saint- Antoine vous ont dit qu'ils vous feraient un rempart de leur corps, après cette déclaration, comment n'avez-vous pas répondu aux pétitionnaires : citoyens, vous avez été dans Terreur, ou bien : .-i vous êtes coupables, la loi est là pour vous punir. Je demande l'ordre du jour, et j'observe que quand il sera notoire que la Convention a passé à l'ordre du jour motivé sur l'explication qui lui a été donnée, il D'y aurai limité dan luite ; croyez qu'un

pareil décret produira plus d'effet sur l'âme des citoyens qu'un décret de rigueur. Je demande qu'eu accordant les honneurs de la tx pétitionnaire obléepaeli

Ire du jour sur le tout. » Cette proposition est dCxrétée.

— Il prop < s pour d

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popoa de la mort d

Dampierre, on avait proposé de lui décerner les honneurs du Panthéon : — « L'événement malheureux que vous venez d'apprendre, vous fournit l'occasion de consacrer un grand principe. Dampierre est déjà dans un temple de mémoire supérieur à tous ceux élevés par la main des hommes, celui de l'immortalité. Décrétons pour principe que nul ne pourra entrer au Panthéon français que vingt ans après sa mort; laissons à une génération entière le soin de juger si cet honneur fut mérité. »

Sur la motion d'Isnard qui avait proposé de décréter un pacte social avant la Constitution : — « Isnard aurait dû sentir que les éléments de la justice humaine et la source de la liberté des nations sont dans la déclaration des droits ; il aurait dû sentir qu'une Constitution était le véritable pacte social, et qu'une Constitution acceptée par le peuple était éternelle comme lui... Puisque vous allez de nouveau écrire la Constitution, je pense qu'il faut déclarer de nouveau que le gouvernement de Ja France est républicain, et discuter ensuite une série d'idées fondamentales. Il faudra que le pouvoir exécutif soit élu par le peuple; il faudra l'investir d'une grande puissance et le balancer par une autre ; il faudra qu'un tribunal, créé par la nation, soit chargé d'acquitter ou de condamner tous les fonctionnaires sortant de place; il faudra surtout se pénétrer de cette vérité que le peuple est essentiellement bon, et que les fonctionnaires publics ont intérêt d'être mauvais. Je demande donc que la Convention nationale, écartant la motion d'Isnard, proclame encore, à la face de l'univers, que la France est une République. »

Séance du 10 mai. — A propos du soulèvement des provinces : — « Une loi que l'humanité réclame et que vous avez déjà adoptée, pourra contribuer efficacement à éteindre cette guerre civile. Il y a parmi les révoltés des hommes qui ne sont qu'égarés et contraints. Il ne faut pas les réduire au

; ■oir. Je demande qu'on décrète que les peines rigous portées par la Convention nationale ne porteront que sur ceux qui seront convaincus d'avoir commencé ou propagé la révolte. »

Séance du 23 mai. — Les Girondins avaient proposé un décret ainsi conçu : « La Convention nationale met sous la » sauvegarde spéciale des bons citoyens la fortune publique, » la représentation nationale et la ville de Paris. » « L'objet de cet article n'a rien de mauvais en soi, dit Danton. Sans doute la représentation nationale a besoin d'être sous la sauvegarde de la nation. Mais comment se fait-il que vous soyez

dominés par les circonstances pour décréter aujourd'bui ce qui se trouve dans toutes vos lois9 Sans doute l'aristocratie menace de renverser la liberté, mais quand les périls sont communs à tous, il est indigne de nous de faire des lois pour nous seuls, lorsque nous trouvons notre sûreté dans celles qui protègent tous les citoyens. Je dis donc que

1er ce qu'on vous propose c'est décréter la peur. (N... - Eh bien, j'ai peur, moi!...) Je ne m'oppose pas à ce que Ton prenne des mesures pour rassurer chaque individu qui craint pour sa sûreté ; je ne m'oppose pas à ce que vous donniez une garde de crainte au citoyen qui tremble ici. Mais la Convention nationale peut-elle annoncer à la République qu'elle se laisse dominer par la peur. Remarquez bien jusqu'à quel point cette crainte est ridicule. Le comité vous annonce qu'il y a des dépositions portant qu'on a voulu attenter à la

entation nationale. On sait bien qu'il existe à Paris bue multitude d'aristocrates, d'agents soudoyés par lespuis-

