TROISIEME PARTIE. â
suivant la ligne £X , empécheroient son mouvement circulaire. Mais la nature accotnmode cela fort aisément par les lois du mouvement, en dé* tournant quelque peu les écliptiques de ces trois tourbillons , vers l'endroit où tourne le quatrième IVX; en sorte que , ne se frottant plus contre lui suivant les lignes droites El, EV, EX, mais suivant les lignes courbes 1 1 , 2 V , 5X , ils s'accbrdent très bien avec son mouvement.
Je ne crois pas que Ton puisse rien inventer de q^^ ^eux mieux pour ajuster les mouvements de plusieurs tombuions
, ne se peuvent
tourbillons. Car si l'on suppose qu'il y en ait deux toucher par qui se touchent par leurs pôles , ou ils tourneront ^^^^ ^ ^' tous deux de même coté et de même sens , et s'unissant ensemble n'en feront plus qu un ; ou bien l'un prendra son cours d'un côté et l'autre d'un autre , et par ce moyen ils s'empêcheront tous deux extrêmement : c'est pourquoi, bien que je n'entreprenne pas de déterminer comment tous les tourbillons qui composent le ciel sont situés, ni comment ils se meuvent, je pense néanmoins que je peux déterminer en général que chaque tourbillon a ses pôles plus éloignés des pôles de ceux qui sont les plus proches de lui que de leurs écliptiques , et il me semble même que je l'ai suffisamment démontré.
Il me semble aussi que cette variété incompréhen- ^^•
. . . . Qu'ils ne peu-
sible qui paroit en la situation des étoiles (ixos vent être tous
2 Sa LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.
de même montre asscz que les tourbillons qui tournent au-
grandear. * *
tour d'elles ne sont pas égaux en grandeur. Et je tiens qu'il est manifeste, par la lumière qu'elles nous envoient, que chaque étoile est au centre d'im tourbillon , et ne peut être ailleurs : car, si on admet cette supposition , il est aisé de comprendre cqpQment leur lumière peut parvenir jusques à nos yeux par des espaces immenses , ainsi qu'il paroîtra évidemment, partie de ce qui a déjà été dit, et partie de ce qui suit, et il n'est pas possible sans cela d'en pouvoir rendre aucune raison qui soit plausible. Mais, d'autant que nous n'apercevons rien dans les étoiles fixes par l'entremise de nous sens que leur lumière et la situation où nous les voyons, nous ne devons supposer que ce qui est absolument nécessaire pour rendre raison de ces deux effets ; et parcequ'on ne sauroit connoître la nature de la lumière si on ne suppose que chaque tourbillon tourne autour d'une étoile avec toute la matière qu'il contient , et qu'on ne peut aussi rendre raison de la situation où elles nous paroissent si on ne suppose que ces tourbillons sont différents en grandeur , je crois qu'il est également nécessaire que ces deux suppositions soient admises. Mais s'il est vrai qu'ils soient inégaux, il faudra que les parties éloignées des pôles des uns touchent les autres aux endroits qui sont proches de leurs pôles, à cause qu'il n'est pas possible que les parties sem-