; mais les lois ont pourvu à tout; on dit qu'elles ne

itentpas; mai uve qu'elles ^'exécutent c'est

que la Convention nationale est intacte, et que si un de h s

. il était du nombre de ceux qui ne tremblent pas. Ainsi donc, quand il est démontré que les proportions tàite hommes pervers de porter atteinte a la

représentation nationale, ont été rejetées avec horreur, quand Paris est prêt à s'armer contre tous les traîtres qu'il renferme, pour protéger la Convention nationale, il est absurde de créer une loi nouvelle. Pour protéger la Convention nationale, il ne s'agit que de bien diriger l'action des lois existantes contre le vraî .coupable. Encore une fois, je ne combats pas le fond du projet; mais je dis qu'il se trouve dans les lois préexistantes. îsTe faisons donc rien par peur ; ne faisons rien pourTrôus-mêmes ; ne nous attachons qu'aux considérations nationales ; ne nous laissons point diriger par les passions. »

Séance du 25 mai. — Il combat la demande de supprimer toute correspondance entre les sociétés populaires.

Isnard, président de la Convention, répond à une députation de la Commune : a Si jamais par ses insurrections sans » cesse renaissantes, il arrivait que Paris portât atteinte à la » représentation nationale, je vous le déclare au nom de la » France entière, Paris serait anéanti ; bientôt on chercherait » sur les rives de la Seine, si Paris a existé. » Un instant après Isnard fait un accueil tout différent à une dôputation de la section des gardes françaises. Danton prend la parole : — « Si le président eût présenté l'olivier de la paix à la Commune avec autant d'art qu'il a présenté le signal du combat aux guerriers qui viennent de défiler ici, j'aurais applaudi à sa réponse, mais je dois examiner quel peut être l'effet politique de son discours. Assez et trop longtemps on a calomnié Paris en masse. [On applaudit dans la partie gauche et dans les tribunes. Il s'élève de violents murmures dans la partie droite). Ce n'est pas pour disculper Paris que je me suis présenté à cette tribune, il n'en a pas besoin. {Applaudissements). Mais c'est pour la République entière. Il importe de détruire auprès des départements les impressions défavorables que pourrait faire la réponse du président. Quelle est cette imprécation du président contre Paris. Il est

étrange qu'on vienne présenter la dévastation que fcraient de Paris tous les départements, si cette ville se rendait coupable... (Oui, s'écriait un grand nombre de voix, ils le feraient. — Un murmure dans l'extrême gauche). Je me connais aussi, moi, en figures oratoires. {Murmures dans la partie droite]. Il entre dans la réponse du président un sentiment d'amertume. Pourquoi supposer qu'un jour on cherchera vainement sur les rives de la Seine, si Paris a existé? Loin d'un président de pareils sentiments, il ne lui appartient que de présenter des idées consolantes. Il est bon que la République Bâche que Paris ne déviera jamais des prin- : qu'après avoir détruit le trône d'un tyran couvert de crimes, il ne le relèvera pas pour y asseoir un nouveau despote. Que l'on sache aussi que les représentants du peuple marchent entre deux écueils; ceux qui servent un parti lui apportent leurs vues comme leurs vertus. Si dans le parti qui sert le peuple, il se trouve des coupables, le peuple saura les punir; mais faites attention à cette grande vérité, c'est que s'il fallait choisir entre deux excès, il vaudrait mieux se jeter du côté de la liberté que de rebrousser vers l'en lavage. Depuis quelque temps les patriotes sont opprimés dans les sections. Je connais l'insolence des ennemis du peuple ; jouiront pas longtemps de leur avantage; bientôt les aristocrates, fidèles aux sentiments de fureur qui les animent, vexeraient tout ce qui a porté le caractère de la limais le peuple détrompé les fera rentrer dans le néant. {On applaudit), (Ju'avons-nous à faire, nous législateurs, qui sommes au centre d. Timons tous les au-

dacieu tournons-nous d'abord vers l'aristocrate, car

pu. {On applaudit), Parmi le§ bons cite il y en a de trop impétueux, mais pourquoi leur faire un crime d'un ploient à servir le pi ni-

ait pas eu des hommes ardents, si le peuple lui-même .it, il n'y aurait pas eu de révolution. 'dit a plu ... 11 faut réunir 1

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